Budget :
l’État fait les poches des collectivités
Cette année encore, l’État va
réduire de plusieurs milliards d’euros le budget des collectivités
territoriales.
Publié le 11/02/2026
Depuis quinze ans, l’État diminue
chaque année, sous une forme ou sous une autre, les dotations qu’il verse aux
collectivités locales, alors que cet argent est censé compenser les dépenses
dont il s’est débarrassé en les reportant sur ces collectivités. L’année 2026
ne déroge pas à la règle : les associations d’élus évaluent à plus de
5 milliards d’euros les ponctions sur les dotations aux collectivités
contenues dans le budget qui vient d’être définitivement adopté.
Chaque année, le prétexte est le
même : les communes, régions et départements doivent « contribuer à la
réduction du déficit public ». En réalité, il s’agit là encore de trouver
de l’argent pour financer les dizaines de milliards d’euros que le gouvernement
veut consacrer au budget militaire et pour continuer à distribuer des fortunes
aux grands capitalistes.
C’est ainsi que Lecornu, comme
Bayrou avant lui, a par exemple reconduit le « Dilico », un dispositif visant à
ponctionner directement les recettes des plus grandes collectivités, contre la
promesse d’un remboursement aussi hypothétique que partiel… dans quelques années.
Ce dispositif coûtera cette année 250 millions d’euros aux
intercommunalités. Plusieurs dotations ou fonds de compensation sont supprimés.
Le Fonds vert, qui doit aider les collectivités à financer les investissements
écologiques, a été diminué de plus de 300 millions d’euros. La principale
dotation aux collectivités, la dotation globale de fonctionnement, restera
gelée – ce qui, compte tenu de l’inflation, revient à une baisse nette de près
de 2 %.
Le gouvernement, qui n’a pourtant
que le mot « formation » à la bouche, s’est même en passant approprié une
soixantaine de millions d’euros sur le budget du CNFPT, l’organisme qui gère la
formation des agents publics territoriaux, entièrement financé par les
collectivités. Enfin, la diminution drastique du budget de plusieurs opérateurs
de l’État, comme l’Agence nationale de l’amélioration de l’habitat, l’Office
français de la biodiversité ou les Agences de l’eau, va assécher les aides que
ceux-ci apportent aux collectivités pour financer leurs projets.
Et ce n’est pas fini : Lecornu a
annoncé samedi 7 février que la loi de décentralisation qu’il va présenter
après les élections municipales aura pour objectif de délester l’État de
nouvelles compétences en les transférant aux communes, départements et régions…
pour faire des économies dans un contexte budgétaire « tendu ». Autrement dit,
avec des compensations financières au rabais.
Ces réductions de budget
aboutissent chaque année à ce que de plus en plus de communes se voient
obligées de fermer des services publics ou de diminuer le nombre des agents,
pourtant indispensables.
Pierre
Vandrille (Lutte ouvrière n°3002)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-vendredi 13 février, de 15 h 30 à 16 heures 15 au
marché du Val ;
-au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18
h.15. ;
-samedi 14 février : de 10 h. à 10 h.30 au marché
des Coteaux ;
-de 10 h.30 à midi, centre commercial de
Joliot-Curie ;
-de 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-dimanche 14 février, de 10 h.15 à 10 h.55 devant
l’Intermarché du Centre ;
-et de 11 heures à midi au marché Héloïse ;
-lundi 15 février, de 18 h. à 19 heures, centre
commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.
Bien d’autres permanences peuvent être organisées dans
le cadre de notre campagne.