vendredi 15 décembre 2023

Éducation, uniforme à l'école : masquer les inégalités… ou plaire à la droite !

Une diversion d’Attal

 

 

L'uniforme à l'école, voilà l'innovation du gouvernement. Des maires de droite et d'extrême droite sont volontaires pour l'expérimenter. Ils prétendent que cela gommera les inégalités entre élèves.

         Sauf que la source des inégalités est dans la pauvreté, les bas salaires ou le chômage que subissent les familles des quartiers ouvriers. Et c'est justement dans ces quartiers que l'école manque d'enseignants, d'éducateurs, d'agents d'entretiens, de surveillants, de classes en effectifs réduits ou de locaux en bon état. Incapable de résoudre ces problèmes, Attal fait diversion. Après les uniformes, la marche au pas cadencé ?

 

Argenteuil, site Dassault, l’ « aménagement » de l’espace sous le capitalisme, une affaire de Capitalistes !

C’est aussi bien pourquoi il faut renverser le capitalisme

 

 

La question de l’espace Dassault au Val Notre-Dame était à l’ordre du jour du conseil municipal d’hier au soir.

         Dans les années qui viennent, l’usine « historique » d’Argenteuil ira rejoindre Cergy, mettant un terme pour l’essentiel à l’histoire industrielle de la Ville.

         Le sujet aura surtout été l’occasion d’une attaque du maire d’Argenteuil contre la CGT. Certes, la section de chez Dassault de ce syndicat a été favorable à ce déplacement. Mais M. Mothron a raconté lors du conseil une fable : le PDG de chez Dassault aurait repris et réalisé le point de vue de la CGT. Lequel PDG pourtant s’était engagé auprès de l’édile à ne pas quitter Argenteuil. (Rappelez-vous M. Mothron)

         Cette bluette municipale, si elle correspondait à la réalité, mériterait de figurer dans les annales de l’histoire de la société de classes dans laquelle nous vivons : un syndicat imposant son choix industriel au grand Capital.

         En attendant, voilà 11 hectares qui ont dû commencer à aiguiser les appétits des promoteurs.

         Bref, il n’y a rien de nouveau sous le soleil capitaliste. Ce sont les PDG qui décident, et les promoteurs qui se préparent. Quant aux principaux intéressés, les habitants des villes, encore faudrait-il qu’il y ait tout de même la volonté de la part des édiles de leur demander leur avis… DM

 

jeudi 14 décembre 2023

Le RN et le patronat : les yeux doux de Le Pen aux possédants. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

                Le RN et le patronat : les yeux doux de Le Pen aux  possédants

13 Décembre 2023

Le quotidien des milieux d’affaires, Les Echos, a consacré un éditorial, le 3 décembre, au Rassem­blement national qui « lance une offensive » en direction « des chefs d’entreprise en faisant miroiter des adaptations discrètes de son programme ».

La dernière illustration en serait que Marine Le Pen vient d’inviter Henri Proglio dans un restaurant que ce journal qualifie de « table du Tout-Paris ». Ce grand patron a été entre autres PDG de Veolia, puis d’EDF, et a présidé le conseil d’administration de Thales.

L’opération visait donc à être connue des milieux qui ont les moyens de fréquenter ces établissements huppés : ceux du grand patronat. C’est à eux que Marine Le Pen s’adresse de façon plus ou moins discrète mais systématique depuis des mois.

Récemment, Chenu, porte-parole du RN, et Tanguy, chef de ses députés, se sont affichés avec Michel-Édouard Leclerc et Dominique Schelcher, le PDG de Système U. Fin novembre, Bardella, le président du RN, était à une soirée-débat à HEC, grande école où sont passés beaucoup de dirigeants patronaux, et au Salon de la CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises). Dans les régions, « les élus [du RN] sont de toutes les fêtes et rencontres de patrons locaux », soulignent Les Echos.

Les liens de Le Pen père et fille avec les nantis ne datent pas d’hier. Le père, fondateur du Front national, avait hérité de la fortune du cimentier Lambert en 1976, et de nombreux sympathisants fortunés naviguaient dans les eaux du FN. Mais, sauf exception, les sommets de la bourgeoisie ne s’affichaient pas à ses côtés. Et Geoffroy Roux de Bézieux, ex-président du Medef, déclarait il y a peu encore que Marine Le Pen n’avait « aucune compétence économique ».

Celle-ci et le RN aime- raient passer pour les défenseurs des petites gens, pour gagner des voix. Mais même le succès sur ce terrain ne suffit pas pour pouvoir accéder à la direction du pays. Car il faut pour cela que la haute bourgeoisie, qui détient le pouvoir véritable car elle tient l’économie et la finance, donne son feu vert à une Le Pen, comme la bourgeoisie italienne l’a fait pour Giorgia Meloni.

Certes, Marine Le Pen défend fondamentalement la classe dominante, notamment quand elle veut diviser la classe ouvrière avec sa démagogie xénophobe et réactionnaire. Mais elle doit faire des gestes pour convaincre le patronat qu’il aurait plus à gagner qu’à perdre en la laissant accéder aux affaires. C’est ce qu’elle essaye de faire en ne parlant plus d’abandonner l’euro ou de rompre avec l’Europe, ce que les grandes entreprises refusent, au moins pour l’heure.

Quand la gamelle s’approche, le toutou se fait plus obéissant.

                                                         Pierre LAFFITTE (Lutte ouvrière)

 

Les prochaines permanences prévues à Argenteuil :

-Aujourd’hui jeudi 14 décembre, de 10 h.30 à 11 h.30, centre cl Joliot-Curie ;

-Vendredi 15 décembre, de 15 h.40 à 16 h.40 au marché du Val-Nord ;

 -et de 17 h.15 à 18 h.15, « Carrefour Babou » ;

-Samedi matin 16 décembre, de 10h.15  à 10 h.55 devant Monoprix ;

- de 11 h. à midi au marché de la Colonie ;

-Dimanche 17 décembre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;

-et de 11 h. à midi, marché Héloïse ;                                                                                                      

-Lundi 18 décembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets ;

-Mardi 19 décembre, centre commercial de la cité Joliot-Curie, de 18 à 19 h. ;

-Mercredi 20 décembre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

 

N’oubliez pas de noter sur vos agendas, le rendez-vous encore lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans. Achetez votre billet d’entrée.

Loi immigration : les travailleurs n’ont pas d’alliés à l’Assemblée

 

Claque ou pas, une campagne nauséabonde

 

 

Darmanin et Macron ont pris une claque à l'Assemblée avec la motion rejetant l'examen de la loi Asile et Immigration. Mais si la claque a été cinglante, c'est que les députés de droite et d'extrême droite, qui trouvaient le texte pas assez répressif, ont joint leurs voix à celles des députés de gauche, qui le trouvaient trop dur.

         Macron et Darmanin ne renoncent pas. Ils pourraient durcir leur texte pour obtenir le soutien des sénateurs bien à droite. La campagne nauséabonde présentant les travailleurs immigrés comme responsables de tous les maux du pays va se poursuivre... La lutte pour s'y opposer doit se poursuivre aussi, sans espérer aucune retombée positive des péripéties parlementaires.