Contre
l’extrême droite, vive le camp des travailleurs !
6/12/2021
À l’opposé des intérêts des
travailleurs, les politiciens d’extrême droite et leurs idées prennent une
place de plus en plus importante dans la campagne électorale. Zemmour,
admirateur de Pétain, antimusulman, misogyne revendiqué et condamné deux fois
pour racisme, a officialisé sa candidature. Il rêve de ringardiser Le Pen en la
doublant par la droite. Il a tenu un meeting où les nazillons étaient à la fête
et se sont fait un plaisir de cogner sur des antiracistes.
Les Républicains ont choisi
Pécresse, mais ils étaient nombreux sous le charme de Ciotti, ami de Zemmour et
également adepte de la théorie raciste du « grand remplacement ». Et Pécresse
portera une bonne partie de ces idées réactionnaires. Cette pression de
l’extrême droite sur la vie politique est une menace pour l’ensemble des
travailleurs.
La droite a, de tout temps, roulé
pour le patronat, tout comme l’extrême droite. Ensemble, elles ont toujours
ardemment défendu la propriété capitaliste et justifié l’exploitation. Si
Marine Le Pen daigne agiter quelques mesures sociales, c’est uniquement pour
essayer de capter une partie de l’électorat ouvrier écœuré par la gauche.
Zemmour n’en prend même pas la
peine. Les hôpitaux sont débordés ? À l’entendre, c’est parce qu’ils sont « assiégés
par une population venue du monde entier », alors que ce sont
justement des soignants venus du monde entier qui leur permettent de ne pas
s’écrouler ! Les salaires des femmes sont inférieurs à ceux des
hommes ? Ce serait parce qu’elles « se complaisent dans les
métiers les moins bien payés », répond-il en substance !
Tout est à l’avenant. Au moment
où les profits et les dividendes explosent, Zemmour propose de baisser l’impôt
sur les bénéfices. Pour les riches, de plus en plus riches, il promet moins
d’impôts. Pour les travailleurs, la retraite à 64 ans ou 65 ans et de
travailler plus dur pour assurer cette compétitivité si chère au patronat.
Alors que Marine Le Pen parie sur
un processus de « dédiabolisation », Zemmour a choisi la stratégie
opposée : il déverse sa bile raciste et sera provocateur comme Trump peut
l’être. Avec lui, la politique de diversion et de division des travailleurs,
propre à l’extrême droite, apparaît on ne peut plus clairement. Car de quoi
parle-t-on, dans cette campagne ? Alors que de plus en plus de
travailleurs sont dans l’angoisse de manquer d’argent pour se chauffer, il est
question du nombre de kebabs ! Alors que face à l’inflation, les
augmentations de salaire sont devenues vitales, Zemmour et compagnie ciblent
ceux qui ne voudraient pas chanter La Marseillaise…
L’unique antidote à cette poussée
de l’extrême droite est que les travailleurs retrouvent leurs valeurs
politiques. C’est qu’ils affirment leur conscience de constituer contre le
patronat un seul et même camp de femmes et d’hommes de toutes origines, de
toutes couleurs de peau, de toutes croyances, qui travaillent, souffrent et
doivent se battre ensemble.
Sans les immigrés, le bâtiment, les
hôpitaux, les aéroports, l’hôtellerie, les secteurs du nettoyage, du
gardiennage, du transport, de l’industrie automobile, de l’agroalimentaire… ne
pourraient pas fonctionner. Les travailleuses et travailleurs immigrés sont nos
sœurs et nos frères d’exploitation et de combat, à qui le patronat réserve bien
souvent les emplois les plus durs et les plus mal payés.
Zemmour leur reproche de ne pas
être « assimilés », parce que certains d’entre eux ne parlent pas
bien français et ont appelé leur fille Latifa et leur fils Mamadou ? Et
alors ? Heureusement qu’ils sont là, car ils contribuent à faire
fonctionner la société, et autrement plus que Zemmour lui-même !
Zemmour, Le Pen, Macron et tous
les politiciens qui se placent au-dessus des travailleurs se comportent comme
la bourgeoisie : ils estiment que la société leur appartient et qu’il leur
revient de commander la population et de lui dire comment elle doit vivre. Eh
bien non, la société doit appartenir à tous ceux qui la font fonctionner !
C’est avec cette conscience que
les travailleurs peuvent s’organiser et lutter collectivement pour leurs
intérêts essentiels. Je suis candidate à l’élection présidentielle pour
propager cette conscience de classe contre toutes les diversions, à commencer
par le nationalisme.
Les réactionnaires, les xénophobes
et les racistes disent « les Français d’abord ». Alors, soyons
nombreux à leur répondre : « les salaires d’abord », « les
emplois d’abord », « les retraites d’abord », « les
intérêts des travailleurs d’abord ». Le monde du travail d’abord !
Nathalie Arthaud
Les
permanences des jours à venir :
-mercredi
8 décembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux ;
-jeudi 9
décembre, de 18 à 18h.30 esplanade de la Commune, au Val-Nord.
Nathalie Arthaud dans les médias :
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La Fête de Lutte ouvrière à Presles, les 27, 28 et 29 mai 2022
Les habitués de
la fête de Lutte ouvrière à Presles savent que celle-ci se tient d’ordinaire
lors du week-end de la Pentecôte. Or la ligne H de la SNCF, qui dessert la gare
de Presles-Courcelles, sera interrompue pour travaux à la Pentecôte 2022. C’est
pourquoi nous avons décidé d’avancer notre fête annuelle, et de l’organiser
pendant le week-end de l’Ascension, soit les vendredi 27, samedi 28 et dimanche
29 mai 2022. Des dates à retenir !
Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages
voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première
page sur « articles plus anciens). DM