mercredi 9 février 2022

Argenteuil, gare du centre, quand c’est la misère du monde qui parvient à nos yeux

 

Cachez cela ? Non, lutter pour changer la société

 

 

Sur le papier, venant de la droite, ou à travers les méandres des « réseaux sociaux » ou de Cnews, la situation à la gare d’Argenteuil s’est invitée ces derniers temps dans la petite actualité de la Ville.

         De quoi s’agit-il ? de la disparition d’un guichet grande ligne ? Des effectifs insuffisants à la gare ? De l’aménagement de cette dernière qui a un certain aspect glauque par mauvais temps nocturne ? Non, vous n’y êtes vraiment pas. Il s’agit de la question des vendeurs à la sauvette de cigarettes !

         Voilà un autre aspect de la misère du monde qui s’ajoute à la présence de sans domicile, ou de vendeurs d’ail sur certains marchés populaires de la Ville.

         Certes, il n’y a aucun danger, personne ne se fait agresser, mais pour certains, la vue de la misère du monde est donc bien désagréable, lorsque du Sud ou de l’Est, elle parvient dans les contrées d’ici. 

         Oui bien sûr, nous sommes dans une société totalement désagréable. Il faut donc la changer, avec déjà aujourd’hui une petite solidarité humaine pour les plus pauvres des pauvres ! DM

Balkany : justice de classe

 

Tolérance et indulgence… de classe

 

 


Placés sous bracelet électronique après avoir été condamnés pour fraude fiscale, les Balkany ont tranquillement continué à vivre leur vie de bourgeois, sortant plus d'une centaine de fois du périmètre qui leur était assigné.

         À force de provocations, un tribunal a fini par renvoyer le mari escroc en prison. Mais pas question de saisir leurs biens alors qu’ils n’ont remboursé que 500 € par mois sur ce qu'ils doivent, bien que percevant un revenu mensuel de 12 000 €.

         Une tolérance et une indulgence dont ne bénéficient pas les auteurs d'infractions bien moindres issus des quartiers populaires.

mardi 8 février 2022

Editorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 7 février 2022

 Hausse des prix : les salaires et les pensions doivent suivre !

7 février 2022

Plus de 137 milliards d'euros, c'est le montant estimé des profits des entreprises du Cac 40 pour l'année 2021. 15 milliards pour TotalEnergie ; 12 milliards pour LVMH ou Stellantis ; 8 milliards pour BNP Paribas ou Sanofi. Pour les patrons de l'énergie, du luxe, de l'automobile ou des banques, c'est le gros lot !

En haut, les actionnaires se goinfrent, les ventes de sacs Hermès à 300 000 euros, de voitures de luxe ou de yachts explosent. En bas, des millions de travailleurs, de chômeurs ou de retraités doivent compter chaque euro pour se chauffer, se nourrir ou se déplacer. Combien de ménages baissent le chauffage pour économiser 40 ou 50 euros sur la facture d'énergie ? Combien se privent de viande ? Combien ne font plus qu'un demi ou un quart de plein d'essence pour ne pas trop être dans le rouge ?

L'inflation officielle atteint 2,9 % par an. Mois après mois, elle grimpe inexorablement. Et ce n'est qu'un début car la hausse des prix est orchestrée par les grands groupes de l'énergie qui anticipent la transition énergétique. En répercutant ces hausses sur toute la chaîne de production, la classe capitaliste fait payer les futurs investissements aux consommateurs.

Mais les consommateurs ne sont pas tous logés à la même enseigne. Pour les ménages populaires, le logement, le chauffage, la nourriture absorbent l'essentiel du budget. Pour eux, l'inflation réelle est bien supérieure. Le prix de l'énergie a bondi de 20 % en un an, celui des fruits et légumes de 6,7 %. Même le prix des pâtes a augmenté de 20 à 50 % selon les marques, les plus bas de gamme ayant le plus augmenté ! Dans les HLM, des bailleurs sociaux ont augmenté les provisions de charges pour le chauffage de 30 ou 40 euros par mois, des sommes énormes quand on vit avec le minimum vieillesse ou le RSA.

Auxiliaires de vie, ouvriers, employés, livreurs : celles et ceux qui produisent tout, les « premiers de corvée » sur qui repose le fonctionnement de la société, ne peuvent pas vivre dignement de leur salaire. C'est bien pourquoi, dans diverses entreprises, des travailleurs engagent la lutte pour leurs salaires. Ils ont mille fois raison, et c'est tous ensemble que nous devons engager ce combat !

Refusant d'augmenter les salaires mais redoutant une explosion de colère, patrons et gouvernement nous roulent avec des primes et le prétendu blocage du prix de l'énergie. Mais les travailleurs ne demandent pas l'aumône. Ils réclament leur dû.

Du côté des candidats à l’Élysée, Mélenchon promet le Smic à... 1400 euros.  Le Pen veut « que le travail paie » mais c'est aux patrons qu'elle promet des exonérations de cotisations pour les inciter à augmenter les salaires. Quant à Pécresse, elle n'a même pas attendu d'être élue, comme le font d'habitude les politiciens, pour revoir sa copie sous la pression du Medef. Elle propose une augmentation des salaires de 3 % mais par réduction des cotisations vieillesse. Dans tous les cas, c'est l’État qui paiera et cela se traduira par des coupes dans le budget de la Sécurité sociale, de l’Éducation, des hôpitaux. On nous prendra dans la poche droite ce qu'on nous mettra dans la gauche.

Les salaires doivent être intégralement payés par le patronat en prélevant sur ses marges. Qui osera dire qu'il n'y a pas d'argent ? Pas un salaire, pas une pension ne doivent être inférieurs à 2 000 euros net par mois. Face à l'inflation, il faut indexer les salaires sur les prix.

Ce serait utopique et irréaliste ? Mais c'est le minimum pour payer les factures et remplir le réfrigérateur. Comme le boulanger qui augmente le prix de la baguette de 10 % en disant « je n'ai pas le choix car la farine a augmenté », les travailleurs n'ont pas le choix s'ils ne veulent pas tomber dans la misère.

Les petits patrons ne pourraient pas payer ? Mais si c'est vrai, qu'ils se retournent contre leurs donneurs d'ordre, leurs fournisseurs ou les banquiers qui les prennent à la gorge ! Qu'ils rendent publics leurs comptes et les contrats qui les lient pour qu'on puisse vérifier qui possède quoi !

Pour défendre leurs conditions d'existence, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ils n'ont rien à attendre d'un changement de président. Ils doivent se préparer à combattre les capitalistes qui pompent toutes les richesses puis les dilapident dans la finance ou dans le luxe, privant la société des moyens de fonctionner.

Tout cela je serai la seule à l'affirmer dans la campagne présidentielle, et ma candidature permettra aux électeurs de la classe ouvrière de l'affirmer avec moi par leur vote.

                                                                                            Nathalie Arthaud

 

Les prochaines permanences

-mercredi 9 février, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 


Achetez notre hebdomadaire Lutte ouvrière (1,5 euro) numéro 2792, et Lutte de classe (2,5 euros) n°221 (au « Presse papier » seulement), lors des permanences et :

         Chez les marchands de la presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

 Samedi 12 février

Meeting avec Nathalie ARTHAUD

Paris  (Paris)

À 15h00

Salle de la Mutualité, 24 rue Saint Victor, Paris 5e

                                                                             Entrée libre

Pour s’y rendre en train d’Argenteuil, un RDV collectif est prévu : à 13 heures 30 devant le « café des 2 gares » sortie Orgemont de la gare du centre

 

La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022

Les habitués de la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mai 2022. Des dates à retenir !

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM.

Rendez-vous culturels à Argenteuil

Mardi 8 mars à 18 h.30 au Presse papier Entretien avec l’historienne Sylvie Thénault pour son nouveau livre « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire De Racisme » à paraître aux éditions du Seuil