23 Mars 2022
‘‘Le
monde du travail doit prendre les rênes de la société !’’
La campagne militante de Nathalie
bat son plein. En plus des interviews dans les médias, du 15 au 19 mars, après
s’être rendue à l’invitation de l’association des maires de France, elle a
participé à trois réunions à la rencontre de jeunes étudiants, et tenu trois
meetings, dans les villes d’Aix, Marseille, Toulouse et Bordeaux, avant de
prendre la parole lors du banquet de Lutte ouvrière de Creil.
La guerre en Ukraine a occupé une
partie des débats car elle rend palpable l’urgence de la situation, la
nécessité pour les travailleurs de faire entendre leurs intérêts et de prendre
leur sort en main.
Dans la lignée des revendications
portées par le mouvement des gilets jaunes, des participants ont demandé à
Nathalie si elle serait favorable à l’instauration d’un référendum d’initiative
citoyenne (RIC). Mais s’il est juste que les travailleurs revendiquent le droit
de décider, ce n’est pas une question de procédure. Imagine-t-on des RIC sur
les salaires, les embauches, les conditions de travail, auxquels les patrons se
soumettraient ? Arracher le droit de décider, ce serait imposer par le
rapport de force un véritable contrôle des travailleurs mobilisés. Cela ne
signifierait pas des référendums ponctuels, mais un contrôle permanent, la
transparence des comptes, pouvoir suivre les circuits de l’argent.
À ceux qui s’étonnent que la
candidate ne vise pas la présidence de la République, Nathalie fait remarquer
le côté dérisoire de l’élection : « L’ennemi à combattre, c’est la
classe sociale capitaliste. »
La question climatique, qui
inquiète jeunes et moins jeunes, est l’occasion de l’illustrer. Car, si les
dirigeants de ce monde parlent beaucoup écologie, ils n’ont pas les leviers
pour agir, même en admettant qu’ils le veuillent. Il est bien beau de parler de
planification écologique, souligne Nathalie, mais on planifie quoi si les
capitalistes gardent les rênes d’Arcelor, de Cargill, Monsanto, Total,
Dassault, etc. ?
« Mais alors le problème ne
vient-il pas des multinationales ? », a-t-on
demandé à Nathalie, et « en quoi le passage à une société communiste
permettra-t-il un avenir durable ? » Les multinationales ne sont
pas le problème mais la solution, à condition que la classe ouvrière s’en
empare. Pour répondre aux besoins de la société tout en tenant compte des
ressources, du climat, de l’environnement, il faut rationaliser l’économie,
c’est-à-dire recenser les besoins et coordonner, planifier la production à
l’échelle internationale. Il faut soustraire des secteurs entiers, comme
l’énergie par exemple, aux capitaux privés. Et produire « local »
n’est pas toujours le plus écologique, contrairement à une idée reçue : il
y a déjà suffisamment d’usines, dans bon nombre de secteurs, pour produire
suffisamment sans en construire de nouvelles aux quatre coins du monde. Mais
gérer les moyens de production en fonction des besoins de l’humanité suppose
d’abord l’expropriation de la classe capitaliste. « Les communistes
sont en réalité les seuls écologistes conséquents », a affirmé
Nathalie.
Beaucoup sont choqués par
l’absence de visibilité du camp des travailleurs dans les médias et l’absence
de débats pour l’élection, mais il ne faut pas s’en étonner. Les médias sont
financés par les capitalistes, il n’y a aucune raison qu’ils déroulent le tapis
rouge aux révolutionnaires. Nous nous moquons de débattre avec Macron, a dit
Nathalie : nous nous adressons aux travailleurs pour faire entendre leurs
intérêts et affirmer qu’ils sortiront de l’exploitation, de la crise climatique
et des guerres, quand ils prendront confiance dans leur force et s’organiseront
pour renverser cette société.
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-au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;
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Nathalie Arthaud dans les médias :
Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org et
https://www.nathalie-arthaud.info/
Les
prochaines permanences
-aujourd’hui
dimanche 27 mars, de 10 h. à 10 h.55 devant l’Intermarché du centre,
Et de 11 h. à midi, au marché Héloïse.
-lundi 28
mars, de 18 à 19 h, centre commercial, Les Raguenets, Saint-Gratien ;
-mercredi
30 mars, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.
La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022
Les habitués de
la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire
lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare
de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est
pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser
pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche
29 mai 2022. Des dates à retenir !
Et maintenant surtout, on achète sa
vignette d’entrée à 15 euros pour les 3 jours (25 euros sur place). C’est
gratuit pour les enfants accompagnés de moins de 14 ans.
Pour l’achat des vignettes, Dominique 0699499864 MDommarie@aol.com (Chèque à l’ordre de D.
Mariette, ou en espèces).
Nous prévoyons un car gratuit le
dimanche 29 mai, départ unique 9 heures, retour 20 heures.