Pour
nous l’essentiel de notre campagne lors des prochaines élections municipales
aura une dimension sociale, à Argenteuil comme partout où nous présenterons des
listes. Certes la dimension locale de ce que la population vit n’est pas rien,
au niveau de la politique et de la manière des édiles. J’y ai consacré un
certain nombre de brèves cet été pour analyser le « bilan » de la
municipalité LR sortante d’Argenteuil. Autant en faire profiter les lecteurs
intéressés en postant jour après jour dans les jours qui viennent la série sur
Facebook, que chacun les ait en tête. Loin des promesses et engagements des uns
et des autres, elles ont le mérite de relever du concret propice à la seule
critique juste. En outre, avec la nouvelle année, cela présentera un petit air
de rétrospective. DM
Une profonde absence d’intérêt très révélatrice
Travailleurs du Centre Technique
Municipal en débrayage, juin 2025
Les agents territoriaux ne sont
évoqués dans la brochure « bilan » de la municipalité que de façon extrêmement
rare et de manière succincte, seulement en incidentes. Pourtant ces agents
territoriaux sont l’élément essentiel de l’action municipale. Sans eux, il n’y
a rien, comme dans le reste de la société.
Une municipalité affirmant son lien avec les intérêts du monde du travail
aurait plus qu’un souci constant pour la condition ouvrière de tous et sur ce
qui se passe dans tous les services de la Ville. Non seulement, elle
contrôlerait la façon dont cela fonctionne mais appellerait au contrôle de
l’ensemble des agents sur le fonctionnement municipal.
À Argenteuil, on est très loin de cela. Ce n’est pas certes une particularité
de la municipalité actuelle depuis 2014, mais cette dernière y a marqué sa
« patte » d’une façon toute particulière. Notre bulletin Lutte
ouvrière des Territoriaux d’Argenteuil le relate au fil des années.
Globalement la municipalité est très loin de cela. Pourtant, c’est elle qui
limite depuis des années le mouvement des titularisations et laisse des travailleurs,
même non loin de la retraite, dans la précarité. C’est elle qui limite les
recrutements pour se targuer ensuite de ne pas trop augmenter les impôts. C’est
elle qui crée des situations intenables des personnels Atsem et de restauration
dans les écoles. C’est elle qui a refusé d’allouer comme dans d’autres communes
la prime exceptionnelle d’inflation alors que bien des communes l’ont votée…
Elle laisse aux hiérarchies d’appliquer non seulement ces orientations, mais
d’agir comme elles l’entendent. Toutes ces dernières ne sont pas à mettre dans
le même panier, mais la tendance générale n’est pas à l’empathie et au travail
solidaire des équipes. Ainsi pendant des années, la vie a été très difficile
pour les agents des écoles. Elle l’était encore il y a peu dans le grand
service de la culture… elle l’est au service du CCAS…
Cette situation entraîne des départs continuels. Des cadres qui sont en
délicatesse vont voir ailleurs en catimini. Et les simples agents eux-mêmes qui
le peuvent vont voir ailleurs… aux dépens de l’action municipale.
Il y a vraiment loin entre les déclarations d’amour de la municipalité à
l’égard des agents et la réalité et la réalité de ce qu’ils vivent. Et ce n’est
pas un nouveau service de restauration à l’hôtel de ville qui fera oublier
l’ancien self et surtout que les agents des services extérieurs de la Ville
continuent à manger sur le pouce. Un important souci parmi bien d’autres. DM
Le 7.8.25. Blog « lo
argenteuil »