mercredi 24 décembre 2025

L’ex-prisonnier Sarkozy : la saga continue pour le martyr de la droite

 

À défaut de sanction, la canonisation ?

 

 


Le Parquet national financier réclame un nouveau procès contre Nicolas Sarkozy et un premier pour son épouse Carla Bruni. La bande à Sarko aurait payé le margoulin Ziad Takieddine, mort depuis, pour qu’il revienne sur ses déclarations accusant l’ex-président d’avoir touché de l’argent libyen.

Depuis ses vingt jours de prison, Sarkozy fait son tour de France pour vendre son livre, a droit aux honneurs de la presse et au respect du sérail politique. Pour cela, il n’y aura jamais de procès, mais l’arnaque est grandiose.

RATP (métro) : pour les agents et les usagers, pas super

 

 

Peu de chance de prendre une rame aussi vide

Le journal Le Parisien a recensé ligne par ligne les causes de retard ou pannes de métro, mettant en avant les bagages oubliés, ou certains comportements de voyageurs. La lecture d'extraits des bulletins publiés par nos camarades donne un autre éclairage

 

Black-out

Sur la ligne 12, une panne de courant a complètement bloqué la ligne pendant un quart d’heure la semaine dernière. Castex est parti sans payer la facture d’électricité ?

 

Le Père Noël serait-il une ordure

Sur la ligne 12, les pannes s’enchaînent à tous les étages : logiciels, écrans, eau chaude, distributeur de repas ou encore machine à café. Pour tout cela, la direction nous précise que « les dépêches sont en cours ». Qu’elle se dépêche plutôt de prendre des bonnes résolutions et de mettre les moyens, parce que nous, le père Noël, ça fait bien longtemps qu’on n’y croit plus.

 

Et la prochaine fois, déguisés en Père Noël ?

Sur le réseau débute le ballet des trains supplémentaires et autres facultatifs pour faciliter les courses de Noël. Ils sont bien gentils avec leurs trains sups, mais nous aussi on a des courses à faire.

 

Ça n’a pas super marché

Ainsi, dimanche matin sur la ligne 5, nous étions six mobilisés pour ces fameux trains sups… à l’heure où les magasins sont fermés et les gens bien au chaud chez eux. Balader des courants d’air, on a mieux à faire, la grasse mat’ par exemple.

 

Argenteuil, « Mamie Tricot » et la diversité de notre classe. L’activité à mener pour resserrer son union, sa conscience, son organisation collective

De l’empathie à la solidarité, de la solidarité à la conscience

 

 

Le court texte que j’ai posté ces jours derniers sur Facebook à l’occasion de la disparition de « Mamie Tricot » a été largement vu, commenté, et majoritairement très apprécié. En tout cas, l’intérêt était là.

         Dans la galerie commerçante de Joliot-Curie, puis aux portes de Babou, puis ces dernières années près des tourniquets de l’entrée à la gare d’Argenteuil, cette femme avait su se faire connaître et obtenir du soutien. Elle savait finalement très bien que sans l’engagement collectif, les individus ne peuvent que peu de choses.

         Certes sur son franc-parler et ses chansons il y aurait bien des choses à redire, et comme je l’ai dit, nous fîmes connaissance sur ce plan, mais elle entendit, au moins en ma présence, ce que je pensais.

         Si « Mamie Tricot » a su se faire apprécier, c’est qu’elle était à l’image de la population de la Ville, celle qui des quartiers périphériques va prendre le train au petit matin pour de longues heures de transport et de travail. Et bien de ceux-là devaient se dire : elle prend elle aussi son bus de bon matin pour commencer son activité particulière pareillement à nous.

         Et puis, sa vie n’avait pas été facile. Pas besoin pour l’interroger pour le savoir. Elle s’était occupée jusqu’au bout de sa mère à Joliot-Curie et avait connu bien des désagréments.

         Une chose est sûre, elle était combative, et il lui en avait fallu bien du courage pour surmonter les difficultés, comme pour bien des femmes des milieux populaires.

         Alors quelles que soient leur origine, leur religion ou pas, leurs différences, bien des habitants se retrouvaient en empathie avec elle.

         Il lui manquait certes, comme à l’énorme majorité d’entre eux l’appartenance à un réseau collectif qui donne de vraies convictions, où les échanges permettent de rectifier lorsque l’on dit ce qui n’a pas de raison d’être. Pour elles, bien des paroles à l’emporte-pièce pouvaient être plus dites que véritablement pensées.

         À Argenteuil, l’énorme majorité de la population appartient au même monde du travail. Dans les circonstances demain de la reprise de l’action, cela permettra à ce dernier de passer de l’empathie sociale à la solidarité, et de cette dernière au rôle qu’il a à jouer pour changer la société. DM