mercredi 22 décembre 2021

Chili : Boric à l'école du pouvoir

 

Des lendemains qui ne peuvent que déchanter

 


 

L'élection présidentielle chilienne vient de porter au pouvoir Gabriel Boric. Cet ancien syndicaliste étudiant, soutenu par tous les partis de gauche au second tour, concourrait contre un candidat d’extrême droite se réclamant de la dictature de Pinochet.

Dans les classes populaires, son élection a peut-être suscité des espoirs. Mais c’est la bourgeoisie que Boric a d’abord tenu à rassurer en déclarant : « Il y a aura plus de droits sociaux, mais nous le ferons en restant fiscalement responsables ».

La soumission de la gauche aux intérêts de la classe dominante est la marque de ces politiciens qui vendent du rêve aux classes populaires et préparent des lendemains qui déchantent.

Argenteuil, 29 janvier à 15 heures, pour défendre l’espace Jean Vilar, nous avons cinq semaines pour mobiliser

 

Informer encore et engager à s’inscrire pour participer

 

 

La salle des fêtes communale, élément majeur de l’espace Jean Vilar

La nouvelle initiative de mobilisation du Comité Jean Vilar aura lieu le samedi 29 janvier prochain, rendez-vous à 15 heures. Nous avons à partir de maintenant un plus de cinq semaines pour informer et engager les habitants à s’engager à participer. Aider à l’arrêt du projet désastreux Fiminco vaut bien deux heures de son temps.

         Il s’agit d’abord d’informer nos proches, nos familles, nos voisins, nos amis, et de leur demander si l’on peut compter sur eux ce jour-là, et les inviter à être les relais de l’information autour d’eux pour ce rassemblement majeur.

         Fiminco et la municipalité avancent. Ils comptent que cela démoralise les habitants. Le résultat peut conduire totalement à l’inverse. C’est sur la base de cette hypothèse que nous agissons.

         Informons, faisons preuve de conviction pour gagner un à un les participants au rassemblement-manifestation du 29 janvier prochain. DM

mardi 21 décembre 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 20 décembre 2021

 Contre tous les politiciens de la bourgeoisie : le camp des travailleurs !

20/12/2021

En plus de Mélenchon, de Roussel pour le PCF et de Jadot pour les écologistes, il y a maintenant trois autres candidats à la présidentielle, qui se réclament de la gauche façon PS : Hidalgo, Montebourg et Taubira. Cette dernière vient tout juste de sortir du bois et appelle à l’unité sur le mode « moi devant et tous derrière ».

L’union de la gauche n’est donc pas pour demain, et il n’y a vraiment pas à le regretter ! Rappelons-nous que tous les gouvernements de gauche ont été des serviteurs dévoués de la bourgeoisie et des ennemis ouverts des travailleurs.

Pour parvenir au pouvoir, les politiciens de gauche sont capables de jouer aux anticapitalistes, et le PCF les a souvent aidés dans cette comédie électoraliste. En 1981, Mitterrand avait été élu en faisant campagne sur la « rupture avec le capitalisme », formule reprise aujourd’hui par son disciple Mélenchon. En 2012, Hollande avait tenté de susciter un peu d’enthousiasme en déclarant « Mon ennemi c’est la finance ».

Comment le cinéma a-t-il fini ? Par des gouvernements Mitterrand, Jospin et Hollande qui se sont non seulement transformés en paillassons de la bourgeoisie, mais qui ont attaqué la condition ouvrière : blocage des salaires, licenciements et chômage de masse, démolition du code du travail, recul de la retraite, privatisations, cadeaux au patronat, suppressions de lits dans les hôpitaux…

Au pouvoir, la gauche a aidé le grand capital à prospérer en tapant sur les classes populaires aussi fort que la droite. Alors, si les politiciens d’extrême droite et de droite sont les ennemis ouverts du monde du travail, ceux de gauche le sont autant, l’hypocrisie en plus.

Tant que la situation économique de la bourgeoisie lui permettait d’accorder des miettes au monde du travail, la gauche pouvait entretenir le mythe d’une politique plus favorable aux exploités. Avec la crise, cette illusion a fait long feu.

Mais ces décennies d’illusions électoralistes ont détourné les travailleurs des luttes et de la conscience de classe. Elles les ont démoralisés et déboussolés au point de discréditer l’idéal socialiste ou communiste que ces partis prétendent encore incarner par leur nom. Elles ont conduit nombre de femmes et d’hommes des classes populaires à rejeter toute politique, quand elles n’ont pas fait le lit des démagogues d’extrême-droite.  

Il est vain de chercher un sauveur suprême, et il ne s’agit pas d’une question de personne. Il n’y a jamais eu de bon président de la République pour les travailleurs et il n’y en aura jamais, parce que les élections ne changent pas l’ordre social.

Les élections ne changent rien à l’exploitation et au fait que la classe capitaliste domine l’économie et prospère en écrasant les salaires et en aggravant les conditions de travail. Elles ne changent rien au capitalisme, où il n’y en a que pour les profits, les dividendes et les cours boursiers.

Les véritables maîtres de la société sont les Dassault, Peugeot, Bolloré, c’est la bourgeoisie, les familles capitalistes. Les politiciens, de gauche comme de droite, visent à gérer ce système et cela les condamne tous à se transformer en larbins du grand capital et en ennemis des travailleurs.

Pour que nos intérêts de travailleurs soient défendus politiquement, il faut un parti des travailleurs qui se prépare non pas à gérer les affaires de la bourgeoisie, mais à la renverser. Il faut un parti prêt à être du côté des travailleurs et de leurs luttes, quoi qu’il en coûte au patronat. Un parti qui affirme que le sort des travailleurs et de la société n’est pas dans les urnes, mais dépend de la combativité et de la conscience de classe du monde ouvrier.

La situation exige que l’on s’affronte avec la classe capitaliste. Elle exige que l’on force le grand patronat à augmenter les salaires de 300, 400, 500 euros et à les indexer sur l’inflation. Que l’on répartisse le travail entre tous et que les travailleurs contrôlent les comptes patronaux. Aucun gouvernement n’est en mesure de le faire, mais les travailleurs, eux, peuvent l’imposer avec un mouvement puissant, mobilisant des millions de femmes et d’hommes.

C’est alors que l’on pourrait empêcher cette fuite en avant qui conduit au sous-développement, à la destruction de la planète, aux guerres et à la déshumanisation de toute la société.

Alors, les travailleurs n’ont pas à chercher d’homme providentiel, ils ont à reprendre confiance en leurs propres forces. C’est le sens de ma candidature à la présidentielle : affirmer la politique et les perspectives du camp des travailleurs, pour conforter toutes celles et tous ceux qui veulent changer leur sort.                            

                                                                                Nathalie Arthaud

Argenteuil, défense de l’espace Jean Vilar, la mobilisation se prépare

 

Signer son refus, c’est bien, être dans la rue sera bien mieux

 

Le 18 septembre dernier, bien, mais vraiment pas suffisant

La municipalité  n’a fait que mener en bateau la population d’Argenteuil et servi depuis 2016 les intérêts d’un promoteur. Elle en utilisé des moyens pour tenter de faire passer sa mauvaise pilule. Elle a été à l’initiative d’un sondage, mais ce dernier n’a pas conclu en sa faveur et a démontré l’attachement de la population à une salle des fêtes propriété communale. Elle a organisé une fausse concertation avec une commission dont les conclusions mêmes ont été mises dans un placard. Elle a mis en place un sursis à exécution en guise de rideau de fumée…

         Ce sont ses méthodes.

         Du côté des opposants, les arguments contre la réalisation du projet mis bout à bout représenteraient des milliers de pages. Mais qu’importe.

         Ce qu’elle fait n’est pas une question d’arguments. Si c’était le cas, cela ferait longtemps que l’on ne parlerait plus de cette affaire.

         Pour qu’elle soit mise au panier, il faut que la colère de la population se développe. Cela n’est pas contradictoire avec toutes les initiatives judiciaires qui seront prises. Mais l’essentiel est que l’avis négatif de la majorité de la population se traduise bien au-delà d’une prise de position à travers une signature.

         Une première étape doit être menée, dans la rue, le 28 ou 21 janvier prochain. Dès maintenant, cela se prépare. Dès maintenant, chacun doit s’engager d’en être. DM