vendredi 31 mai 2024

Un entretien des cimetières à Argenteuil qui laisse à désirer

Une priorité nécessaire pourtant bien compréhensible

 

C’était à l’été dernier, au cimetière de Calais

La campagne électorale nous permet non seulement d'échanger sur nos perspectives et notre action, mais également d’apprendre beaucoup de choses sur des situations qui taraudent à juste titre des habitants.

         Hier, l'un d'eux des Champioux m’a fait part d’une situation qui le peine. Celle de voir la tombe de ses proches envahie par la végétation au cimetière du Chemin vert du Val d’Argenteuil.

         Ce qui le scandalisait également c’est d’avoir le sentiment de devoir se battre contre des moulins à vent. Allant protester au service des Parcs et jardins de la Ville installé à côté de ce cimetière, il était envoyé vers l’hôtel de ville où, là encore, on le renvoyait vers la responsabilité du service Parcs et jardins…

         Cette question des sépultures est pourtant au cœur des émotions de tous. Elle devrait être traitée avec un soin prioritaire élémentaire. Il manque des effectifs dans ce service surchargé de tâches ou celui plus spécialement en charge des cimetières de la commune ? Que l’on embauche. À défaut, que l’on laisse de côté d’autres activités moins émotionnelles pour ce qui est du service Parcs et jardins. DM

 

jeudi 30 mai 2024

Liste Lutte ouvrière-Le camp des travailleurs, le clip de campagne – 1 mn 38. Très bien. Diffusons-le.

Gaza : escalade dans l’horreur. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine, à paraître

 Gaza : escalade dans l’horreur

Publié le 29/05/2024

Vendredi 24 mai, la Cour internationale de justice (CIJ), une instance de l’ONU, a ordonné à l’État israélien de stopper son offensive militaire sur Rafah. Depuis, les bombardements se multipient sur des camps de déplacés.

 

 

Dimanche 26 mai, un bombardement a fait plus de 40 morts dans un camp de réfugiés à proximité, dans une zone que l’armée israélienne avait présentée comme sûre et où des milliers de réfugiés s’étaient installés Une nouvelle frappe, mardi 28 mai, a fait 21 victimes parmi les réfugiés.

La CIJ dénonce la situation catastrophique des Gazaouis : privés de nourriture, d’eau, de médicaments, ils doivent de plus évacuer les zones où ils se sont réfugiés au gré des interventions militaires israéliennes. Entre 800 000 et un million de personnes auraient été déplacées de Rafah depuis le 18 mai. En s’attaquant à cette ville, l’armée israélienne a bloqué le principal point de passage de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza. Les différentes tentatives d’acheminement par d’autres voies n’ont fait que souligner le caractère dramatique de la situation.

Les attaques contre la population de Gaza se poursuivent, et ce ne sont pas les jugements des instances internationales qui les arrêteront. En décembre 2023 l’Afrique du Sud a porté plainte contre l’État israélien pour non-respect des conventions internationales. La CIJ l’a déjà sommé de cesser ses opérations à Gaza, en janvier 2024, puis une nouvelle fois en mars. Plus récemment, le procureur de la Cour pénale internationale a requis des mandats d’arrêt contre des dirigeants israéliens. Ceux-ci n’ont jamais respecté les résolutions de ces instances, et ne le feront jamais, tant qu’ils pourront compter sur le soutien de leur puissant parrain américain. Or celui-ci se refuse à désavouer son principal allié dans la région. Si Biden a fait mine de suspendre pour un temps l’envoi de certaines armes à Israël après l’offensive sur Rafah, c’est seulement parce qu’il est préoccupé par le problème électoral que lui pose une partie de la jeunesse étudiante, qui conteste sa politique.

L’escalade dans l’horreur peut se poursuivre sans que Netanyahou ait à craindre les moindres représailles de la part de son allié américain. L’État israélien peut aussi compter sur la passivité de l’ensemble des grandes puissances. Certains gouvernements, comme celui de l’Espagne, font le choix de reconnaître officiellement l’Autorité palestinienne comme un État à part entière, sans que cela ait de conséquence. Il est vrai que ce geste symbolique, un Macron n’est même pas prêt à le faire, prétextant que les conditions ne sont pas réunies et remportant ainsi la palme de l’hypocrisie.

Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations organisées pour dénoncer le massacre des Palestiniens par les forces armées israéliennes, avec la complicité du gouvernement français. À Paris, samedi 1er juin, une manifestation partira de la place de la République à 14heures.

                                                        Camille Paglieri (Lutte ouvrière n°2913)

 

Les prochaines permanences et rendez-vous prévus à Argenteuil et la région :

-Aujourd’hui jeudi 30 mai : 10 h.30 à 12 h.30, carrefour « Babou » ;

-Vendredi 31 mai : de 10 h.30 à midi, marché Héloïse ;

-de 15 h.40 à 16 h.40 marché du Val-Nord ;

-de 17 h.15 à 18 h.15 au carrefour « Babou »

-Samedi 1er juin, de 10 h. à 10 h.30, marché des Coteaux ;

Et de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-dimanche 2 juin, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Intermarché,

Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse ;

-Lundi 3 juin, de 18 à 19 heures dans le centre commercial de Saint-Gratien…

Répression : menace de licenciement politique chez Toray

Un aspect de la guerre de classe menée par le patronat

 

 

Débrayages et rassemblements avaient lieu devant les deux sites de Toray en France, ce mardi 28 mai, contre la menace de licenciement de Timothée Esprit, militant CGT de l’usine Toray Carbone, à Pau.

         Ce n'est qu'au cours de l'entretien que celui-ci a appris le motif de cette menace : une photo de soutien à la cause palestinienne postée sur son compte facebook personnel ! On y verrait l’emblème du FPLP, une organisation nationaliste palestinienne classée comme terroriste par les dirigeants de l’UE. Comme le disaient certains grévistes : «dans cette affaire  c'est Toray qui agit en terroriste ».

         En effet, le patronat n'hésite devant aucune méthode pour tenter de semer la peur et réprimer ceux qui relèvent la tête. Une attitude à l'image de la guerre de classe en cours à laquelle le monde du travail doit répondre par la combativité.

 

Argenteuil comme ailleurs : « Stage de seconde ». Fiasco annoncé, inégalités renforcées

Triste leçon pour la jeunesse

 

 

Le 17 juin, suite à la décision d’Attal lors de son passage à l’Éducation nationale, 500 000 élèves de seconde générale et technologique sont censés partir pour deux semaines de stage en entreprise. Mais à trois semaines de l’échéance, plus de la moitié des jeunes n’ont rien trouvé.

         Nous connaissons un de ces élèves d’Argenteuil. Il est déjà déterminé sur sa poursuite d’études après le bac. Il se destine à faire des études de médecine. En toute cohérence, il a effectué depuis des mois une recherche de stage dans le domaine de la santé. Cela n’a pas été facile et semé d’embûches. Aux dernières nouvelles sa détermination d’enfant de prolétaire a payé. Il a fini par en trouver un.

         Ce stage est obligatoire, excepté pour les élèves participant au SNU et ceux effectuant une « mobilité internationale ». En résumé les enfants de travailleurs iront découvrir l’exploitation s’ils trouvent un stage, ou l’embrigadement du SNU. Ceux des familles bourgeoises, eux, feront un stage valorisant à l’étranger ou dans l’entreprise familiale ou liée à leurs réseaux.

         Le monde de l’éducation suinte aussi les inégalités sociales.