Hausse
des prix : les salaires et les pensions doivent suivre !
7 février
2022
Plus de 137 milliards d'euros,
c'est le montant estimé des profits des entreprises du Cac 40 pour l'année
2021. 15 milliards pour TotalEnergie ; 12 milliards pour LVMH ou Stellantis ;
8 milliards pour BNP Paribas ou Sanofi. Pour les patrons de l'énergie, du luxe,
de l'automobile ou des banques, c'est le gros lot !
En haut, les actionnaires se
goinfrent, les ventes de sacs Hermès à 300 000 euros, de voitures de luxe
ou de yachts explosent. En bas, des millions de travailleurs, de chômeurs ou de
retraités doivent compter chaque euro pour se chauffer, se nourrir ou se
déplacer. Combien de ménages baissent le chauffage pour économiser 40 ou 50
euros sur la facture d'énergie ? Combien se privent de viande ?
Combien ne font plus qu'un demi ou un quart de plein d'essence pour ne pas trop
être dans le rouge ?
L'inflation officielle atteint
2,9 % par an. Mois après mois, elle grimpe inexorablement. Et ce n'est
qu'un début car la hausse des prix est orchestrée par les grands groupes de
l'énergie qui anticipent la transition énergétique. En répercutant ces hausses
sur toute la chaîne de production, la classe capitaliste fait payer les futurs
investissements aux consommateurs.
Mais les consommateurs ne sont
pas tous logés à la même enseigne. Pour les ménages populaires, le logement, le
chauffage, la nourriture absorbent l'essentiel du budget. Pour eux, l'inflation
réelle est bien supérieure. Le prix de l'énergie a bondi de 20 % en un an,
celui des fruits et légumes de 6,7 %. Même le prix des pâtes a augmenté de
20 à 50 % selon les marques, les plus bas de gamme ayant le plus
augmenté ! Dans les HLM, des bailleurs sociaux ont augmenté les provisions
de charges pour le chauffage de 30 ou 40 euros par mois, des sommes énormes
quand on vit avec le minimum vieillesse ou le RSA.
Auxiliaires de vie, ouvriers,
employés, livreurs : celles et ceux qui produisent tout, les
« premiers de corvée » sur qui repose le fonctionnement de la
société, ne peuvent pas vivre dignement de leur salaire. C'est bien pourquoi,
dans diverses entreprises, des travailleurs engagent la lutte pour leurs
salaires. Ils ont mille fois raison, et c'est tous ensemble que nous devons
engager ce combat !
Refusant d'augmenter les salaires
mais redoutant une explosion de colère, patrons et gouvernement nous roulent
avec des primes et le prétendu blocage du prix de l'énergie. Mais les
travailleurs ne demandent pas l'aumône. Ils réclament leur dû.
Du côté des candidats à l’Élysée,
Mélenchon promet le Smic à... 1400 euros.
Le Pen veut « que le travail paie » mais c'est aux
patrons qu'elle promet des exonérations de cotisations pour les inciter à
augmenter les salaires. Quant à Pécresse, elle n'a même pas attendu d'être
élue, comme le font d'habitude les politiciens, pour revoir sa copie sous la
pression du Medef. Elle propose une augmentation des salaires de 3 % mais
par réduction des cotisations vieillesse. Dans tous les cas, c'est l’État qui
paiera et cela se traduira par des coupes dans le budget de la Sécurité
sociale, de l’Éducation, des hôpitaux. On nous prendra dans la poche droite ce
qu'on nous mettra dans la gauche.
Les salaires doivent être
intégralement payés par le patronat en prélevant sur ses marges. Qui osera dire
qu'il n'y a pas d'argent ? Pas un salaire, pas une pension ne doivent être
inférieurs à 2 000 euros net par mois. Face à l'inflation, il faut indexer
les salaires sur les prix.
Ce serait utopique et
irréaliste ? Mais c'est le minimum pour payer les factures et remplir le
réfrigérateur. Comme le boulanger qui augmente le prix de la baguette de
10 % en disant « je n'ai pas le choix car la farine a
augmenté », les travailleurs n'ont pas le choix s'ils ne veulent pas
tomber dans la misère.
Les petits patrons ne pourraient pas
payer ? Mais si c'est vrai, qu'ils se retournent contre leurs donneurs
d'ordre, leurs fournisseurs ou les banquiers qui les prennent à la gorge !
Qu'ils rendent publics leurs comptes et les contrats qui les lient pour qu'on
puisse vérifier qui possède quoi !
Pour défendre leurs conditions
d'existence, les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ils n'ont
rien à attendre d'un changement de président. Ils doivent se préparer à
combattre les capitalistes qui pompent toutes les richesses puis les dilapident
dans la finance ou dans le luxe, privant la société des moyens de fonctionner.
Tout cela je serai la seule à
l'affirmer dans la campagne présidentielle, et ma candidature permettra aux
électeurs de la classe ouvrière de l'affirmer avec moi par leur vote.
Nathalie Arthaud
Les
prochaines permanences
-mercredi
9 février, de 11 h. à 11 h.45 au marché des Champioux.
Nathalie Arthaud dans les médias :
Regardez les nombreuses vidéos sur le site lutte-ouvriere.org
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(2,5 euros) n°221 (au « Presse papier » seulement), lors des
permanences et :
Chez les marchands de la presse :
-au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;
-librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.
Samedi 12 février
Meeting avec Nathalie ARTHAUD
Paris
(Paris)
À 15h00
Salle de la
Mutualité, 24 rue Saint Victor, Paris 5e
Entrée libre
Pour s’y rendre en train d’Argenteuil, un RDV collectif est prévu : à
13 heures 30 devant le « café des 2 gares » sortie Orgemont de la
gare du centre
La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022
Les habitués de
la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire
lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare
de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est
pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser
pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche
29 mai 2022. Des dates à retenir !
Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages
voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première
page sur « articles plus anciens). DM.
Rendez-vous culturels à Argenteuil
Mardi 8 mars à 18 h.30 au Presse papier Entretien avec
l’historienne Sylvie Thénault pour son nouveau livre « Les Ratonnades D'Alger, 1956. Une Histoire
De Racisme » à paraître aux éditions du Seuil