Retraites
: la déclaration de guerre de Macron
05 Octobre 2022
Après des jours d’hésitations
médiatisées, Macron a annoncé son projet, le jour même de la mobilisation
syndicale sur les salaires : il entend reculer l’âge de départ à la retraite de
62 à 65 ans d’ici 2031 et sa Première ministre proposera une loi au Parlement
avant la fin de l’hiver pour mise en œuvre à l’été 2023.
Sous prétexte de dialogue social,
Élisabeth Borne et son ministre du Travail, Olivier Dussopt, vont organiser
trois mois de parlottes avec les confédérations syndicales. Cela a suffi à
plusieurs dirigeants syndicaux pour parler d’une « inflexion dans la
méthode » ! La réalité est que Macron veut aller vite, montrer qu’il
est le chef et qu’il est déterminé à faire travailler coûte que coûte les
salariés plus dur et plus longtemps.
Faute de majorité absolue à
l’Assemblée nationale, il évoque le recours à l’article 49-3, qui permet de faire
passer un texte en force en engageant la responsabilité de son gouvernement. Si
une majorité de députés votent une motion de censure, la loi est rejetée et le
gouvernement démissionne. Fier-à-bras et exerçant un chantage sur les députés,
ceux de LR en particulier, invités à soutenir sa réforme, Macron les menace en
déclarant que, face à un tel scénario, il dissoudrait l’Assemblée.
D’ici le printemps, les postures
des uns et des autres promettent donc d’animer le cirque parlementaire. Sur le
fond, il n’y a pas d’autre raison à cette énième attaque contre les retraites
que la volonté de ceux qui dirigent la société de rallonger la durée globale du
travail et la quantité de richesses que créent les travailleurs. Macron le dit
lui-même : sa réforme n’a pas pour but de remplir les caisses de retraite,
mais, dit-il, de dégager 6 ou 7 milliards d’euros pour financer les hôpitaux,
les Ehpad, voire la transition énergétique. La classe capitaliste encaisse des
centaines de milliards de profits par an et elle entend augmenter encore la
part de richesses qu’elle prélève sur la société. C’est ce que réclame le
Medef : une réduction des impôts et des dépenses publiques, mais le
maintien de toutes les aides et subventions dans sa direction ; des
réformes de l’Assurance chômage et des retraites, mais sans provoquer de grèves
lors de leur mise en œuvre. Aux ministres de se débrouiller ensuite pour
financer le budget de l’État, en dépouillant les travailleurs, tout en évitant
qu’ils se révoltent.
Cette nouvelle réforme des retraites
est bien une déclaration de guerre à tous les travailleurs. Les réformes
précédentes obligent déjà des millions de salariés à partir à 63 ou 64 ans
s’ils ne veulent pas subir de décote sur leurs pensions. Ceux, nombreux, usés
par le travail ou les maladies, qui ne peuvent pas le faire sont contraints de
partir avec des retraites amputées. Des millions d’autres, au chômage ou en
invalidité bien avant 60 ans, passent d’une misère à l’autre, des minimas
sociaux au minimum vieillesse.
La réforme de Macron va aggraver
le sort de tous, appauvrir les anciens et réduire l’espérance de vie à la
retraite. Pour l’empêcher, les travailleurs ne pourront compter ni sur les
députés d’opposition ni sur le prétendu dialogue social. La guerre est déclarée
par le gouvernement et le grand patronat et, face à elle, les seules armes des
travailleurs sont celles de la lutte de classe, leur mobilisation dans les
grèves et les manifestations.
X. L. (Lutte ouvrière n°2827)
…………………………………………………………………………………………………………
CGT-PSA : non à l’exclusion
de vrais militants ouvriers, oui à la démocratie de l’organisation des
travailleurs
Signez la pétition. Cela concerne chaque travailleur, chaque
militant de la CGT mais aussi de tous les syndicats.
Soyons à leur côté, signons la pétition
Soutenons les militants de la CGT-PSA
historique de l’usine de Poissy menacés d’exclusion par la Fédération CGT de la
métallurgie
Tribunal de Bobigny (93)
Jeudi 20 octobre à midi
Renverser
le capitalisme, une nécessité !
Meeting
avec Nathalie Arthaud à Paris
Samedi 8
octobre, à 15h
Théâtre
de la Mutualité, 24 rue Saint Victor, Paris 5e
Entrée
libre
Départ collectif d’Argenteuil, RDV à 13 h.30
au « Café des deux gares »
Les prochaines
permanences prévues.
-aujourd’hui jeudi
6 octobre, de 18 h. à 18 h.30. Centre commercial du Val-Nord,
Et de 11 h. à
midi dans celui de la cité Joliot-Curie ;
-vendredi 7
octobre, de 15 h. à 16 h.45 au marché du Val-Nord ;
-et de 17 h.15
à 18 h.15 au carrefour Babou.
-samedi 8
octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant Monoprix,
-de 11 h. à
midi au marché de la Colonie,
-de 11 h. à 11
h.45 devant Auchan au Val-Sud,
Et de 11 heures
à midi dans le centre commercial Joliot-Curie.
-dimanche 9
octobre, de 10 h.15 à 10 h.55 devant l’Intermarché du Centre ;
-et de 11 h. à
midi au marché Héloïse.
-lundi 10
octobre, de 18 à 19 heures, centre commercial des Raguenets à Saint-Gratien.
-mercredi 12
octobre, de 11 h. à 11 h.30 au marché des Champioux.
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