Budget
2026 : continuité pour faire payer les travailleurs
Le budget de l’État pour l’année
en cours a été adopté par l’Assemblée mardi 27 janvier. À l’occasion de
cette péripétie politique de second ordre, on peut rappeler quelques chiffres.
Publié le 28/01/2026
Des mois durant, la discussion
aura tourné autour des « nécessaires » économies à trouver de façon à réduire
la dette publique du pays. Celle-ci se monte à presque 3 500 milliards
d’euros et sa charge consomme à elle seule 60 des 305 milliards du budget
de l’État. Moyennant quoi, le gouvernement, avec l’accord quasi unanime des
parlementaires, a commencé par augmenter le budget de l’armée jusqu’à
60 milliards pour 2026. Il a évidemment maintenu les exonérations et
cadeaux divers aux grandes entreprises, qui représentent un manque à gagner de
270 milliards d’euros par an. Le gouvernement Lecornu a également laissé
en place les lois et niches fiscales qui font que les plus riches échappent en
fait à l’impôt, l’État étant ainsi grugé volontairement d’un montant inconnu
mais estimé à des centaines de milliards. C’est, faut-il le dire, la somme de
ces cadeaux qui a creusé et creuse encore la dette.
Pour obtenir la non-censure des
députés socialistes, Lecornu a royalement promis 2,5 milliards d’euros
pour augmenter la prime d’activité et financer les repas des étudiants. Le
budget prévoit certes quelques recettes supplémentaires prélevées sur les
classes riches, par exemple une surtaxe de 8 milliards sur les grandes
entreprises. C’est ridicule, comparé à ce que l’État leur offre en fait et
rapporté aux plus de 100 milliards de dividendes qu’elles ont versés à
leurs actionnaires en 2025.
La liste des économies, toutes
faites aux dépens des classes populaires, commence par le gel du point d’indice
pour les 5,7 millions de salariés du secteur public. Ces travailleurs
voient donc leur pouvoir d’achat diminuer fortement pour la troisième année
consécutive. Les dépenses des ministères, sauf celui des Armées évidemment,
diminueront, y compris, malgré les promesses, celles de l’Éducation. Les
dotations aux collectivités locales diminueront de 2,5 milliards, ainsi
que celles des agences de l’État. Le budget recèle aussi, dans ses profondeurs,
d’autres mauvaises surprises qui apparaîtront au fil des jours. Des économies
sur le financement du permis de conduire ou celui de l’apprentissage sont ainsi
déjà remontées à la surface.
Le contrat est donc rempli, la
continuité de l’État, pompe à finances allant du travail et des poches
populaires vers les portefeuilles des richards, est bien assurée.
Paul Galois (Lutte ouvrière n°3000)
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui samedi 31 janvier, de 10 h.25 à 10 h.55
devant Monoprix
-de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité
Joliot-Curie ;
De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-dimanche 1er février, de 10 h.25 à 10 h.55
devant l’Intermarché du Centre (sous
réserve) ;
-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;
-lundi 2 février, de 18 h. à 19 heures, centre
commercial, cité des Raguenets, St-Gratien.