lundi 14 juillet 2025

Jeunesse d’Argenteuil, rendre son cadre éducatif plus difficile, c’est la politique du gouvernement. Jean Jaurès debout !

 

Un mauvais coup au cœur de l’été

 

 

Mardi dernier 8 juillet, à quelques jours des vacances générales et de la fermeture du lycée, les enseignants et travailleurs d’éducation du lycée Jean-Jaurès à Argenteuil ont appris, presque par hasard, qu’une classe de Seconde générale était supprimée pour la rentrée prochaine. Pour celles qui restent, cela se traduira par davantage d’élèves par classe, 31 dans le meilleur des cas, 33 sans doute dans la réalité.

         L’Éducation nationale vient donc ajouter à un nouveau mauvais coup contre l’instruction et l’éducation de la jeunesse la perfidie de cette annonce au cœur de l’été.

         Ce lycée par lequel sont passés nombre d’habitants d’Argenteuil connaît une situation toujours plus difficile d’année en année. À la prochaine augmentation du nombre d’élèves par classe  s’ajoutera à la rentrée l’installation d’une nouvelle équipe de Conseillers Principaux d’Éducation au rôle clé.

         Nous l’avons répété ces derniers temps à propos de l’évènement très grave qui a eu lieu en juin au collège Lucie Aubrac, le rôle d’adultes au plus près de chaque élève est une nécessité déterminante.

         Mais entre les dépenses d’armement et des moyens à la hauteur pour l’Éducation, pour le gouvernement il n’y a pas photo.

         On peut être sûr que la rentrée sera animée au lycée Jean-Jaurès de la Ville. DM

dimanche 13 juillet 2025

Industrie pharmaceutique, que des rapaces. L’un d’eux, Sanofi.

Sanofi : les rapaces de l’industrie pharmaceutique

Le 1er juillet, Sanofi annonçait la vente du site de Maisons-Alfort où est fabriqué le Lovenox, un anticoagulant qui rapportait 3 milliards d’euros par an à l’échelle mondiale en 2009, mais dont le bénéfice net par action recule depuis que les brevets sont tombés.

Publié le 09/07/2025

Au mois de mars, Sanofi cédait son usine d’Amilly dans le Loiret où sont fabriqués l’Aspegic et le Kardegic, immensément connus et rentables. Fin avril, c’était le tour d’Opella, la filiale des médicaments de santé familiale d’où sortent, entre autres, les boîtes de Doliprane. Et ce ne sont que trois des récentes opérations de ce qu’on pourrait appeler « le grand ménage au bonheur des actionnaires ».

Trouver le bon terrain où faire fructifier le capital, telle est la loi du capitalisme, quel que soit le secteur. Il en est ainsi depuis la naissance du mammouth des médicaments qu’est aujourd’hui Sanofi. Tout a commencé en 1973, en pleine crise pétrolière, quand la future Elf Aquitaine, où l’État était majoritaire, cherchait où investir ses capitaux. Le travail fut confié à une dizaine de cadres. Ils choisirent le secteur de la pharmacie et fondèrent l’Omnium financier Aquitaine pour l’hygiène et la santé qui allait devenir Sanofi. Avec une première enveloppe de 500 millions de francs, ils rachetèrent des laboratoires, petits et grands, français et étrangers. Il y eut de grosses prises telle la branche vaccins de Pasteur en 1980. Et de très grosses, notamment en 1999, Synthélabo qui appartenait à L’Oréal puis, en 2004, l’OPA sur Aventis lui-même issu, entre autres, de Rhône-Poulenc et Roussel-Uclaf. Là il fallut mettre 55 milliards sur la table, 55 milliards amassés grâce aux profits rapportés par la vente de ces marchandises que sont les médicaments.

Ce furent des milliers de suppressions de postes et de licenciements. Mais bien sûr, à chaque fois, on eut droit aux déclarations vibrantes sur l’intérêt de la recherche française et la promesse que seule la santé des malades animait les intentions du laboratoire. Là où il ne s’agissait que d’amélioration du taux de profit.

Désormais et depuis des années déjà, l’amélioration du taux de profit passe par les médicaments dits innovants, issus de biotechnologies et s’adressant généralement à des maladies rares, des cancers avancés. Gros avantage pour le taux de profit, ils échappent aux règles habituelles de fixation des prix avec les autorités de santé et la Sécurité sociale. Les prix atteignent des sommets. Ainsi en est-il du Dupixent de Sanofi, prescrit contre l’asthme, vendu 1 200 euros les deux ampoules, sachant qu’il faut deux injections au départ puis une injection tous les 15 jours. C’est la Sécu qui paye et nourrit grassement Sanofi.

Le laboratoire justifie le prix au regard des coûts de la recherche et des risques encourus. Sauf que, comme tous les gros industriels de la pharmacie, Sanofi supprime ses laboratoires de recherche. Celle-ci est faite dans des milliers de petites entreprises de biotechnologie souvent construites autour d’un chercheur, ces biotechs dont des financiers lorgnent les travaux, prêts à miser si la trouvaille est prometteuse. Et quand le boulot est fait, que le médicament a montré son efficacité, le grand laboratoire achète la biotech comme Sanofi l’a fait un grand nombre de fois ces dernières années et continue à l’annoncer chaque mois.

Aujourd’hui, à l’échelle de la planète, les grands groupes pharmaceutiques se battent entre eux à coups de milliards pour dégoter la bonne biotech, acheter le bon candidat médicament, le meilleur, le plus prometteur en matière… financière !

                                                            Sophie Gargan (Lutte ouvrière n°2971)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

Aujourd’hui dimanche 13 juillet, de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

 

Bourse : nouveau sommet, au bord du précipice

De la spéculation, des paris, et au bout ? L’effondrement…

 

 

L'entreprise américaine Nvidia, qui fabrique des puces sophistiquées, entre autres pour l'IA, vient de dépasser les 4 000 milliards de dollars de capitalisation. Elle est actuellement l'entreprise qui vaut le plus cher au monde, devant Apple et Microsoft, et dépasse à elle seule la valeur totale des actions cotées au CAC 40 français.

         Mais ces sommes mirobolantes ne sont pas tant le résultat d'une production utile record que celui de la spéculation, des paris sur lesquels est basée l'économie capitaliste. Peu importe qu’elle risque de s'effondrer à tout instant, entraînant dans sa chute la société tout entière.