Élections
municipales : dérisoires victoires
Au soir du deuxième tour des
élections municipales, dimanche 22 mars, les
responsables politiques des diverses formations parlementaires se sont succédé sur les
plateaux de télévision. Et chacun d’affirmer que son écurie avait triomphé.
Publié le 25/03/2026
Après avoir, pour la plupart,
passé leur temps à déclarer que les élections municipales n’étaient pas
politiques, responsables et commentateurs ont consacré leur soirée à tirer des
urnes des pronostics pour la prochaine échéance, la présidentielle de 2027.
Mais malgré les efforts méritoires des spécialistes habituels, la perspective
n’a pas varié avec cette élection, si ce n’est que le dégoût de la politique
politicienne a encore augmenté dans la population.
Cela se mesure avec le haut
niveau de l’abstention, qui s’est confirmé lors du deuxième tour. Plus de 42 %
des électeurs se sont abstenus, bien plus encore dans les quartiers populaires.
C’est un record pour ce type d’élection. Si l’on compte les millions de
travailleurs étrangers, avec ou sans papiers, l’écrasante majorité de la
population travailleuse est exclue, volontairement ou non, de ce que les médias
appellent le « débat » ou la « compétition électorale ». Comment illustrer plus
clairement que ceux qui font tout n’ont en fait pas voix au chapitre ? L’usure
provoquée par la succession des partis au pouvoir, le fait de les voir
appliquer chacun son tour la politique exigée par le grand patronat, les
conséquences terribles de cette politique sur la vie quotidienne des
travailleurs et des petites gens ont, à ce jour, suscité plus de dégoût et de
repli sur soi que de révolte. Des millions de travailleurs et leur famille ne
voient pas pourquoi ils participeraient à un jeu où ils ne prennent que des
coups.
La période d’instabilité
politique, engendrée par l’usure des vieux partis, poursuivie par la
déconfiture rapide de Macron, illustrée par la succession accélérée des
gouvernements, n’est pas terminée. Le résultat des élections municipales n’y a
rien changé. Sa cause profonde en est le mensonge permanent consistant à parler
de justice dans une société qui ne fonctionne visiblement que pour enrichir les
plus riches et où, contrairement aux discours de ceux qui gouvernent, la
situation des travailleurs ne cesse d’empirer.
Dans ces conditions, les savants
coupages de cheveux en quatre sur les possibilités de tel ou tel poulain
d’accéder à la mangeoire ont un intérêt très relatif.
Paul Galois (Lutte ouvrière n°3008)
Les prochaines permanences et rendez-vous
prévus à Argenteuil :
-samedi
28 mars, de 10 heures 15 à 10 h.55 devant Monoprix ;
-de 10
h.30 à 12 h. centre commercial cité Joliot-Curie ;
-de 11h.
à midi marché de la Colonie ;
-dimanche
1er mars :
-10 h. 15
à 10 h.55 Intermarché du Centre ;
- et de
11 h. à midi marché Héloïse.