lundi 3 février 2025

Jeunesse : la culture superflue selon le gouvernement

 

"Quand j’entends le mot culture, je préfère augmenter les crédits militaires"

 


 Fini !

Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé que les crédits alloués pour la partie collective du Pass culture allaient être coupés. Ce dispositif permettait jusque-là aux établissements scolaires de payer des projets éducatifs, des sorties, des interventions d’artistes au bénéfice des élèves. Cette coupe budgétaire va saborder nombre de projets et sorties déjà prévus. 

Comme toujours dans cette société de classe, les enfants de milieu populaire seront les plus touchés. Car ils ne peuvent bien souvent accéder à la culture que par le biais de l’école.

Ils auront au moins appris ce que valent les beaux discours des gouvernants sur la jeunesse et l’avenir du pays.

Argenteuil, la suppression du Pass culture « collectif », un très mauvais coup en particulier pour les quartiers populaires

Nous, quand nous entendons le mot « culture », immédiatement, nous savons qu’il faudra se battre pour elle

 

Un beau débat lors du Salon du Livre et des Lecteurs Sous les couvertures 2025
 

La suppression ou la réduction drastique du Pass culture « collectif » ou pas annoncé est un coup de poignard dans le dos pour tous ceux qui tentent d’éduquer, de cultiver, et cela dans une dimension collective. Sont visés les enseignants qui s’engagent dans cette voie, qui y passent beaucoup de temps pour que cette culture malmenée par bien des éléments dans cette société capitaliste, aille néanmoins de l’avant. Le réseau associatif est également directement concerné.

         En premier lieu, ce coup de poignards vise les quartiers populaires et leurs établissements scolaires publics qui n’ont déjà pas besoin de cette catastrophe. Certes, ces décideurs gouvernementaux qui alimentent les profits du grand patronat par des aides multiples n’en ont cure. Certes, et les mêmes feront mine de s’alarmer lorsqu’une fraction de la jeunesse de ces quartiers, désorientée, entre en rébellion de la façon dont la société l’a vécue en juin 2023.

         À Argenteuil, combien d’enseignants et de militants de la culture ont été écœurés par l’annonce gouvernementale ! Je pense également à L’Imagerie qui fait depuis dix ans un travail exceptionnel à Argenteuil sur un pan de la culture, sa déclinaison artistique en particulier. Dans ce moment difficile, elle doit être soutenue, en particulier par la municipalité, c’est-à-dire nos deniers.

         Nous rêvons à des états-généraux de la culture locaux pour échanger sur toutes ces questions. Et que le gouvernement se méfie, sa politique au service du patronat peut conduire à des États-généraux, mais ils seront, eux, ceux de 1789 mode 2025. DM

 

Travailleurs sociaux : l’austérité et le mépris en plus !

 

Rien que le mot « social » le met en rage

 

Capture d’écran de la vidéo de SUD : "C. Poiret hurle et insulte les travailleurs sociaux du département du Nord"

Le vendredi 24 janvier, à Téteghem, lors des vœux, le président du Département du Nord, Christian Poiret, s’est retrouvé devant une cinquantaine de travailleurs sociaux qui étaient venus dénoncer – une fois de plus – le manque catastrophique de moyens pour la Protection de l’Enfance.

En lui tournant délibérément le dos, les travailleurs sociaux brandissaient des photos d’enfants, car le Département les abandonne. Le président a alors laissé éclater sa haine des pauvres et du personnel en hurlant : « Si vous n’êtes pas contents, allez travailler ailleurs ! »

Cet élu de droite, président depuis 2021, et vice-président aux finances depuis 2015, accepte depuis des années, comme bien d’autres élus, de baisser les aides sociales ou que l’État les baisse, il accepte aussi le manque criant de places d’accueil pour les enfants en danger, les mesures de protection non exécutées, le manque de professionnels…

Le chômage et les difficultés pour les familles les plus démunies s’aggravent, mais les nombreux salariés qui refusent cette situation ne trouvent que menaces et mépris. De quoi continuer à se mobiliser contre ceux qui veulent nous imposer cette infamie.