Des prétentions et promesses qui esquivent le problème central
Une partie de la liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs
Les élections municipales sont certes
des élections locales. Elles concernent à Argenteuil 110 000 habitants d’une
commune populaire dont la quasi-totalité des habitants relèvent du monde du
travail. La première des choses lorsque l’on s’adresse à la population qui œuvre,
la population ouvrière, qu’il s’agisse d’ouvriers, d’employés, de travailleurs
des services publics, est de s’intéresser à leur situation et leurs problèmes
fondamentaux. C’est évoquer leur situation matérielle, leurs préoccupations,
leur moral.
Dans
leur diversité, un nombre important d’habitants sont concernés par la montée de
la pauvreté. Nombre de ceux qui y échappent joignent difficilement les deux
bouts, avec des découverts bancaires qui commencent de plus en plus tôt dans le
mois. Cela est particulièrement vrai pour les familles monoparentales. Ceux qui
subissent une situation plus favorable connaissent nombreux néanmoins une
érosion continue de leur pouvoir d’achat. Travailleurs pauvres, qui s’en
sortent difficilement, ou plus aisés, tous subissent le recul majeur et continu
des services publics utiles à la population, qui ne sont que du salaire différé.
Cela
concerne en particulier la santé, l’éducation, et les transports. À longueur d’année,
nous revenons sur les difficultés de la médecine libérale, celles de l’hôpital
public, la galère des transports en commun, qui pourtant sont des nécessités
pour le monde du travail.
Les
reculs dans ces domaines pèsent sur la vie quotidienne. Ils sont l’essentiel,
et ils ne relèvent pas de ce que peut faire ou ne pas faire une municipalité,
la plus attentionnée soit-elle. Ce n’est pas elle qui peut contrarier la baisse
du pouvoir d’achat, le manque de spécialistes de santé, une École publique confrontée
à des difficultés majeures. Toutes ces contraintes toujours plus importantes
que nous évoquons pèsent sur le moral de la population, un fait qui à son tour engendre
des conséquences négatives.
Évoquer
cette situation de base du monde du travail est la première des nécessités. Il
faut qu’elle s’exprime. C’est pourquoi elle est au cœur de notre campagne dans
ces élections municipales. D’autant plus qu’elle est générale à l’échelle du
pays pour tous les travailleurs. Et ce sera à l’échelle du pays qu’ils y donneront
une issue.
Alors
élections locales les municipales ? Certes. Mais l’occasion d’exprimer la
situation générale du monde du travail et la perspective générale de la
solution du problème. DM