vendredi 12 janvier 2024

Gaza : un conflit sans fin

Gaza : un conflit sans fin

10 Janvier 2024

L’extrême droite israélienne voit dans la guerre à Gaza une occasion de pousser plus avant la réalisation de son programme d’expulsion des Palestiniens de leurs terres.

Le dirigeant du Parti sioniste religieux, Bezalel Smotrich, ministre des Finances, a avancé un objectif chiffré : « 100 000 ou 200 000 Arabes à Gaza », ce qui supposerait d’expulser plus de deux millions de Palestiniens. Il est aussi partisan d’y réimplanter des colonies juives.

Yoav Gallant, ministre de la Défense, a pris le contrepied : « Il n’y aura pas de présence civile israélienne dans la bande de Gaza une fois que les objectifs de la guerre auront été atteints ». Resté très flou sur les « acteurs palestiniens » qui pourraient administrer la bande de Gaza et y assurer la sécurité, « à condition qu’ils ne soient pas hostiles à Israël et n’agissent pas contre lui », il n’a pas fait référence à l’Autorité palestinienne, ni au Fatah, le parti de son président, Mahmoud Abbas, contrairement à ce que souhaitent les États-Unis, qui parlent d’une Autorité palestinienne « renouvelée » pour diriger la bande de Gaza. Selon ce plan, l’armée israélienne se réserverait le droit d’intervenir à Gaza, ce qu’elle n’a jamais cessé de faire depuis qu’elle s’est retirée de ce territoire en 2005.

Gallant a également évoqué une « force internationale », dirigée par les États-Unis avec l’aide d’États européens et arabes, qui se chargerait de coordonner l’aide humanitaire et de financer et organiser la reconstruction, à laquelle Israël ne compte prendre aucune part.

Le plan Gallant n’a pas été approuvé par le gouvernement israélien, qui est divisé et subit la pression de ses ministres d’extrême droite.

Pour l’instant, le seul plan du gouvernement israélien est l’écrasement de la population gazaouie sous les bombes.

En trois mois, il y a eu plus de 22 000 morts, 7 000 disparus. L’eau, la nourriture, l’électricité, les médicaments manquent, les hôpitaux ne fonctionnent pratiquement plus. À Rafah, tout au sud de l’enclave, 500 000 personnes déplacées vivent dans la rue, sur les routes, exposées au froid, à la pluie, à la boue. Les épidémies et la famine menacent.

Les discussions qui se mènent au sommet de l’État israélien montrent que ses dirigeants n’ont rien d’autre à proposer que la perpétuation de l’oppression des Palestiniens et des guerres qu’elle engendre.

                                                     Hélène COMTE (Lutte ouvrière n°2993)

 

CAC 40 : tout va très bien, Madame la marquise

Les profits augmentent… à la mesure de celle de l’exploitation

 

Les principaux groupes industriels et financiers français, inclus dans le CAC 40, ont servi 97 milliards d'euros en 2023 à leurs actionnaires. C'est en augmentation de 20 % par rapport à 2022. TotalEnergies, BNP Paribas, Stellantis, LVMH, AXA et Sanofi représentent plus de la moitié des versements du CAC 40 aux parasites que sont les actionnaires.

         Cette orgie de gaspillage capitaliste correspond à un approfondissement de la misère pour la seule classe productive de cette société, la classe des travailleurs. Jusqu'à la révolte !

 

Argenteuil, fontis, ruissellements, et ébranlements du bâti, une question importante de géographie, d’aménagement, et de patrimoine

Une question qui inquiète et qui devrait inquiéter les édiles

 

Nous avons évoqué à différentes reprises, la fragilité à Argenteuil des constructions, anciennes en particulier, en lien avec des conditions de ruissellement des eaux souterraines en rapport avec la configuration du site et du sous-sol local. Nous avons également il y a quelques jours abordé la question du patrimoine suite à l’effondrement ou la destruction des restes de la dernière maison paysanne de la rue des Ouches.

         Ce double aspect vient une nouvelle fois de frapper des bâtiments anciens dans l’impasse Carême-Prenant. L’espace vient d’être sécurisé et interdit à la circulation, les deux commerces et les habitants évacués.

         Question du bâti, question du patrimoine, les habitants dont nous-même aimerions être informés de la prise en compte générale de la situation du bâti ancien de la Ville d’Argenteuil, si des études générales ont lieu, et la façon dont la municipalité compte agir pour qu’il n’y ait pas seulement des évacuations définitives ou pas a postériori lorsque le danger est imminent, et pour assurer la conservation des éléments patrimoniaux intéressants. DM