lundi 13 juin 2022

Lutte ouvrière, notre résultat à Argenteuil et à Bezons. Des résultats minoritaires certes mais pas négligeables. Ils nous encouragent.

Sur Argenteuil-Bezons, 522 voix, ce n’est pas rien

 


 

Nous avons obtenu lors de ce premier tour des élections législatives 522 voix, soit 2,08 % des suffrages exprimés sur la circonscription. Lors des Législatives précédentes de 2017, nous avions obtenu 440 voix et 1,65 %. Pour mémoire également, sur cette circonscription, notre candidate, Nathalie Arthaud, a obtenu en avril dernier, 220 voix, soit aux alentours de 0,5%.

         Merci à ces électeurs qui ont tenu à voter pour deux militants qu’ils connaissent, pour Michel Campagnac à Bezons, et pour moi-même à Argenteuil. Deux militants de tous les combats du monde du travail.

         Face aux nouveaux faiseurs d’illusions, nous préférons continuer à défendre nos perspectives de lutte et de la reconstruction d’un parti des travailleurs communiste et révolutionnaire.

         Avec nous, tout est clair.

         Merci à nos électeurs. Merci aussi à tous ces travailleurs qui sont solidaires de notre combat, mais qui ne peuvent faire le geste électoral nécessaire, parce qu’ils n’ont pas le sésame d’une carte d’identité. En tout cas, nous pensons à eux.

         Merci à notre petit groupe militant, petit mais qui s’étoffe. Sans lui, sans nous tous, rien ne serait possible. Le combat continue. DM

 

Argenteuil, Législatives, une claque pour la municipalité

Une nouvelle défaite de la municipalité

 

Le « donné du sens » du candidat. Complètement raté.

Le candidat de la municipalité LR, Gilles Savry, vient de connaître une nouvelle cuisante défaite. Moins de 10 % des voix.

         Voilà un résultat qui aurait de quoi faire réfléchir la municipalité. Pour une ville de 105 000 habitants, son candidat a obtenu moins de 2500 voix.

         Une image de l’abyme que la municipalité a créé entre elle et la population.

         Une action municipale en roue libre lorsqu’elle ne prend pas à rebrousse-poil la population, un appareil territorial très désabusé. Mais la municipalité se rend-elle vraiment compte de la situation ? DM

 

Argenteuil, aménagement de l’espace. Pour le maîtriser totalement, la population doit s’attaquer au capitalisme

Toujours et encore, le capitalisme

 

Une belle nature sur la friche Sifru

Sur Argenteuil, plusieurs affaires ont mobilisé ou continuent de mobiliser des habitants outrés d’aménagements immobiliers qui n’ont pas lieu d’être. C’est le cas pour le terrain de la Croix-Rouge rue Labrière, pour le projet Sifru sur les hauts d’Orgemont, et bien sûr du projet Fiminco qui vise l’espace Jean Vilar.

         Rien d’étonnant. Ces projets sont de pure spéculation et ne visent pas à résoudre le problème du déficit de logements dans les zones urbanisées. Ces sont des opérations extrêmement juteuses, quand ce ne sont pas des projets de pure spéculation comme le rappelle l’affaire Fiminco de Romainville.

         Dans ces affaires, les habitants ont bien sûr toutes les raisons de se mobiliser. Il faut simplement qu’ils n’oublient jamais que ces opérations sont inhérentes au capitalisme, et qu’ils auront toujours fort à faire avec des adversaires ligués qui ne sont pas n’importe lesquels acteurs.

         Il y a d’abord les spéculateurs eux-mêmes forts de leurs capitaux. Il y a l’État fort sensible aux intérêts des premiers. Il y a les collectivités locales, les municipalités en particulier, qui se laissent souvent séduire par un faux clinquant et oublient l’essentiel des graves dommages engendrés par ces projets. Quand ce n’est pas pour d’autres raisons moins avouables.

         Dans l’affaire Jean Vilar, cette collaboration a été manifeste. Des capitaux-Fiminco, un projet concocté dans le secret au niveau de la tête de deux municipalités différentes, un préfet qui ne voit rien à redire alors qu’il vient juste d’arriver de l’autre côté du monde, et alors même que d’autres acteurs de l’État ont émis des mises en garde.

         C’est cela le capitalisme. Pour faire disparaître ce fonctionnement spéculatif qui est au cœur de nombre de catastrophes d’aménagement aujourd’hui, il faudra faire disparaître le capitalisme. L’humanité trouvera alors sur ce plan comme sur bien d’autres la maîtrise de son destin.

         Bien évidemment, cette vérité ne doit pas conduire à baisser les bras. Il arrive que le petit David terrasse le grand Goliath. DM