vendredi 24 décembre 2021

Argenteuil, défense de l’espace Jean-Vilar, refus du projet Fiminco et interrogations sur le « partenaire » de la municipalité. En préparation du 29.1.2022 (4)

 

Très amusant ? Vraiment pas très drôle !

Depuis des années, de nombreux Argenteuillais dont nous-mêmes ont réfléchi à toutes les raisons de ne pas s’attaquer à l’espace Jean Vilar. Les réflexions et arguments représentent un beau total. Les uns et les autres, nous nous sommes pour l’instant moins arrêtés sur les motivations de la municipalité en cette affaire (un sujet sur lequel nous reviendrons), et encore moins sur le promoteur Fiminco. Nous avons collectivement à combler ces lacunes. Internet peut nous aider particulièrement en la matière. J’offre en guise de contribution du jour des captures d’écran opérées sur le sujet sur le site du groupe Fiminco.

 


 

 

         Arrêtons-nous un peu sur un élément de l’extrait ci-dessus : «Son action commence par l’écoute de tous les acteurs du territoire et les études qu’il mène lui donnent des clés pour mieux appréhender le quartier, la ville et définir les moyens de s’y sentir bien ensemble. Certains urbanistes ne parlent plus d’aménagement de la ville mais de son « ménagement », c’est-à-dire l’art de « prendre soin » des gens et des lieux. »

         Voilà des mots et un style qui nous rappellent ce que nous avons écrit à propos d’un des deux groupes d’architectes intégrés au projet Promenades qui situait Argenteuil dans le département des Yvelines et pour qui l’espace Jean Vilar était situé sur une « presqu’île ». Dans l’extrait ci-dessus le même manque de sérieux, à moins qu’il s’agisse d’une volonté délibérée de s’amuser. L’écoute de tous les acteurs du territoire ? Définir les moyens de s’y sentir bien ensemble ? « Prendre soin » des gens et des lieux ?

         Les habitants d’Argenteuil qui n’ont pas été « ménagés » sur le sujet depuis cinq ans apprécieront. Jamais consultés ! Jamais interrogés !

         Oui des éléments qui mènent à la colère, et à rappeler lorsque nous inviterons les Argenteuillais à se rassembler à 15 heures samedi 29 janvier 2022 devant le complexe jean Vilar. DM

jeudi 23 décembre 2021

Chili : voter à gauche ne suffira pas. Un article de notre hebdomadaire 2786 Lutte ouvrière à paraître

 Chili : voter à gauche ne suffira pas

22 Décembre 2021

Le deuxième tour de l’élection présidentielle chilienne, qui opposait le 19 décembre le candidat d’extrême droite et défenseur de la dictature de Pinochet, José Antonio Kast, à Gabriel Boric, présenté comme « à gauche de la gauche », s’est terminé par la nette victoire de ce dernier.

Avec 4,6 millions de voix (56 % des votants) contre 3,6 millions (44 %), l’écart était suffisant pour que Kast reconnaisse sa défaite. Pendant la campagne, celui-ci a agité l’épouvantail communiste pour mobiliser la droite, qui a d’autant moins à redire contre la dictature de Pinochet que celle-ci a assuré la domination des possédants. Aux sujets abordés pendant la campagne, droit à l’avortement, mariage homosexuel, droits des femmes et des indigènes, dénonciation de la dictature, corruption de la classe politique, Kast a surtout répondu par le mensonge et la calomnie.

Le nouvel élu, Gabriel Boric, dirigeant des manifestations étudiantes de 2011 pour la gratuité de l’éducation, a soutenu la forte mobilisation sociale de 2019, qui a vu plus d’un million de personnes manifester dans les rues de Santiago le 25 octobre ! Député depuis 2014, il a été élu avec le soutien d’un « front large » associant le Parti communiste, des écologistes et des personnalités de centre-gauche, dont deux ex-présidents socialistes, Ricardo Lagos et Michelle Bachelet. Depuis 2020, il est l’un des participants de la rédaction d’une nouvelle Constitution devant remplacer le texte actuel, inchangé depuis la fin de la dictature en 1990.

Boric annonce une réforme fiscale pour faire participer les plus riches au financement de la santé, de l’éducation et des retraites avec la formule : « plus de droits sociaux, tout en restant fiscalement responsables ». Il promet de lutter contre le réchauffement climatique, se déclare pour la légalisation de l’avortement et les droits des minorités indigènes. Tout cela, il prétend le faire à la façon des gouvernements sociaux-démocrates, dans le cadre du système capitaliste.

C’est déjà ce qu’avait prétendu faire Allende il y a un demi-siècle. Celui-ci avait même dit aux travailleurs qu’on pouvait faire confiance à l’armée, accordant des maroquins ministériels à des militaires qui devaient le renverser quelques semaines plus tard.

La dictature de Pinochet avait alors, non seulement mis un terme avec violence aux aspirations des classes populaires, mais déblayé le terrain pour imposer un capitalisme tout puissant, démantelant les industries d’État et privatisant les services publics, permettant ainsi à une poignée de possédants de spéculer avec l’argent de l’éducation, de la santé et des retraites. Grâce à cela se sont bâties des fortunes qui font aujourd’hui du Chili un des pays les plus inégalitaires : 1 % de la population concentre 30 % des richesses, que ces possédants n’ont en aucune façon l’intention de partager.

Ces inégalités, fortes et visibles, ont amené l’explosion sociale d’octobre 2019. Le président-milliardaire d’alors, Piñera, avait tenté d’en sortir par une violente répression policière, puis en l’amenant sur la voie de garage de la rédaction d’une nouvelle constitution et l’illusion que la loi pourrait protéger un peu mieux les classes populaires. C’est sur cette voie que s’engagea la coalition de gauche qui vient de remporter la présidentielle, y compris le nouveau président.

Près de cinquante ans après Allende, les mêmes dangers continuent pourtant à peser sur les classes populaires chiliennes. Face à leurs aspirations à mieux vivre, elles trouvent une bourgeoisie prête à défendre bec et ongles ses privilèges, un appareil d’État et une armée prêts à se mettre à son service. Moins que jamais les travailleurs et les classes populaires ne peuvent se fier à ceux qui leur disent de faire confiance à ces institutions.

                                              Jacques FONTENOY (Lutte ouvrière n°2786)

Spéculation : une économie de dingues

 

Des fonds pour spéculer à n’en plus savoir quoi en faire

 

 


Le premier SMS, envoyé en décembre 1992 par l’opérateur téléphonique britannique Vodafone, « Merry Christmas » (Joyeux Noël), s’est vendu 107 000 € aux enchères… ça fait cher le mot ! L’acquéreur a en fait acheté un code crypté qui est un acte de propriété.

Depuis plusieurs mois, la spéculation sur des supports virtuels grossit, créant une nouvelle bulle spéculative. Pendant que des centaines de millions d’êtres humains meurent de faim, que d’autres ou les mêmes n’ont pas accès à l’eau, aux soins, aux vaccins…

Argenteuil, projet Héloïse et propagande municipale. Pour nous, il s’agit de préparer le 29 janvier prochain

 

Ni rire ni pleurer, mais comprendre, et s’engager dans la préparation…

 

À 1 ou 2 mètres près… bis repetitas

Une habitante d’Argenteuil a posté sur F le coup de cœur suivant : « Amis d’Argenteuil si vous allez au cinéma vous allez avoir droit à un spot de propagande mothronniste pour son projet pourri de berge de Seine...STOP à l’utilisation de ce temps de promotion du cinéma... C’est une honte. »

         Ce n’est pas une nouveauté. La municipalité utilise les finances communales depuis des années en faveur du projet de liquidation de l’espace Jean Vilar. Si l’on avait les chiffres précis du total de l’argent qu’elle y a consacré en matière de com’, d’impressions, de sondages, on arriverait à un joli pactole. Sans chiffres précis, chacun peut imaginer que cela se monte à des centaines et des centaines de milliers d’euros.

         Le pouvoir municipal dispose de la jolie bourse de nos impôts et des moyens de propagande, certes à une autre échelle, mais à l’image de ce qui se passe au niveau gouvernemental. Quant aux réels opposants, s’ils ont un droit à la parole, il est minuscule. Et la plupart du temps, du côté de la soit disant liberté démocratique, ils peuvent toujours manger leurs doigts.

         Cela n’est pas joli, devra disparaître, mais c’est comme cela aujourd’hui. Mais il leur reste bien autre chose. Leur détermination, leur colère, leur volonté, leur courage.

         Malgré tous ses moyens de propagande, la municipalité n’a jamais réussi à inverser le sentiment de refus et d’écœurement de l’énorme majorité de la population, quand celle-ci apprend le désastre prévu.

         Détermination, colère, volonté, courage. Il s’agit de mettre tout cela en action dans les semaines qui viennent, pour parvenir au succès du grand rassemblement de refus qui aura lieu le samedi 29 janvier prochain.

         Ouvrez votre agenda. Ce jour-là, à 15 heures, rendez-vous devant la salle des fêtes communale Jean Vilar. Et dites-moi dès maintenant si vous serez là. DM