Contre leur budget :
la nécessaire riposte ouvrière
Pendant que les manœuvres continuent à l’Assemblée
autour du vote du budget 2026, on peut chercher longtemps les nouvelles
susceptibles de rassurer les familles ouvrières.
Publié le 19/11/2025
Dans les 31 milliards d’euros d’économies envisagés, les quelques rares
propositions qui pourraient égratigner les profits patronaux, et encore, si
leurs experts-comptables ne sont pas attentifs, ont fait pousser des hauts cris
au Medef comme à la CPME. Il est plus que probable qu’elles ne survivront pas
au passage au Sénat.
Pour quelques niches fiscales un peu rabotées, ce
qui au demeurant pèsera surtout sur les consommateurs, les patrons ont obtenu
la diminution puis la suppression d’un des impôts de production qu’ils
abhorrent, la CVAE. Les seules véritables attaques votées sont dirigées contre
les classes populaires. Et même si certaines d’entre elles, l’année blanche
sans revalorisation des pensions et allocations, le blocage du barème de
l’impôt sur le revenu rendant imposables des familles qui ne l’étaient pas, ont
été évitées, le Sénat se chargera d’y mettre bon ordre.
Il reste les 4,7 milliards d’économies imposées aux collectivités locales, donc à la population. Il reste
les 17 milliards à récupérer sur les dépenses de l’État, au détriment des travailleurs
et des services publics qui continueront à se dégrader.
Et surtout, il reste que des centaines de
milliards d’argent public vont continuer à se déverser vers les caisses du
grand patronat, tandis qu’il continue, lui, à supprimer des emplois et à
maintenir les salaires au plus bas.
C’est dans ce cadre que les confédérations
syndicales CGT, Solidaires et FSU appellent à une journée de grève et de
manifestations le 2 décembre. Ce ne sera certes
qu’une
journée dite d’action de plus après celles de septembre et d’octobre. On ne peut guère
attendre d’un gouvernement bourgeois qu’il « revoie sa copie », comme le
suggère Sophie Binet, de la CGT. Pour l’y contraindre, il faudra une riposte
d’une tout autre ampleur, qui ne se limite pas à des journées d’action bien
cadrées par les centrales syndicales. Il faudra un mouvement qui vise, non
seulement à faire reculer le gouvernement, mais aussi, et surtout, à disputer
au grand patronat la direction de toute la vie sociale.
Il faut profiter de toutes les occasions, et
notamment de cette journée du 2 décembre, pour défendre cette perspective dans les
entreprises et dans la rue.
Viviane Lafont (Lutte ouvrière
n°2990)
Les
prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :
-Demain vendredi
21 novembre : de 16 h. à 16 h.30 au marché du Val,
Et au
carrefour Babou du Centre, de 17h.15 à 18 h.15. ;
-samedi 22
novembre, de 10 h.30 à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
-de 10 h. à
10 h.30 au marché des Coteaux,
De 11 heures
à midi au marché de la Colonie
Et de 11
h.15 à midi devant Auchan au Val-Sud ;
-dimanche 23
novembre, de 10 h.25 à 10 h.55 devant Intermarché,
Et de 11 h.
à midi au marché Héloïse ;
-lundi 24
novembre, de 18 h. à 19 heures, centre commercial, cité des
Raguenets,
St-Gratien.