Congrès 2025 : défendre
les idées révolutionnaires
Le congrès annuel de Lutte ouvrière s’est tenu les
7 et 8 décembre en région parisienne. Il a fait le bilan des activités de
l’organisation dans l’année écoulée, élu sa direction et discuté de la
situation politique et sociale, notamment autour de deux textes soumis au vote.
Publié le 10/12/2025
L’un des textes portait sur la situation
internationale. Intitulé « Crises, guerres et recherches d’alliance », il contient des développements sur la guerre
en Ukraine et au Moyen-Orient. Le second examinait « La situation politique et
sociale en France ». Ces textes ainsi que les
discussions et compléments apportés au congrès paraîtront dans le prochain
numéro de notre mensuel Lutte de classe. Comme chaque année, les groupes
politiques qui appartiennent à notre tendance internationale, l’UCI (Union
communiste internationaliste), étaient invités. Des camarades venus de Côte
d’Ivoire, Haïti, Turquie, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Allemagne,
Belgique, États-Unis étaient présents, tout comme nos camarades de l’île de La
Réunion, ainsi que du groupe Combat ouvrier, présent en Martinique et
Guadeloupe.
Un monde en marche vers la
guerre
Publié le 10/12/2025
Comme l’ont noté toutes les discussions, à
l’échelle internationale, on continue de cheminer vers une nouvelle guerre
mondiale, et la « colombe de la paix » qui s’est installée à la tête de la
première puissance impérialiste contribue à accélérer le processus.
À Gaza, le cessez-le-feu apparaît en fait comme
une nouvelle étape dans l’écrasement des Palestiniens. La paix de Trump est la
paix des cimetières à Gaza et l’accélération de la colonisation en Cisjordanie,
c’est-à-dire l’oppression généralisée des Palestiniens. Parler de cessez-le-feu
est d’ailleurs abusif, car l’armée israélienne continue de commettre des
tueries dans les deux territoires, mais aussi au Liban, qui est régulièrement
bombardé.
En Ukraine, les États-Unis et la Russie sont en
train de se partager le pays, mais la guerre continue de faire des dizaines
sinon des centaines de morts chaque jour. Les populations ukrainienne et russe
n’ont pas fini de payer cette guerre fratricide qui n’a profité qu’aux
oligarques russes, aux oligarques ukrainiens et surtout aux puissances
occidentales. Pendant que les combats faisaient rage dans le Donbass, des
terres, des mines, des entreprises ukrainiennes étaient mises sous pavillons
occidentaux, américains et européens.
Des affrontements sanglants se multiplient en
Afrique, au Soudan, en République démocratique du Congo, au Sahel. Dans les
Caraïbes, Trump mène une petite guerre navale prétendument contre les
trafiquants, en fait pour intimider Maduro, qu’il veut démettre… de façon à
mettre plus facilement la main sur le pétrole dont le Venezuela regorge.
Au-delà de ces guerres ouvertes, une guerre sourde
et permanente se mène entre toutes les grandes puissances, la guerre
économique. C’est la guerre pour les marchés, pour les terres rares, pour les
minerais, pour le contrôle de l’espace, des fonds marins. Cette guerre oppose
les États-Unis, l’Europe, la Chine, avant sans doute de mettre face à face les
deux géants que sont les États- Unis et la Chine.
Contrairement à la propagande qui fait reposer
toute la responsabilité de l’ambiance guerrière sur Poutine et Xi Jinping, nous
pensons que Trump, Macron, Merz, Starmer, qui sont les piliers de l’ordre
impérialiste, sont parmi les principaux fauteurs de guerre. Pour s’opposer à
l’évolution guerrière, il faut d’abord se tourner contre ses propres dirigeants
et leur demander des comptes.
En France, il n’y a pas encore la guerre, mais
déjà une mise en condition guerrière. Une propagande intense se mène pour
expliquer à la population qu’elle subit les menaces de la Russie et une
déferlante chinoise… Ou bien expliquer, comme l’a fait le général Mandon, qu’il
va falloir accepter que ses enfants meurent à la guerre.
Nous rejetons cette propagande et nous dénonçons
le retour du service militaire tout comme l’augmentation du budget militaire
parce que ce sont autant de pas supplémentaires vers la guerre, qu’il ne faut
pas accepter.
La bourgeoisie mène une
guerre sociale
Publié le 10/12/2025
Ce que l’on subit aujourd’hui, et qui fait
considérablement régresser les conditions de vie est une autre forme de guerre
: c’est la guerre sociale, la guerre que le grand patronat et le gouvernement
mènent contre les travailleurs.
Elle se mène au travers des licenciements, de
l’écrasement des salaires, de l’aggravation des conditions d’exploitation. Elle
se mène au travers du racket que constitue l’inflation, par le biais du budget
qui se discute en ce moment et qui vise à faire porter l’essentiel du poids de
la dette sur les travailleurs. Alors même que cette dette a été contractée en
faveur du grand patronat et des plus riches…
Les résultats de cette guerre sociale se mesurent
par la pauvreté et la précarité grandissantes, alors que les grandes fortunes
n’ont jamais atteint de tels sommets et que le nombre de milliardaires a bondi,
que les profits et le cours des actions ont explosé…
Tous les partis politiques, d’une façon ou d’une
autre, masquent cette guerre sociale. Ils font tous diversion, par exemple en
accusant la concurrence déloyale de la Chine. Le RN et la droite rivalisent
pour mettre tous les problèmes au compte des immigrés, voire des musulmans.
C’est d’autant plus révoltant que les immigrés sont des travailleuses et des
travailleurs sur lesquels reposent les tâches et les métiers les plus pénibles
de la société.
En plus de leur démagogie et de leur diversion sur
le thème du protectionnisme et du souverainisme, comment ne pas être écœuré par
le spectacle offert par tous les partis institutionnels ! On en est au point où
le multirécidiviste et multicondamné Sarkozy veut faire pleurer sur ses 20 jours
de prison ! Mais il n’y a pas que Sarkozy, il y a tous les autres, y compris Le
Pen, qui sont poursuivis pour détournements de fonds publics. À cela s’ajoute
le cirque politicien, les alliances de circonstance, les marchandages et les
reniements incessants.
Ces responsables politiques et tous ces grands
partis n’ont jamais un mot pour dénoncer l’exploitation, la rapacité patronale
et l’irresponsabilité des grands actionnaires qui sont capables de détruire les
hommes et la nature pour leurs milliards. Ils ne peuvent en aucun cas
représenter les intérêts des travailleurs. Quand on est ouvrier, on n’a aucune
raison de faire confiance à ces gens-là, qui se chamaillent pour savoir qui
gérera demain les affaires de la bourgeoisie, pour savoir qui aura l’honneur de
reculer encore l’âge de la retraite ou, pire, d’envoyer la jeunesse à la guerre
!
Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à
Argenteuil et la région :
-Aujourd’hui samedi 13 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55
devant Monoprix ;
-de 10 h.30 à 11 h.45, centre commercial de la cité
Joliot-Curie ;
De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;
-dimanche 14 décembre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant
l’Intermarché du Centre ;
-et de 11 h. à midi au marché Héloïse ;
-lundi 15 décembre, de 18 h. à 19 heures, centre
commercial, cité des
Raguenets à St-Gratien.