lundi 12 janvier 2026

Argenteuil : campagne des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, journal de campagne.

Venezuela, Iran, Mercosur, au cœur des préoccupations

 

 

Pour nous l’essentiel de notre campagne lors des prochaines élections municipales aura une dimension sociale et générale, à Argenteuil comme partout où nous présenterons des listes. Ne pas discuter du contexte général, de la situation mondiale, de l’exacerbation de la concurrence commerciale et des tensions guerrières qui en découlent, ainsi que leur dimension à l’échelle du pays, serait être loin des problèmes fondamentaux mais également des préoccupations de chacun. C’est ce que confirment les discussions que nous avons pu avoir avec les habitants ces derniers jours.

         Dans ces échanges, nous répondons à leurs inquiétudes et à leurs préoccupations avec nos convictions et en nous appuyons sur les analyses de Lutte ouvrière.

         Cette campagne électorale s’inscrit dans notre activité pour la reconstruction d’un parti ouvrier, communiste et internationaliste. L’existence d’un tel parti ne permettrait pas seulement la présence partout d’un réseau collectif d’actions, de politisation et de solidarité, mais en premier lieu d’élaborer des analyses et de tracer des perspectives, en s’appuyant sur l’expérience du passé et en partant des intérêts du monde du travail et de l’avenir de la société.

         Les nombreuses discussions que les militants de Lutte ouvrière ont ces derniers jours sont à des années lumières sur ce que disent et écrivent les écuries présentes dans ces élections, qui en restent à un niveau du futur local. Elles ont porté sur l’affaire du Venezuela, la révolte en Iran, ou encore sur la question du Mercosur. DM

 

Argenteuil, bilan de la municipalité 2020-2026 : vie associative et associations dans le Bilan 2020-2026 (8) : 4. Ostracismes, l’association Sous les couvertures en première ligne

Pour nous l’essentiel de notre campagne lors des prochaines élections municipales aura une dimension sociale et générale, à Argenteuil comme partout où nous présenterons des listes. Certes la dimension locale de ce que la population vit n’est pas rien, au niveau de la politique et de la manière des édiles. J’y ai consacré un certain nombre de brèves cet été pour analyser le « bilan » de la municipalité LR sortante d’Argenteuil. Autant en faire profiter les lecteurs intéressés en postant jour après jour dans les jours qui viennent la série sur Facebook, que chacun les ait en tête. Loin des promesses et engagements des uns et des autres, elles ont le mérite de relever du concret propice à la seule critique juste. En outre, avec la nouvelle année, cela présentera un petit air de rétrospective. DM

 

Contre-productif pour l’intérêt de la Ville et de la municipalité elle-même

 

Sous les couvertures : de multiples initiatives

Si la municipalité n’a pas grand-chose à dire dans son Bilan sur la vie associative, c’est peut-être qu’elle n’en est pas très fière. Pourtant, c’est un élément majeur de la vie collective par les échanges et la fraternité que les associations peuvent générer. Je l’ai dit, il y a celles avec lesquelles la municipalité a des affinités (tant mieux pour elles), et les autres. C’est le cas pour la MJC d’Argenteuil, et encore davantage pour l’Association Du Cinéma Indépendant et de l’association Sous les Couvertures. Les deux premières tireront leur propre bilan si elles le souhaitent. Pour Sous les couvertures, à titre personnel, j’en expose le mien, d’autant plus que j’en ai été un des cinq fondateurs.

         Le mépris qu’a subi de la part de la municipalité cette association est incroyable. Incroyable parce que cette association pluraliste et démocratique (elle l’a démonté depuis 2012), offrait un support culturel « clé en main » à la municipalité, avec un Salon du Livre et des Lecteurs important et une activité de rayonnement autour de la lecture en lien avec les écoles primaires de la Ville et en liaison avec l’Éducation nationale.

         Le partenariat de Sous les couvertures avec la municipalité  était souhaité par l’association. Elle aurait pu se concrétiser entre autres par un travail commun important avec les médiathèques de la Ville. Il fut à deux doigts de se conclure. Mais la directrice de la culture et le directeur-adjoint des services concernés partirent alors voir ailleurs et le travail en commun en resta là.

         Certes, des membres éminents de la municipalité déclarèrent qu’ils n’avaient rien contre cette association, malgré le fait, ou même s’il y avait monsieur Mariette (dixit, le Premier adjoint), mais ils n’utilisèrent pas cette association comme cela aurait pu se faire d’une façon évidente pour faire avancer la culture, comme cela méritait d’être fait pour l’intérêt de tous, au vue de l’investissement passionné de dizaines et de dizaines de bénévoles et la diversité des actions entreprises.

         Nous ne nous plaignons pas. Nous regrettons simplement cette situation néfaste à l’intérêt général, mais qui exprime le peu d’intérêt général de la municipalité, je le crois sincèrement, pour ce type de culture, pour le réseau associatif et son devenir, et ce qu’il apporte à toute la communauté des habitants. Pas étonnant que la page qu’elle lui consacre soit réduite à pas grand-chose et évite totalement les chiffres quantitatifs précis qu’elle sait mettre en avant ailleurs. DM (À suivre. Argenteuil, les « grands évènements 2020-2025 » dans le Bilan municipal 2020-2026 (9) : une juxtaposition de choux et de crocodiles, l’arithmétique municipale) Extrait du blog « lo argenteuil » du 12.1.26.

 

dimanche 11 janvier 2026

Grève des médecins : pas d’économies sur la santé !

Grève des médecins : pas d’économies sur la santé !

Lundi 5 janvier, les médecins libéraux et les cliniques privées ont commencé une grève nationale devant durer dix jours pour protester contre le budget de la Sécurité sociale adopté en décembre 2025 et jugé largement « insuffisant ».

Publié le 07/01/2026

 

Une manifestation est prévue à Paris le 10 janvier. Que le budget de la Sécurité sociale soit insuffisant, c’est le moins que l’on puisse dire, même si pour obtenir le soutien du PS et des écologistes, le gouvernement a renoncé pour le moment à l’augmentation des franchises médicales et accordé une petite rallonge pour l’Ondam, l’objectif national des dépenses d’assurance maladie. Par contre, la note est salée pour la population. Une taxe d’un milliard sur les complémentaires santé sera bien sûr répercutée par celles-ci sur les adhérents, qui cotiseront plus pour être moins bien remboursés. La baisse de la prise en charge des cures thermales et la limitation des arrêts maladie sont autant d’attaques contre la population qui devra encore plus renoncer aux soins.

Cette grève, comme toute grève d’ailleurs, peut créer une gêne réelle pour la population, ne serait- ce que parce que la fermeture des cabinets médicaux entraînera un engorgement encore plus important des services d’urgence, d’autant plus cet hiver avec l’épidémie de grippe. Cependant ce mouvement, comme les précédents, ne suscite pas d’hostilité dans la population. De nombreux malades connaissent la dure réalité des « déserts médicaux » et des horaires de certains médecins généralistes pour assurer au mieux des soins pour tous. La ministre de la Santé s’est d’ailleurs bien gardée d’attaquer les médecins en les qualifiant de privilégiés trop bien payés.

Bien sûr, les médecins libéraux, même si leurs conditions de travail se dégradent, ne sont pas les plus à plaindre en matière de revenus. D’ailleurs au 1er janvier les médecins spécialistes, comme les gynécologues ou les gériatres, ont obtenu une augmentation du prix de leur consultation. Et le gouvernement se dit prêt à envisager un nouveau coup de pouce des tarifs de consultation si les médecins libéraux acceptaient de prendre plus de patients et d’assurer des gardes de nuit et de week-end, alors qu’ils sont déjà débordés ! À cela s’ajoute le fait que l’on prétend instaurer un contrôle sur leurs prescriptions et notamment sur le nombre d’arrêts maladie qu’ils délivrent.

Cette grève des médecins libéraux n’est que leur réaction face à un système de santé qui vacille sous les coups de boutoir de la recherche de la rentabilité maximale. Depuis des décennies, le système craque de partout. L’épidémie du Covid a déjà montré les conséquences criminelles de ces politiques, mais le « quoi qu’il en coûte » n’est jamais pour la santé de la population, mais pour celle des profits.

                                                            Cédric Duval (Lutte ouvrière n°2997)