dimanche 1 février 2026

Politique migratoire : contre les travailleurs

 

Trump et ses semblables démagogues

 

 

Selon le ministère de l’Intérieur, les autorités ont expulsé 15 % de personnes de plus en 2025 par rapport à l’année précédente, et elles ont régularisé 10 % de personnes en moins. Avec la circulaire Retailleau, la durée recommandée pour délivrer une carte de séjour à un travailleur sans papiers est passée de cinq à sept ans de présence en France.

         Toutes ces restrictions pèsent comme des menaces sur la vie quotidienne d’une fraction des travailleurs. Il n’y a rien à attendre d’une société dont les dirigeants ne savent que se targuer de leur politique répressive face à la classe ouvrière. Il faudra imposer que chacun puisse circuler, vivre et travailler là où il le souhaite.

 

Capgemini : la chasse aux migrants rapporte…

Capgemini : la chasse aux migrants rapporte…

L’entreprise française de services informatiques Capgemini a été épinglée par l’Observatoire des multinationales pour son rôle au côté de l’ICE, la police de l’immigration américaine.

Publié le 28/01/2026

Avec un chiffre d’affaires de plus de 22 milliards de dollars en 2024 et plus de 300000 employés dans le monde, Capgemini est un poids lourd de linformatique, qui se targue de «libérer les énergies humaines par la technologie» et même de préparer «un avenir inclusif et durable». Cest sans doute la poursuite de ce noble objectif qui a poussé la filiale américaine du groupe, Capgemini Government Solutions, à conclure un contrat de 365 millions de dollars pour fournir à l’ICE des moyens de tracer et de localiser les immigrés qui cherchent à lui échapper. Le contrat prévoyant des bonus financiers en fonction des «performances» de la police de limmigration de Trump, lentreprise doit se réjouir à chaque nouvelle déportation.

La diffusion d’un reportage sur ce sujet lors du journal de 20heures de France 2 du 26 janvier, a obligé la ministre des armées, Catherine Vautrin, à déclarer le lendemain que «les contrats des groupes français méritent toute vigilance» et que, tout de même, «le respect des droits de lhomme est un sujet». Quant à la direction de Capgemini, elle a supprimé de son site Internet le passage où elle se vantait d’aider «à réduire les délais et les coûts dans lexpulsion de tous les étrangers illégaux des États-Unis», et assure quelle cherchera à se renseigner plus précisément sur ce contrat.

Les arrestations brutales et le meurtre de deux opposants soulevant l’indignation sur les méthodes de l’ICE aux États-Unis, chacun a fait part de ses «préoccupations», de sa «vigilance» et bien sûr de son souci du «respect des droits de lhomme». Mais ce que le capitalisme respecte d’abord, c’est la loi du profit.

                                                Nadia Cantale (Lutte ouvrière n°3000)

 

Argenteuil, Le Salon du Livre et des Lecteurs les 7 et 8 février 2026, Lycée Julie-Victoire Daubié, un évènement exceptionnel (1)

1.Un évènement de l’association Sous Les Couvertures

 


À l’été 2012, Kreshia, l’ancienne directrice de la section jeunesse de la médiathèque Elsa Triolet-Aragon, les libraires valeureux du Presse-papier Catherine et Gilles, Agnès, institutrice spécialisée, et moi-même, fondions Sous-Les-Couvertures. Nous allions être rejoints par un grand nombre de défenseurs du Livre et de la Culture, et Sous les couvertures développa ses activités dans les années qui suivirent, avec un point d’orgue qui nous tenait à cœur, l’organisation un grand Salon annuel du Livre et des Lecteurs dont la première édition se tint en février 2013 dans la petite salle Pierre Dux. Ce fut un succès.

         Sous les Couvertures se voulut être une association pluraliste et démocratique. Elle démontra qu’elle l’est vraiment. Si mes idées étaient connues, les engagements et les convictions des autres membres étaient divers. Toute personne intéressée pouvait nous rejoindre pour qu’apparaissent d’autres profils. En tout cas, SLC ne fut jamais un lieu de polémique et de moyen de combattre quiconque. Et pourtant, il nous fallut bien du courage et de la réflexion pour arrondir les angles face à nos difficultés.

         Nous ne reviendrons pas ici sur la question du complexe Jean Vilar. Elle était totalement adaptée à notre évènement, deux salles en continuité, et de plein pied pour les manipulations. Elle fut neutralisée, et nous dûmes trouver un autre lieu. Nous fûmes allons accueilli avec bonheur dans un lycée de la Ville. Ce fut d’abord le lycée Georges Braque du Centre, puis alors que la nomination d’un nouveau proviseur tardait pour nous, le Salon trouva l’an passé un nouveau lieu d’accueil, le lycée Julie-Victoire Daubié, l’un des deux lycées du quartier du Val-Nord. Et cette année, rebelote, ce sera à nouveau dans cet établissement, le samedi 7 février, de 11 heures à 19 heures, et le dimanche 8 février, de 10 heures à 18 heures. DM

(Prochain article sur ce Salon : « Sans doute le seul établissement du Secondaire du pays où se tient un tel évènement »)