lundi 28 mars 2022

Argenteuil, nuisances sonores aériennes, insupportables !

Les actionnaires du transport aérien n’ont que faire de ceux d’en bas

Nous avons été interpellé samedi matin par une habitante de la rue des Plantes dans le quartier Orgemont-Volembert. Elle ne supporte plus le ballet en continu des avions qui créent des nuisances sonores insupportable. Hormis la période d’interdiction des vols – de minuit à 5 heures du matin- c’est une ronde sonore continue. Elle a calculé qu’il y avait à peu près chaque jour pas moins de 570 avions qui passaient dessus son pavillon. Elle s’interrogeait sur la modification des couloirs aériens.

         A l’hôtel de ville où elle a tenté de s’informer sur la situation et comment il serait possible de la modifier, elle n’a même pas eu droit à une oreille attentive, ce qui serait tout de même le minimum que tout administré serait en droit d’attendre.

         Il semble que l’augmentation actuelle du trafic aérien soit le fait de la hausse du transport de marchandises par avions cargo.

         Dans tous les cas, le trafic aérien est à l’image de la société. Rien de fondamentalement rationnel. Quand la rentabilité et les profits sont les maîtres mots, il ne faut s’étonner que la pollution et de multiples nuisances soient au rendez-vous.

         Il faut que l’humanité redevienne maîtresse de ses choix. Par la révolution des travailleurs du monde, il faut renverser le capitalisme. DM

 

MGEN – Lyon, grève pour les salaires : une première depuis 32 ans !

 

Renouer avec un état d’esprit de lutte

Les grévistes de la MGEN à Lyon le 24 mars 2022

Jeudi 25 mars, les travailleurs du groupe VYV, qui comprend les mutuelles "MGEN" et "Harmonie Mutuelle", étaient appelés à une grève nationale par l'intersyndicale. Les négociations annuelles (NAO) n'ont rien donné dans les deux entreprises, la direction osant annoncer 0,2% plus 0,5% d'augmentation générale et un saupoudrage d'augmentations individuelles.

     En plus, l'ambiance est à la méfiance. La direction prévoit des réorganisations avec rapprochement des activités, réorganisations, polyvalence, objectifs commerciaux, retour sur des acquis tels que les pauses en centres d'appels.

     Un premier mouvement avait eu lieu le 25 janvier, suivi par 40% des salariés. C'était, d'après les plus anciens, la première fois depuis 32 ans ! À Lyon, une cinquantaine de salariés ont manifesté devant le siège fermé. Des adhérents de la MGEN, trouvant porte close, posaient des questions sur les revendications, encourageaient les grévistes et demandaient "que faire pour vous soutenir ?". De nombreux coup de klaxon saluaient la manifestation, venant de particuliers, de chauffeurs de bus ou de camions qui passaient sur l'avenue. La première satisfaction des grévistes a été d’avoir renoué avec un état d'esprit de lutte. C'est encourageant pour la suite.

Chômage partiel à Renault-Cléon (Seine-Maritime)

 

Ce n'est pas à nous de pas payer l’addition !

À l’usine Renault de Cléon, depuis septembre, les ateliers de production comme les services sont régulièrement au chômage partiel, en lien avec la pénurie mondiale de composants électroniques.

Selon la direction, la cause serait toujours la pénurie de composants, mais aussi le fait qu’un des fournisseurs de Renault, spécialisé dans la fabrication d’un mécanisme lève-vitres, est installé en Ukraine.

         Ces jours non travaillés sont payés par l’État mais également par les travailleurs ! Les salariés intérimaires, d’abord, ne sont payés qu’à 70 % durant ces périodes. Les embauchés, eux aussi, en sont de leur poche puisque la direction prend un jour sur les congés pour cinq jours de chômage.

         En 2021, Renault a dégagé 1 milliard de bénéfice. Cet argent qui vient des travailleurs doit servir à payer à 100 % tous ceux du site et à maintenir l’intégralité de leurs congés !

dimanche 27 mars 2022

Nathalie ARTHAUD, Les 4 Vérités France 2 : Interview de Nathalie Arthaud

Nathalie ARTHAUD : ‘‘Le monde du travail doit prendre les rênes de la société !’’

 23 Mars 2022

‘‘Le monde du travail doit prendre les rênes de la société !’’

La campagne militante de Nathalie bat son plein. En plus des interviews dans les médias, du 15 au 19 mars, après s’être rendue à l’invitation de l’association des maires de France, elle a participé à trois réunions à la rencontre de jeunes étudiants, et tenu trois meetings, dans les villes d’Aix, Marseille, Toulouse et Bordeaux, avant de prendre la parole lors du banquet de Lutte ouvrière de Creil.

La guerre en Ukraine a occupé une partie des débats car elle rend palpable l’urgence de la situation, la nécessité pour les travailleurs de faire entendre leurs intérêts et de prendre leur sort en main.

Dans la lignée des revendications portées par le mouvement des gilets jaunes, des participants ont demandé à Nathalie si elle serait favorable à l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne (RIC). Mais s’il est juste que les travailleurs revendiquent le droit de décider, ce n’est pas une question de procédure. Imagine-t-on des RIC sur les salaires, les embauches, les conditions de travail, auxquels les patrons se soumettraient ? Arracher le droit de décider, ce serait imposer par le rapport de force un véritable contrôle des travailleurs mobilisés. Cela ne signifierait pas des référendums ponctuels, mais un contrôle permanent, la transparence des comptes, pouvoir suivre les circuits de l’argent.

À ceux qui s’étonnent que la candidate ne vise pas la présidence de la République, Nathalie fait remarquer le côté dérisoire de l’élection : « L’ennemi à combattre, c’est la classe sociale capitaliste. »

La question climatique, qui inquiète jeunes et moins jeunes, est l’occasion de l’illustrer. Car, si les dirigeants de ce monde parlent beaucoup écologie, ils n’ont pas les leviers pour agir, même en admettant qu’ils le veuillent. Il est bien beau de parler de planification écologique, souligne Nathalie, mais on planifie quoi si les capitalistes gardent les rênes d’Arcelor, de Cargill, Monsanto, Total, Dassault, etc. ?

« Mais alors le problème ne vient-il pas des multinationales ? », a-t-on demandé à Nathalie, et « en quoi le passage à une société communiste permettra-t-il un avenir durable ? » Les multinationales ne sont pas le problème mais la solution, à condition que la classe ouvrière s’en empare. Pour répondre aux besoins de la société tout en tenant compte des ressources, du climat, de l’environnement, il faut rationaliser l’économie, c’est-à-dire recenser les besoins et coordonner, planifier la production à l’échelle internationale. Il faut soustraire des secteurs entiers, comme l’énergie par exemple, aux capitaux privés. Et produire « local » n’est pas toujours le plus écologique, contrairement à une idée reçue : il y a déjà suffisamment d’usines, dans bon nombre de secteurs, pour produire suffisamment sans en construire de nouvelles aux quatre coins du monde. Mais gérer les moyens de production en fonction des besoins de l’humanité suppose d’abord l’expropriation de la classe capitaliste. « Les communistes sont en réalité les seuls écologistes conséquents », a affirmé Nathalie.

Beaucoup sont choqués par l’absence de visibilité du camp des travailleurs dans les médias et l’absence de débats pour l’élection, mais il ne faut pas s’en étonner. Les médias sont financés par les capitalistes, il n’y a aucune raison qu’ils déroulent le tapis rouge aux révolutionnaires. Nous nous moquons de débattre avec Macron, a dit Nathalie : nous nous adressons aux travailleurs pour faire entendre leurs intérêts et affirmer qu’ils sortiront de l’exploitation, de la crise climatique et des guerres, quand ils prendront confiance dans leur force et s’organiseront pour renverser cette société.

                                                                         

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                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

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Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org et

 https://www.nathalie-arthaud.info/

 

Les prochaines permanences

-aujourd’hui dimanche 27 mars, de 10 h. à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,

 Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse.

-lundi 28 mars, de 18 à 19 h, centre commercial, Les Raguenets, Saint-Gratien ;

-mercredi 30 mars, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.

 

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

         Et maintenant surtout, on achète sa vignette d’entrée à 15 euros pour les 3 jours (25 euros sur place). C’est gratuit pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans.

Pour l’achat des vignettes, Dominique 0699499864    MDommarie@aol.com (Chèque à l’ordre de D. Mariette, ou en espèces).

         Nous prévoyons un car gratuit le dimanche 29 mai, départ unique 9 heures, retour 20 heures.