lundi 25 septembre 2023

Argenteuil : élections sénatoriales, l’échec du maire d’Argenteuil

Si loin des habitants… et d’une « démocratie » véritable »

 

 

Se produisant à des années-lumière de la vie et des préoccupations des habitants, les élections sénatoriales d’hier avait au moins un aspect concernant quelque peu les habitants de la Ville. En cas d’élection comme sénateur, le maire d’Argenteuil, candidat, devait laisser la place. Une nouvelle élection au sein du conseil municipal devait alors avoir lieu. Mais, dans ce scrutin de listes, troisième sur sa liste, le maire d’Argenteuil n’a pas été élu.

         L’existence du sénat est non seulement un vieil avatar de la démocratie bourgeoise développée à la fin du XIXème siècle, mais elle est surtout un aspect essentiel qui illustre que cette démocratie bourgeoise est fondamentalement anti-démocratique.

         L’offensive de Macon contre l’âge de référence de départ à la retraite avec en particulier le recours au 49.3, mais pas seulement, a démontré que même les députés élus au suffrage direct n’étaient finalement que des figurants destinés à donner le change.

         Ce qui est vrai pour la Chambre des députés l’est mille fois plus pour le sénat, élu par quelques centaines de milliers de « grands électeurs » désignés par les conseils municipaux. Lui n’est qu’une réunion de notables élus pour six ans. Pour assurer encore davantage s’il en était besoin la stabilité de sa composition, il n’est renouvelé que par moitié tous les trois ans…

         Ayant échoué aux élections sénatoriales, que va faire maintenant Georges Mothron ? DM

 

Les prochaines permanences prévues :

-Aujourd’hui lundi 25 septembre, de 18 h. à 19 h. centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien ;

-Mardi 26 septembre, de 18 à 19 heures devant l’Intermarché de la cité Joliot-Curie.

Toutes les semaines, l’hebdomadaire Lutte ouvrière est aussi en vente à la librairie Le Presse-papier et au Tabac-Presse du mail de la Terrasse du quartier du Val-Nord que nous remercions.

 

Histoire du mouvement ouvrier : à Argenteuil, une belle soirée de culture ouvrière

La conscience passe par la connaissance

 


Ce fut vendredi un beau moment avec cet entretien avec Thomas Rose pour son livre paru en deux petits fascicules dans la collection « Éclairage », aux Bons caractères : « Les socialistes en France 1871-1914 ». Il y avait plus d’une trentaine de participants à cette rencontre chez la grande librairie de la Ville, une rencontre qui n’a malheureusement guère intéressé les autres tendances politiques locales. Il n’y a eu qu’un militant du PCF pour s’excuser de ne pouvoir y participer. C’est ainsi, mais c’est dommage.

         Cette histoire relève de celle du mouvement ouvrier, et donc à ce titre, présente un grand intérêt pour notre courant politique. Le mouvement socialiste en France durant cette période est peu connu aujourd’hui de ceux qui, peu ou prou, ont une filiation avec elle.

         Elle est pourtant celle du combat de militants se réclamant plus ou moins du marxisme pour implanter leur programme au cœur d’un monde du travail, d’un prolétariat alors en pleine évolution. Avec de belles personnalités de fondateurs, mais aussi de militants ouvriers engagés pour leur idéal révolutionnaire. Avec des dirigeants qui « tâtonnent », car il n’y a pas de recette pour construire le parti ouvrier. Les organisations, multiples avant 1905 et la fondation de la Section Française de l’Internationale ouvrière (SFIO), participent justement aux élections, mais avec les succès électoraux, l’électoralisme n’est pas loin. Ces succès attirent des éléments de la petite-bourgeoisie qui ne sont pas des militants révolutionnaires. Nombreux s’avèrent parmi eux de simples candidats politiciens.

         Cela aboutit à l’effondrement politique du mouvement qui se rallie à l’été 1914, sauf quelques éléments, à l’Union sacrée.

         Ces petits ouvrages sont à lire et à diffuser, en ces temps où la concurrence entre les grandes puissances dans un monde impérialiste où les tensions grandissent, porte en elle les mêmes dangers d’une nouvelle guerre généralisée. DM

 

Je dispose d’un certain nombre de ces deux ouvrages. Ils coûtent 8 euros 20. Vous pouvez me les commander. DM

 

Le drame de l’Hôpital public : Plan blanc dans les hôpitaux de Moselle

De l'argent pour les hôpitaux, pas pour les chars d'assaut !

 

L’ARS du Grand Est a décrété le plan blanc en Moselle en raison de la pénurie de personnel médical et soignant. Les hôpitaux pourront déprogrammer des opérations qualifiées de non urgentes et rappeler des personnels soignants en congés.

         Le plan blanc a été conçu pour permettre aux établissements de santé de répondre à des situations d'urgence sanitaires graves telles que des épidémies ou des catastrophes. Mais là il ne s'agit pas de cela ; il n’y a pas actuellement en Moselle de problème sanitaire particulier provoquant un afflux massif de patients.

         Mais, par suite des politiques d'économies menées par les gouvernements depuis des décennies, la situation des hôpitaux est devenue telle que les autorités de santé sont maintenant amenées à recourir sans cesse à des mesures d’exception.