vendredi 18 mars 2022

Argenteuil, une politique des quartiers et de ses « Maisons » à revoir, au moins à compléter

 

Isolement et caractères périphériques profondément préjudiciables

 

Un espace fracturé à unifier

Argenteuil est une commune qui présente un énorme problème de séparation entre les différents quartiers de la Ville. C’est une grande commune aux quartiers non seulement éloignés mais séparés par des transports limités et les « murs » que représentent les voies ferrées et l’A15.

         Les municipalités successives n’ont jamais sérieusement réfléchi à un problème qui renforce l’isolement des habitants, d’autant plus dans la période actuelle où le réseau associatif et politique qui pourrait contrecarrer en partie une telle situation est en difficulté.

         La réponse municipale a été le développement de « Maisons de quartier » qui ont leurs propres activités et programme, mais qui vivent en autonomie face aux quartiers qu’ils desservent.

         Il n’est bien sûr pas question de remettre en question l’existence de telles Maisons de quartier. Mais la municipalité devrait aussi avoir à cœur de leur donner un axe d’unité supplémentaires et les moyens correspondants. Un axe d’unité en direction de l’extérieur, avec des déplacements vers les autres quartiers de la Ville et de leurs activités. Cela exige non seulement une information particulière et du volontarisme mais la mise en place des moyens de transport nécessaires.

         La municipalité ne sent elle pas le climat négatif qui pèse sur la Ville et ses habitants ? Elle n’en est certes pas la seule responsable, mais on ne peut pas dire qu’elle mette en marche des efforts pour la contrecarrer. DM

Val d’Oise, Blanquer et compagnie, une conduite de Grenoble à Domont

 

Sacrée soirée

 

 

Mais c’est l’ancienne "collègue" ! Et sa copine, ça la fait marrer !

Lundi dernier, Blanquer n’a pas passé une bonne soirée à Domont. Il a eu affaire à une classe très turbulente à propos de la qualité déplorable de l’enseignement qu’il donne ces dernières années depuis qu’il est au gouvernement. Des habitants étaient présents pour lui dire ce qu’ils avaient sur le cœur. Groupe des Gilets jaunes de Saint-Brice, Stylos rouges de l’Éducation, enseignants de la région, parents d’élèves en avaient ce soir-là à exprimer. Cela n’apporte pas grand-chose, mais cela fait tout de même du bien par les temps qui courent, et pourquoi se priver de ce genre d’occasion. D'autant plus qu'avec les âneries proférées sur l'Éducation ce soir-là, la tension ne pouvait que monter.

         Apparemment, l’ancienne secrétaire d’État à l’éducation prioritaire éjectée du gouvernement pour attitude inadéquate avec son cabinet était présente. Pas fâchée finalement avec son mentor Blanquer.

         Quant à l’ancienne « syndicaliste » d’Argenteuil Cécile Rilhac, notre ancienne collègue, cela a dû lui rappeler quelques souvenirs, rares j’en conviens, lorsqu’elle a dû protester dans le passé contre des mauvais coups des ministres de l’éducation.

         Pour ce qui est de la députée d’Argenteuil-Bezons, ce soir-là, inconnue au bataillon.

         Et Blanquer, après cette soirée, il a toujours l’intention de se présenter aux législatives dans le Val d’Oise ? DM

jeudi 17 mars 2022

Nathalie Arthaud, sur la guerre en Ukraine, invitée de BFM news

Alain Krivine, un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

Alain Krivine

16 Mars 2022

C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Alain Krivine, survenu le 12 mars à Paris, à l’âge de 80 ans.

 

 

Celui qui nous quitte a été jusqu’au bout un militant communiste révolutionnaire.

Son histoire se confond avec celle du courant politique représenté longtemps par la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), avant qu’elle donne naissance au Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Même si bien des choses ont séparé et continuent de séparer notre courant, Lutte ouvrière, de celui qu’Alain Krivine a ainsi incarné toute sa vie, il a toujours été pour nous un camarade.

Lutte ouvrière avait appelé à voter pour lui en 1969. Depuis la caserne où il était mobilisé, il s’était alors porté pour la première fois candidat à l’élection présidentielle, cinq ans avant qu’Arlette Laguiller soit à son tour candidate, en 1974. Mais les occasions de nous retrouver ensemble, du même côté de la barricade, ne se sont évidemment pas résumées à des échéances électorales.

Ce n’est pas le lieu de retracer ici tout ce qui, au cours de plusieurs décennies, a pu nous réunir ou au contraire nous éloigner. Rappelons cependant qu’en 1999 la liste commune de Lutte ouvrière et de la LCR avait obtenu cinq élus au Parlement européen, dont Arlette Laguiller et Alain Krivine. Cela avait été une nouvelle occasion de nous retrouver côte à côte pour faire entendre, pendant les cinq ans de ce mandat, le courant révolutionnaire. C’était cette fois – et une fois n’est pas coutume – du sein d’un parlement bourgeois qu’il fallait le faire, en tentant naturellement de faire porter cette voix bien au-delà. Là aussi, au cours de cette expérience, les différences politiques entre nous n’ont jamais empêché une collaboration étroite, la solidarité et la fraternité.

Nous garderons d’Alain le souvenir de sa conviction, de sa chaleur, de l’énergie infatigable qu’il a mise à défendre ses idées et à faire vivre le courant révolutionnaire, en France et au-delà. Si, malgré toutes les difficultés, ce courant est toujours bien vivant aujourd’hui, on le doit aussi à Alain.

Lutte ouvrière sera bien sûr présente à ses obsèques, qui auront lieu lundi 21 mars à 15 h 30 au crématorium du cimetière du Père-Lachaise.

« Contrairement à d’autres qui se disaient révolutionnaires en 1968 mais qui se sont ensuite intégrés à la société bourgeoise, Alain Krivine est toujours resté fidèle à ses idées. Ayant été élus ensemble en 1999 sur une liste LO-LCR aux élections européennes, j’avais pu apprécier le militant. »

Arlette Laguiller

Michel Rodinson pour Lutte ouvrière

                                                                                   (Lutte ouvrière n°2798)