vendredi 9 janvier 2026

Électricité : pseudo baisse et vraie hausse

 

-10 euros + 250 euros = ?

 

 


Le ministre de l’Économie a annoncé une baisse de 5 % de l’abonnement à l’électricité à partir du 1er février, soit environ 10 euros… par an. Quelle générosité ! Parallèlement, dès le 1er janvier, l’Arenh, mécanisme qui obligeait EDF à vendre une partie de sa production à un prix fixé par l’État, disparaît. D’après l’UFC Que Choisir, cela va entraîner une augmentation de 250 euros supplémentaires par an pour un foyer ayant une consommation moyenne au tarif réglementé.

         Le calcul est vite fait : les factures vont de nouveau prendre un coup de tension.

Santé : De l’argent pour l’hôpital, pas pour les Rafale

 

Un système, lui, vraiment bien grippé

 

 


Selon Santé publique France, l’activité des hôpitaux connaît un pic pendant les fêtes avec une augmentation du nombre de patients à cause de la grippe. Les travailleurs hospitaliers ont donc été, une fois de plus, mis à rude épreuve en cette période de congés de fin d’année.

         La grippe en hiver, ce n’est pourtant pas une surprise et qu’il y ait moins de soignants pendant les vacances, non plus. Mais l’État s’en moque. Depuis des années, quel que soit le gouvernement, il laisse la situation des hôpitaux et de la Santé en général, se dégrader.

         Par contre, il n’est pas avare pour dépenser des milliards pour préparer la guerre.

Argenteuil : La liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs à Argenteuil

 

Une liste de travailleurs et de travailleuses de notre classe

 


 
 

Notre liste à Argenteuil (Val d’Oise) sera conduite par moi-même, Dominique MARIETTE, enseignant retraité du secondaire, et par Valérie SUAREZ, formatrice à destination de travailleuses et de travailleurs qui apprennent le français. Quels que soit leur origine, leur travail, leur statut, ou la nature de leurs « papiers », les unes et les autres de ces élèves appartiennent à notre classe, le monde du travail, et connaissent souvent des conditions d’emploi et de travail très difficiles. Avec des « papiers » d’ici ou d’ailleurs, nous nous retrouverons dans les mêmes combats pour la défense de la condition ouvrière et pour donner une issue à une société capitaliste en crise et qui nous menace des pires fléaux.

         Les autres membres de cette liste de 55 candidats sont eux aussi à l’image de la diversité du monde du travail. Des actifs et des retraités, des techniciens, des AESH, des employées, des agents hospitaliers, des intermittents du spectacle, des enseignants, des anciens travailleurs aujourd’hui retraités de la commune, d’autres du commerce tel le plus jeune de notre liste qui a 19 ans…

         Pour l’essentiel, les uns et les autres habitent dans les quartiers populaires souvent périphériques de la commune, où ils connaissent les difficultés quotidiennes au niveau des transports, de la difficulté de se soigner, et du recul des services, publics ou privés, utiles à la population.

         Loin des nombreuses querelles à Argenteuil entre les différentes écuries de notables qui rêvent la gestion d’une grande ville de plus de 100 000 habitants, ce qui nous unit tous est d’appartenir au « Camp des travailleurs » et d’en être fiers. DM

jeudi 8 janvier 2026

Venezuela : l’impérialisme veut un régime aux ordres

 Venezuela : l’impérialisme veut un régime aux ordres

Après le rapt du président vénézuélien, Trump a expliqué clairement son objectif : « Nous allons nous installer là-bas et gérer les affaires… nous allons installer nos plus grandes entreprises pétrolières et faire de l’argent pour le Venezuela. »

Publié le 07/01/2026

 

Selon l’Agence internationale de l’énergie, le sol vénézuélien renferme plus de 300 milliards de barils de pétrole, 17 % des réserves mondiales, de quoi effectivement attiser la convoitise de Trump. Les majors ont pu profiter de ce pactole pendant la plus grande partie du 20e siècle.

En 1975, bien avant Chavez et Maduro, le président vénézuélien de l’époque, dans la foulée d’autres États, comme la Libye, l’Algérie ou l’Irak, avait créé une compagnie nationale : Petróleos de Venezuela (PDVSA), qui prit possession des concessions et infrastructures. C’était un processus négocié, les compagnies américaines étant largement indemnisées, mais qui mettait fin à leur toute-puissance, alors qu’elles agissaient jusque-là dans le pays en maîtres absolus. Plus tard en 1999, quand Chavez prit le pouvoir, elles avaient largement repris leur place dans l’exploitation directe du pétrole, en particulier dans le bassin de l’Orénoque. Chavez voulut alors leur imposer un contrôle majoritaire de l’État, ce que refusèrent ConocoPhillips et ExxonMobil. Ces compagnies partirent en 2007 et leurs biens sur place furent expropriés, tandis que Chevron restait.

Chavez prit alors le contrôle politique de PDVSA et pour la première fois la manne pétrolière servit à l’État pour nourrir, soigner et éduquer la population la plus pauvre. Loin d’être une politique « socialiste » remettant en cause le capitalisme, celle de Chavez et de Maduro se bornait à affirmer une indépendance vis-à-vis de l’impérialisme américain. Le régime s’appuya pour cela sur une alliance avec Cuba, avec la Bolivie d’Evo Morales… puis dernièrement avec la Chine.

Pourtant, malgré le nationalisme des dirigeants chavistes, la présence américaine au Venezuela n’a jamais cessé. La compagnie Chevron, qui, malgré les sanctions, bénéficie d’une dérogation, y produit en ce moment 150 à 200 000 barils par jour sur quatre champs pétroliers et du gaz offshore, dans le cadre d’un partenariat avec la compagnie nationale PDVSA. Le groupe américain emploierait sur place 3 000 salariés.

Récemment, les officiels vénézuéliens ont fait des offres aux États-Unis leur proposant de renforcer leur présence. Mais Trump ne veut pas dépendre de la volonté et des décisions d’un État qui selon lui tient tête aux États-Unis depuis bien trop longtemps.

Pour organiser le rapt de Maduro, Trump a pu parier sur l’impopularité de son pouvoir, de plus en plus dictatorial. La presse évoque sans cesse la corruption du régime. Celle-ci est bien réelle, mais est du même ordre que dans les régimes voisins alliés des États-Unis. Dans un pays où le pétrole représente 90 % des recettes de l’État, ce sont surtout la chute des cours mondiaux en 2014, puis les sanctions américaines, instaurées en 2015 et accentuées par Trump en 2017, le quasi-embargo et le gel des actifs de PDVSA qui ont eu des conséquences catastrophiques, provoquant en particulier l’hyperinflation et l’explosion de la pauvreté.

« Nous contrôlerons le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition soit possible », a déclaré Trump. Mais, à la surprise générale, il a écarté la politicienne d’extrême droite et récent Prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, son principal soutien politique. Il a évoqué un accord avec la vice-présidente chaviste Delcy Rodriguez, qui aurait d’après lui accepté de collaborer. Après avoir dans un premier temps dénoncé « l’agression, une violation de la souveraineté », et affirmé que Maduro restait le seul président du pays, elle a modéré son discours, parlant d’un « agenda de coopération », appelant à une relation « équilibrée et respectueuse » avec les États-Unis.

Arrêter Maduro s’est avéré possible, mais après ? Dominer à distance un pays comme le Venezuela est bien moins simple et, pour le moment, Trump semble avoir choisi, faute de mieux, de se servir de l’équipe dirigeante déjà en place tout en lui braquant un revolver sur la tête. Delcy Rodriguez pourrait avoir le soutien de la couche de privilégiés qui soutenait jusque-là le régime de Chavez et Maduro. Les militaires haut gradés en particulier, placés par eux aux postes-clés de PDVSA, des circuits de distribution et d’entreprises privées garderaient ainsi leurs privilèges en échange d’une collaboration.

La bourgeoisie vénézuélienne, mais aussi une partie des près de 8 millions de Vénézuéliens qui ont quitté le pays, se réjouissent sans doute du rapt de Maduro. Mais la majorité de la population, qui subissait pourtant une dictature de plus en plus dure, ne peut guère s’attendre à une quelconque amélioration de son sort venue des États-Unis, alors que déjà Trump menace le gouvernement de gauche de la Colombie voisine et Cuba de nouvelles interventions militaires.

                                                Antoine Ferrer (Lutte ouvrière n°2997)

 

Les prochaines permanences à Argenteuil :

-vendredi 9 janvier : au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 10 janvier : de 10 h.30 à midi centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

-et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 11 janvier : de 10 h.25 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 12 janvier : de 18 à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.