mardi 16 janvier 2024

Argenteuil, « sans domicile », des logos qui passent mal

 

Oui mais bien sûr, un local vide actuellement qui pourrait servir !

 

 

Selon une affiche qui circule, une association locale, Nénuphar, organise une distribution de repas jeudi midi à destination des personnes « sans abri ». Il n’y rien à commenter sur ce plan, sauf à dire que de telles initiatives s’imposent, en particulier dans la situation météorologique actuelle.

         Si cette affiche n’est pas un faux ou qu'elle n'est pas en partie erronée, ce qui a indigné c’est que l’on y retrouve les logos de la Ville d’Argenteuil et de la Préfecture du Val d’Oise. Il n’y aurait rien de surprenant de la part de ces institutions généreuses avec leurs logos, mais bien moins pour s’occuper de la situation réelle de tous les « Sans domicile » et y donner une solution, comme le prouvent les sollicitations sans suite auprès d’elles sur le sujet ces derniers jours.

         L’affiche appelle à se retrouver ce jour-là pour cette initiative à la Salle Jean Vilar. Tiens, mais cette salle, neutralisée depuis deux ans, sans gêner personne, pourrait effectivement servir d’abri pour tous les "sans domicile" de la ville. DM

Argenteuil, Salon Gourmand-Passion chocolat, Agora de l’hôtel de Ville, première étape d’une ouverture à tous des espaces et locaux municipaux ?

On craint simplement pour le régime du maire

 

 

Après le « Gala gourmand », la municipalité organise dans l'agora de la mairie un « Salon gourmand » le samedi après-midi 3 février sur le thème « Passion chocolat » avec, entre autres, des « stands éphémères » de commerçants.

         Cela surprend certains habitants étonnés que les « marchands du temple » occupent la mairie. D’autant plus que c’est une nouveauté.

         Pour ma part, je n’y vois pas malice, même si c’est une première. C’est même l’ensemble des locaux municipaux qui devraient être ouverts à tous, cette agora de l’hôtel de ville et groupes scolaires compris. À cet égard, la municipalité pourrait prendre exemple sur la Région et l’Éducation nationale qui ont permis l’organisation du grand Salon du Livre et des Lecteurs des 20 et 21 janvier prochains au lycée Georges Braque, Salon privé du complexe Jean Vilar.

         Pour revenir à notre sujet, notons que l’agora va être utilisée pour ce Salon gourmand. Il devra l’être aussi, ou en priorité, pour la vie associative et culturelle locale. Ces activités prioritaires ne devraient pas être « chocolat » en la matière. DM

 

lundi 15 janvier 2024

Démagogie anti-immigrés, Loi immigration. Contre elles, affirmer qu’il n’y a qu’une classe ouvrière

Une journée de protestation contre la Loi immigration a eu lieu hier. Lutte ouvrière en était, avant la prochaine journée de manifestation de dimanche prochain. Des occasions de dénoncer les assauts de démagogie des serviteurs divers de la bourgeoisie, d’aujourd’hui et de demain, mais également d’affirmer que ces attaques visant les immigrés sont une attaque contre l’ensemble des travailleurs du pays.

 


 

 Assauts de démagogie

10 Janvier 2024

Le ministre de l’Intérieur Darmanin a annoncé fièrement que ses services ont expulsé 4 686 « étrangers délinquants » en 2023, un chiffre en augmentation de 30 % par rapport à l’année précédente.

Ces « étrangers délinquants » n’ont en fait commis qu’un seul crime : celui d’avoir voulu s’installer en France à la recherche d’une vie meilleure, un droit que leur refuse l’État, qui n’est bienveillant avec les étrangers que lorsque ce sont de riches dictateurs. Mais qu’importe à Darmanin, qui soigne son image de ministre à poigne : en accolant systématiquement « étrangers » et « délinquants », il flatte consciemment l’extrême droite et cherche à diviser les travailleurs, qui, avec ou sans papiers, travaillent et vivent ensemble.

Apportant sa pierre à la campagne anti-immigrés permanente, la Cour des comptes vient de rendre public, le 4 janvier, un rapport consacré à l’immigration, prétendant se préoccuper uniquement de bien employer l’argent public pour surveiller les frontières. Ce texte indique également que l’objectif, annoncé par Véran en 2019, d’exécuter 100 % des obligations de quitter le territoire, est « fantasmatique ». C’est reconnaître à demi-mot que l’application des 133 modifications de la loi opérées depuis dix ans est impossible. Les centres de rétention administrative sont surpeuplés, les tribunaux ne parviennent pas à traiter tous les dossiers, la Police aux frontières est en sous-effectif. Darmanin a beau encourager les préfets à « accélérer encore en la matière », c’est-à-dire à expulser davantage, ses coups de menton se heurtent à la réalité.

La démagogie anti-immi­grés du gouvernement et le durcissement des lois et des procédures n’arrêteront évidemment pas les hommes et les femmes qui fuient la misère et la guerre. Leur seul résultat sera de leur rendre la vie de plus en plus impossible, la traversée des routes migratoires de plus en plus dangereuse, et l’exploitation de ces travailleurs ici même, en France, sera de plus en plus féroce.

                                           Camille PAGLIERI (Lutte ouvrière n°2893)

 

-Aujourd’hui lundi 15 janvier : de 18 à 19 heures, centre cl des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 16 janvier, de 18 à 19 heures, centre cl de la cité Joliot-Curie ;

-Mercredi 17 janvier : de 11 h. à 11 h.30, marché des Champioux.

 

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

N’oubliez pas maintenant de réserver votre billet d’entrée pour notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Parlez-en autour de vous. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.

Gaz, électricité : le racket des usagers va continuer

 

Sans parler des industriels qui bénéficient de gros rabais

 

 

Sur les marchés financiers, les prix du gaz et de l'électricité ont fortement baissé. Pourtant, les factures d'énergie sont annoncées à la hausse pour les usagers : 10 % pour l'électricité dès février, et 5 à 10 % pour le gaz en juillet. Dans les deux cas, le gouvernement prévoit d'augmenter les taxes sur la consommation, sous prétexte de renflouer les caisses de l'État.

         Ce sont les industriels de l'armement, les banques qui possèdent la dette et le grand patronat qui touche des subventions qui peuvent s'en féliciter.