mercredi 28 janvier 2026

Argenteuil, la situation de la Jeunesse, un enjeu majeur pour une municipalité, une place pourtant largement escamotée dans le Bilan 2020-2026 de celle d’Argenteuil. (15). Le 19.8.25.

 

La Jeunesse devrait être le cœur de l’action municipale

  

De l’information, un service Jeunesse, mais quel véritable bilan ?

Un tiers de texte seulement pour les deux pages du Bilan qui lui sont consacrées concernant la jeunesse. C’est bien peu. Cette jeunesse -de 11 ans à 30 aujourd’hui comme l’indique la municipalité elle-même- représente non seulement un segment notable de la population d’Argenteuil, mais surtout un moment transitoire de la vie des individus gros de soucis pour qu’elle trouve sa voie, son équilibre, ses valeurs, son bonheur. Cette réalité à appréhender est bien plus prégnante que d’en rester à un lieu commun en affirmant que la jeunesse « est pleine d’idées, d’énergie et d’envie » et qu’il faut comme le déclare la municipalité lui donner « les moyens de s’exprimer, de progresser et de réussir.

         On ne peut se limiter à la révélation du « talent de nos jeunes » et se revendiquer d’avoir mis en place du travail d’apprentissage oratoire, un Conseil Municipal des Jeunes sur lequel il y aurait beaucoup à dire, d’ajouter que « 55 » jeunes ont bénéficié d’un « mentorat », ou encore d’être satisfait de la réussite d’évènements tels la « soirée réussite des banlieues » ou le « Bal de promo ».

         La pauvreté de la réflexion sur l’axe « Jeunesse » est résumé par la dernière phrase de ce texte bien limité : « Un agent référant insertion va également à la rencontre des jeunes décrocheurs pour leur proposer un accompagnement personnalisé ». Vous avez bien lu « UN agent » !

         Pauvreté du texte, mais également là, d’indices, de chiffres, de pourcentage qui nous donneraient une idée des problèmes et de la difficulté. Combien d’élèves décrocheurs ? Quels chiffres concernant la « délinquance » parmi les  jeunes d’Argenteuil ? Quelle évolution ? Quelle place les addictions ont-t-elles parmi les difficultés de la jeunesse ? Quelle est l’état de sa santé, en particulier au niveau de la santé mentale ? Quel est le bilan des associations d’éducateurs de rue qui interviennent sur la Ville et bénéficient d’importantes subventions municipales ? Pourquoi l’ampleur des évènements de fin juin 2023 à Argenteuil ? Etc. Etc. Et après les questions, les pistes entreprises par l’action municipale, et ses résultats, même s’ils sont limités !

         Car nous ne reprochons pas à la municipalité les résultats de son action que, finalement, sur la base de nos questions, nous ne connaissons pas, mais nous constatons simplement l’escamotage de problèmes certes difficiles et compliqués où l’action de l’État et de la société toute entière devrait avoir la responsabilité principale avec les moyens afférents. Mais quand on voit l’état de la structure la plus adaptée en la matière, l’éducation nationale, on ne peut qu’être très inquiet. DM. (À suivre. Argenteuil, l’action municipale en direction des anciens, une action aux résultats limités qui laisse une majorité de « séniors » très loin du lien et de l’empathie sociale. Bilan de la municipalité 2020-2026. (16).

mardi 27 janvier 2026

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 26 janvier 2026 : Aux municipales : les travailleurs doivent défendre la politique de leur classe !

Aux municipales : les travailleurs doivent défendre la politique de leur classe !

 Publié le 26/01/2026

 

Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars. Il y aura des listes Lutte ouvrière dans 240 villes, parmi les plus grandes du pays, pour que les travailleurs puissent exprimer leurs préoccupations et leur colère et affirmer une politique correspondant à leurs intérêts et à ceux de toute la société. 

Rester muet et sans volonté face aux coups des capitalistes serait la pire des choses. 

De plus en plus de femmes et d’hommes sont condamnés à des salaires indignes, à des pensions misérables ou jetés au chômage et marginalisés. Le monde du travail est rabaissé pour que les plus riches, les actionnaires qui ne font rien de leurs dix doigts, s’enrichissent comme jamais. Il faut que cela change, et il faut le dire !    

Le capitalisme a engendré l’impérialisme et a nourri de multiples guerres. Trump, en compétition avec Xi Jinping mais aussi avec les dirigeants européens pour contrôler les ressources et les marchés de la planète, mène une politique ouvertement belliqueuse. Il exacerbe les tensions et intensifie les guerres. Allons-nous accepter, passifs et silencieux, que notre avenir soit suspendu à ces affrontements entre capitalistes ? 

Nos villes connaîtront peut-être demain le sort de Kiev ou de Gaza. Les lycées servent déjà de bases de recrutement pour l’armée. Des usines automobiles prévoient de fabriquer des drones kamikazes. Nos hôpitaux sont censés se préparer à accueillir des milliers de blessés de guerre. Ce n’est pas dans ce monde-là que nous voulons vivre, et il faut aussi le dire haut et fort ! 

Il faut affirmer, comme le courant communiste le faisait dans le passé, que les travailleurs peuvent stopper la course folle du capitalisme. Qu’ils peuvent le renverser et refonder la société sur des bases collectives.

Car le changement ne viendra pas d’en haut. Il ne viendra d’aucun dirigeant politique. Ils s’inscrivent tous dans le cadre du capitalisme, qu’ils soient d’extrême droite, de droite ou de gauche. Et cela ne dépend évidemment pas non plus des municipalités, qui n’ont pas les moyens de contrebalancer les ravages engendrés par les exploiteurs, les licencieurs et les fauteurs de guerre. 

Il dépend des travailleurs, de leurs combats et de leur conscience, de changer le cours des choses. 

Aujourd'hui, le monde du travail est une force qui s’ignore. Cela fait des années qu’il n’y a pas eu de luttes d’ensemble permettant de tenir en respect le patronat. Des années que les travailleurs n’ont pas fait l’unité de leur camp contre la dictature du grand patronat. 

La bourgeoisie et ses politiciens profitent de cette situation pour diviser et individualiser les travailleurs. Ils jouent sur les préjugés, le racisme, le nationalisme, le sexisme pour contrer toute idée de révolte collective. Mais cela n’aura qu’un temps. 

Le camp des travailleurs existe. Des millions de travailleurs sont unis dans les mêmes problèmes de salaire, de conditions de travail, de logement, de santé, de transport… Au travail, ils mesurent leur rôle indispensable puisque rien ne peut se concevoir, se créer et se produire sans eux. Ils mesurent la complémentarité des travailleurs et la supériorité du collectif, c’est-à-dire ce qui fait la force de leur classe sociale. 

Pour l’instant, les travailleurs sont respectueux de la propriété capitaliste. Ils se soumettent aux diktats de ceux qui possèdent les capitaux, alors même que cet argent est issu de leur propre labeur. Mais quand ils se révolteront et prendront conscience qu’ils peuvent parfaitement diriger la société eux-mêmes, tout pourra changer. 

Sans attendre, il faut montrer qu’il y a des femmes et des hommes qui ne se laissent pas intimider par l’étalage de puissance de la grande bourgeoisie. C’est ce que font les ouvriers, les aides à domicile, les agents de maintenance et de sécurité, les employés, les soignants, les postiers, les conducteurs de bus, les travailleurs de la SNCF, et les enseignants qui se sont regroupés sur les listes Lutte ouvrière.

Ils ne veulent plus laisser la politique aux politiciens et aux notables. Ils se sont portés candidats pour défendre leurs intérêts de travailleurs et dénoncer le système qui est en train de nous broyer. Ils montrent qu’ils croient dans leur propre camp et c’est le meilleur gage pour l’avenir.

Alors, dans les semaines à venir, rejoignez, soutenez les listes de Lutte ouvrière. Les liens ainsi créés seront utiles pour la suite car il ne suffit pas d’être en colère, il faut aussi se rassembler et s’organiser derrière une politique et un parti. 

Il faut montrer qu’il y a un chemin pour tous ceux qui ne se résignent pas et veulent changer la société. 

                                                                        Nathalie ARTHAUD

 

ICE : à classer parmi les organisations terroristes

 

Un climat de terreur qui pourrait avoir l’effet inverse

 

 

Trois semaines après avoir abattu une mère de famille à Minneapolis, l’ICE, la police de l’immigration américaine, a tué un manifestant après l’avoir plaqué au sol. La chasse aux immigrés ouverte par Trump vise à intimider toute la population, prévenue désormais que l’ICE tire et tue avec l’assurance d’être couverte.

         Ce climat de terreur pourrait avoir l’effet inverse : ne pas décourager les nombreux manifestants et renforcer leurs rangs.