Punaises
de lit : on n’a pas fini de se gratter
04 Octobre 2023
Les punaises de lit font la une
de l’actualité depuis quelques semaines. Face à leur prolifération, le premier
adjoint à la mairie de Paris a appelé le gouvernement à mettre en place un plan
national de lutte contre ces nuisibles.
Pourtant, cela fait des années
que le problème est connu et signalé comme très sérieux. Et, comme toujours lorsqu’il
s’agit de problèmes de santé publique, l’État n’intervient que dans l’urgence.
Alors qu’en 2017 on recensait 200 000 interventions pour traiter le
problème, en 2022 on dépassait le million. L’Agence nationale de sécurité
sanitaire, l’Anses, estime que 11 % des ménages français ont été infestés
pendant cette même période.
Cette contamination met en
lumière toutes les tares de la société capitaliste. Pour commencer, il faut de
l’argent pour traiter les endroits infestés : 866 euros en moyenne par intervention.
De nombreuses familles ne peuvent donc pas traiter le problème. D’autre part,
il est même difficile de connaître exactement l’ampleur du problème, puisque
des collectivités ou des entreprises nient la présence de punaises de peur de
faire fuir les clients et d’être obligées de faire des dépenses
supplémentaires. Ainsi, la SNCF a démenti toute trace du nuisible dans ses
trains, vantant un nettoyage permanent. Les salles de cinéma UGC ont elles
aussi nié être concernées mais, là encore, il est difficile de savoir ce qu’il
en est vraiment.
Le gouvernement n’est pas avare
de conseils, mais il ne prévoit rien pour financer les interventions ni pour
contraindre les bailleurs qui rechignent à les effectuer. La loi autorise même
les propriétaires à répercuter le coût de l’opération sur les charges
locatives.
Les punaises peuvent se
réjouir : elles ont des alliés au plus haut niveau !
Camille
PAGLIERI (Lutte ouvrière n°2879)
-Aujourd’hui dimanche
8 octobre :
-de 10 h.15 à
10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;
- et de 11 h. à
midi, au marché Héloïse ;
-Lundi 9
octobre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;
-Mardi 10
octobre, de 18 à 19 heures devant l’Intermarché de la cité Joliot-Curie.
Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la
librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du
quartier du Val-Nord que nous remercions.
Hier à la Mutualité