L’action marginale des municipalités. Les actionnaires ont la main.
La vente du Monoprix de la Ville et son remplacement par un magasin Lidl ont été annoncés il y a quelques jours.
D’abord une pensée pour la trentaine d’employés du magasin qui doivent être inquiets sur leur avenir, comme en pareil cas.
C’est un coup dur ensuite pour le quartier de Monoprix. Depuis un demi-siècle il était le lieu de commerce pour ce quartier en particulier pavillonnaire. Un commerce multi commerces, avec entre autres des vêtements de qualité. Certes les prix tout en étant modérés étaient ceux de bourses relativement remplies. Mais Monoprix servait à tous.
C’est le résultat des spéculations hasardeuses des actionnaires du groupe Casino en déconfiture.
Cette fermeture annoncée dans cette période électorale est enfin une démonstration. À ceux qui prétendent qu’il est possible de faire d’Argenteuil un petit La-Garenne-Colombes par exemple, ils doivent constater aujourd’hui qu’ils ne sont que des petits joueurs dans un stade où d’autres dominent. Le quartier Monoprix a vu depuis une décennie de nouvelles constructions au prix d’achat élevé destinées à accueillir des couples assez argentés. Ces immeubles sont sortis de terre, mais le commerce correspondant va disparaître.
Ce sont les capitalistes qui sont les maîtres du jeu. Les municipalités pour l’essentiel voient les trains passer. En conséquence, durant cette campagne électorale, loin de semer des illusions sur ce que nous pourrions faire, nous discuterons de la façon d’aider à la disparition demain de ce capitalisme dévastateur. Dominique MARIETTE

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