La
terreur des bombardements
18 Octobre 2023
En réponse à l’attaque du Hamas,
l’armée israélienne bombarde massivement toute la bande de Gaza, et lui impose
un siège total. Mercredi 18 octobre, plus de 3 000 morts étaient recensés, dont
des centaines d’enfants. Le bombardement, la veille au soir, de l’hôpital Ahli
Arab au centre de Gaza City a fait monter l’horreur d’un cran.
Ce bombardement aurait fait plus
de 500 morts, parmi les malades, les blessés et les centaines d’habitants
réfugiés dans l’enceinte de l’hôpital après la destruction de leur logement.
L’armée israélienne dégage sa responsabilité, prétendant que le Hamas ou le
Jihad islamique auraient commis une erreur en lançant des roquettes.
Dans la bande de Gaza, la
fourniture d’électricité, d’eau, de carburant a été coupée par Israël. La seule
centrale électrique fonctionnant au fioul, est à l’arrêt faute de carburant
ainsi que les groupes électrogènes des hôpitaux ou des particuliers, et l’usine
de désalinisation, qui ne peut plus fournir d’eau potable.
Vendredi 13 octobre, l’armée
israélienne a appelé tous les habitants du nord de la bande de Gaza à partir vers
le sud, et a massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière, en
préparation d’une intervention au sol. Plus d’un million de Palestiniens ont
alors dû quitter Gaza sous les bombes, en voiture, en charrette ou à pied, avec
parfois un âne pour porter quelques affaires, presque sans eau et nourriture.
Mais une partie des habitants, âgés ou malades, ne se sont pas senti
d’entreprendre le trajet, et les hôpitaux, qui continuent à se remplir de
blessés dus aux bombardements, n’ont pas pu évacuer les patients les plus
vulnérables. D’autres habitants ont refusé d’évacuer, pensant que s’ils
partaient, Israël ne les laisserait jamais revenir chez eux.
Et puis fuir… pour aller
où ? Les villes du sud de la bande de Gaza sont elles aussi sous les
bombes. Des milliers de réfugiés dorment dans des écoles surpeuplées, parfois
dehors. La frontière de la bande de Gaza avec l’Égypte, à Rafah, est fermée.
Avant même le bombardement de
l’hôpital Ahli Arab, le discours occidental de soutien à l’État israélien avait
quelque peu évolué, après quelques jours de riposte israélienne meurtrière.
L’ONU a appelé Israël à annuler l’ordre d’évacuation de Gaza, prévoyant des «
conséquences humanitaires dévastatrices ». La France et le Royaume-Uni
ont hypocritement appelé Israël à protéger les populations civiles, tout en lui
reconnaissant le droit de « se défendre ». La visite du président Biden
dans la région, le 18 octobre, a elle-même vu son programme transformé. La
rencontre prévue à Amman avec dirigeants jordanien, égyptien et palestinien a
été reportée devant les manifestations de colère qui se multipliaient dans le
monde arabe. Biden venait exprimer son soutien aux dirigeants israéliens et,
comme les autres dirigeants impérialistes, il n’est pas près de le retirer,
même si, dans le contexte des bombardements meurtriers, il lui est de plus en
plus difficile de le justifier.
Le pouvoir israélien, de son
côté, sait bien que leurs quelques réserves verbales ne diminuent pas le
soutien que lui accordent les grandes puissances, et qu’elles n’auront pas plus
de conséquence que les nombreuses résolutions votées par l’ONU en condamnation
d’Israël, jamais suivies d’effet. Reste à savoir jusqu’à quand la population israélienne
elle-même soutiendra sa politique.
Hélène COMTE (Lutte ouvrière)
Achetez, lisez le numéro 2881 de Lutte
ouvrière de cette semaine. Il contient de nombreux articles sur la situation au
Proche-Orient.
Les prochaines
permanences prévues :
-Aujourd’hui samedi
matin 21 octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix ;
-de 11 h. à
midi, devant Auchan au Val-Sud ;
- et de 11 h. à
midi au marché de la Colonie ;
-Mardi 24
octobre, de 18 à 19 heures devant l’Intermarché de la cité Joliot-Curie ;
-Mercredi 25
octobre, de 11 h.30 à midi marché des Champioux ;
Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la
librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du
quartier du Val-Nord que nous remercions.
N’oubliez pas de noter sur
vos agendas, le rendez-vous plus lointain de notre banquet local qui aura lieu en journée le dimanche 24 mars prochain. Dès à présents, parlez-en autour de vous
et réservez. Le prix du repas est désormais fixé. Comme l’an dernier, 17 euros
pour les adultes, 8 pour les enfants jusqu’à 14 ans.