samedi 29 novembre 2025

Lactalis : pas blanc-blanc

 

Écrèmage 

 

 

C'est lait !
 

Plus de 500 salariés et ex-salariés de Lactalis portent plainte contre le géant mondial du lait Lactalis. Le groupe, qui a réglé 475 millions d’euros au fisc en décembre 2024 pour « clore un différend », aurait minoré son bénéfice pendant plusieurs années et du coup amputé les primes de participation aux travailleurs.

         Voler les travailleurs ? C'est dans la nature des capitalistes.

Argenteuil, colis et galas pour les anciens, des gestes festifs gâchés par le souvenir de feu les repas des anciens

 

La neutralisation de la salle Jean Vilar, que de gâchis !

 

Repas des anciens, Fleury-sur-Orne, Calvados, 5600 habitants !

La distribution de colis gourmands aux anciens de plus de 65 ans inscrits pour les obtenir débute ce samedi matin. Celle-ci sera suivie en janvier d’un gala festif au « Carrousel du Moulin d’Orgemont ». Des initiatives de ce genre poursuivant une tradition destinée à ces anciens existent dans l’énorme majorité des communes du pays, petites et grandes, sous forme d’un repas des anciens.

         Ce qui est extraordinaire à Argenteuil, c’est qu’il n’y a plus de repas des anciens comme il y en eut durant des décennies au grand plaisir de ceux qui en bénéficiaient, et qui rassemblaient un nombre de participants bien au-delà du double ou davantage que tous les galas festifs du monde.

         Ces repas avaient lieu dans la grande salle des fêtes communale Jean Vilar. Avec le parking éponyme, c’était facile de s’y rendre, et tous les anciens en gardent un excellent souvenir.

         Cette salle est neutralisée maintenant depuis des années. Pour les anciens, cette décision de la municipalité actuelle, est un crève-cœur, comme pour les jeunes des écoles, tout comme pour les bénévoles du réseau associatif.

         Et ce ne sont pas les mignardises destinées aux becs sucrés que nous sommes qui nous feront oublier cette décision calamiteuse si amère. DM

vendredi 28 novembre 2025

Trafic de drogue : un fléau social et ses responsables

 Trafic de drogue : un fléau social et ses responsables

L’assassinat de Mehdi Kessaci, frère d’un militant combattant le narcotrafic à Marseille, et la légitime émotion qu’il a suscitée ont donné lieu à une instrumentalisation qui, si elle n’est pas une surprise, est proprement écœurante.

Publié le 26/11/2025 

 

 

Amine Kessaci, dont deux frères ont été tués dans la guerre du narcotrafic, a trouvé largement sa place dans les médias, affirmant qu’après la mort de son petit frère il ne peut pas se taire et ne se taira pas. Mais les déclarations n’ont pas la même sincérité lorsqu’elles viennent de responsables politiques. « Combien de morts faudra-t-il à Marseille pour que vous réagissiez véritablement, pour que vous ouvriez les yeux face aux cartels de la drogue et face à tous les fléaux qui frappent notre ville — l’insécurité, la pauvreté et l’islamisme ? » a ainsi déclaré à l’Assemblée Franck Allisio, député des Bouches-du-Rhône et tête de liste RN aux municipales à Marseille, profitant de l’occasion pour attaquer le gouvernement et pour déverser son poison raciste. La droite et l’extrême droite se retrouvent d’accord en se bornant à revendiquer une police plus répressive, une justice plus ferme. Et Macron, cinq jours après le drame, n’a su que convoquer une énième réunion pour faire « un point de situation sur la mise en œuvre de la loi narcotrafic » et marteler la nécessité d’« amplifier » l’action de l’État.

Ces discours cherchent à exploiter le désarroi des classes populaires qui voient leurs quartiers se dégrader, des familles qui vivent dans la peur que leurs enfants deviennent des dealers ou plongent dans la drogue, ou soient victimes d’une balle perdue. Ces trafics aggravent les difficultés dans les quartiers et cités déjà dévastés par les conséquences du chômage, de la détérioration des services publics, santé, écoles ou transports. Les interventions policières, parfois spectaculaires, n’y changent rien.

Tous ces responsables politiques font surtout étalage de leur impuissance, car si la consommation de drogue est un fléau et si son commerce se développe, c’est d’abord parce qu’il rapporte. Ce commerce fait partie de l’économie capitaliste. La pauvreté et le délabrement général de la société fournissent aussi bien les consommateurs que les dealers. Ces derniers sont les petites mains d’un trafic contrôlé à un bien plus haut niveau par de puissantes mafias. Leurs chefs sont des capitalistes d’un genre particulier lorsqu’ils débutent, des capitalistes tout court à la deuxième génération, s’ils survivent. Le blanchiment d’argent que Macron et autres disent combattre est opéré à grande échelle au travers de circuits financiers mondiaux contrôlés par de grandes banques qui ont pignon sur rue, et auxquelles il est hors de question de toucher.

Le développement du narcotrafic, avec ses conséquences mortifères, n’est ainsi qu’un aspect d’une dégradation sociale dont les dirigeants de ce monde sont les premiers responsables. Ils ont, eux aussi, du sang sur les mains.

                                                              Aline Retesse (Lutte ouvrière n°2991)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

 

Aujourd’hui vendredi 28 novembre, au carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;

-samedi 29 novembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;

De 11 heures à midi au marché de la Colonie ;

Et de 11 h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;

-dimanche 30 novembre, de 11 h. à midi au marché Héloïse ;

-lundi 1er décembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des

Raguenets, St-Gratien.

Ukraine : grandes puissances et petits secrets

 

La diplomatie : un paravent pour tromper les peuples

 


 Copains comme cochons pour exploiter et opprimer les peuples

Les médias qui relaient la politique de l’État français font grand cas de conversations discrètes captées entre l'envoyé spécial de Trump et les conseillers de Poutine.

         Quelle découverte ! Le secret, les coups fourrés, les petits arrangements entre grandes puissances dans le dos des peuples sont à la base même de la politique des États comme des agissements des multinationales. De tout temps, la diplomatie n'est qu'un paravent pour endormir et tromper les peuples.

         Lever le secret diplomatique, tout comme bancaire et commercial, serait une mesure de salubrité publique ! Mais seuls les travailleurs, qui eux n'ont rien à cacher ni à perdre, pourront l'imposer.