jeudi 4 novembre 2021

Argenteuil, Cinglés du cinéma, quand la municipalité veut, elle peut…

 

Un avenir immédiat du complexe toujours opaque

 


 

« Les Cinglés du cinéma » est un évènement qui existe de longue date à Argenteuil. Il se tenait avant l’épidémie en janvier, dans le complexe Jean Vilar. Cette année, il se tiendra en mai et son centre d’accueil sera l’école primaire Paul-Vaillant-Couturier, ce qui n’est pas une mauvaise idée, l’école étant à côté du Figuier blanc.

         On image que sans réponse depuis des mois de la part de la municipalité et devant prendre des engagements du côté des participants, de guerre lasse, les organisateurs ont dû décider de changer leur fusil d’épaule question lieu de l’évènement.

      On imagine que ce déplacement occasionnera des dépenses supplémentaires. Si c’est pour la bonne cause, il n’y a rien à y redire. Par ailleurs, quand la municipalité veut vraiment choyer un évènement, elle sait y mettre le prix et trouver la solution.

         À ce propos, où en est notre demande de réservation de l’espace Jean Vilar pour notre banquet fraternel de Lutte ouvrière prévu a priori en mars prochain ? La demande  date au moins de 6 mois. Le courrier fonctionne mal, mais tout de même… DM

mercredi 3 novembre 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 1er novembre 2021

 COP26 : au sommet des promesses non tenues

1er novembre 2021

La 26ème grand-messe pour le climat a démarré ce dimanche à Glasgow. Comme toujours, les chefs d’État vont promettre et jurer, main sur le cœur et larme à l’œil, qu’ils feront mieux demain. La réalité est qu’ils nous conduisent à la catastrophe.

En 2015, lors de la COP21 à Paris, ils avaient reconnu la nécessité de contenir le réchauffement pour viser 1,5° C. Mis à part la Gambie, aucun État n’a tenu ses engagements, la France pas plus que les autres. Alors, Macron n’a pas de quoi parader !

Cela fait près de 30 ans que les chefs d’État se réunissent dans l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique et 30 ans que les émissions de gaz à effet de serre ne cessent d’augmenter. Même les promesses financières destinées à aider les pays du Sud à faire face au changement climatique n’ont pas été tenues, alors que des centaines de milliards sont engloutis dans la spéculation et les grandes fortunes !

Les commentateurs appellent à « passer des paroles aux actes ». « Nous partageons la planète, alors il faut plus de coopération internationale », entend-on aussi. C’est vrai, mais faut-il rappeler que la France et la Grande-Bretagne sont en train de s’écharper sur quelques dizaines de droits de pêche par démagogie nationaliste ?

Au service des capitalistes, tous les gouvernements placent les intérêts de leurs industriels, la course aux profits et la guerre commerciale au-dessus de tout. Ils les placent au-dessus des salaires, des droits et des conditions de vie des travailleurs. Et ils les font passer avant les considérations climatiques.

C’est ainsi que Macron a repoussé la date d’interdiction du glyphosate. C’est ainsi qu’il a autorisé Total à forer en Guyane cinq puits d’exploitation offshore. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne peut pas faire confiance à Total ! Pendant 50 ans, Total, disposant d’études sur les conséquences des hydrocarbures pour le réchauffement climatique, les a dissimulées au public, afin de rester un roi du pétrole…

Entre autres renoncements, Macron a refusé d’inscrire dans la loi Climat la taxation des véhicules les plus lourds et a rechigné à supprimer les liaisons aériennes pouvant être effectuées en train. « Cela revient à nier la liberté des entreprises d’investir où elles le souhaitent. C’est vraiment aller trop loin ! » Ce cri du cœur d’une députée macroniste résume l’état d’esprit des gouvernants : le moindre contrôle sur les décisions des capitalistes est un sacrilège.

Autrement dit, il faudrait accepter les décisions prises dans le secret des conseils d’administration des grands groupes capitalistes qui sont les principaux pollueurs, quand bien même elles sont nuisibles pour les hommes et la planète !

Tant que les intérêts du grand patronat s’imposeront, c’est sur la population et sur les travailleurs que pèseront les sacrifices. Du matin au soir, on nous dit que « chacun est responsable » et que l’on consommerait mal et trop. Cela revient à dédouaner les responsables qui nous dirigent. Et c’est surtout une façon de nous faire payer la crise climatique avec des mesures aussi injustes que l’interdiction de rouler pour les voitures classées crit’Air4, la taxe carbone ou l’augmentation des prix de l’énergie…  

Si l’on veut être responsable, il faut remettre en cause l’organisation capitaliste de l’économie. Toute politique écologique se heurte à la folie de ce système et à la spéculation. Un exemple en est qu’avec la flambée actuelle du prix du gaz, le charbon devient plus compétitif pour produire de l’électricité. Les grandes puissances, qui reprochent à la Chine d’ouvrir de nouvelles centrales à charbon, sont elles-mêmes en train de relancer son exploitation. Cette année, sa part dans la production européenne d’électricité a bondi de 14 % à 19 %.

En France, les politiciens se gargarisent des faibles émissions de gaz à effet de serre, mais nous ne pouvons leur faire confiance sur la maîtrise de la production nucléaire, elle aussi soumise aux lois de la rentabilité plus qu’à celles de la sécurité.

On ne sauvera pas la planète sans arrêter la course au profit et sans en finir avec ce système basé sur la propriété privée des grands moyens de production, sur la concurrence et le marché, source d’anarchie et de gaspillage incroyable.

Cette lutte correspond aux intérêts de tous les travailleurs qui sont les premières victimes de ce système. La crise climatique et la nécessité d’y répondre ne peuvent que nous conforter dans la perspective d’exproprier les grands groupes capitalistes pour les gérer collectivement et planifier l’économie à l’échelle planétaire. C’est le seul moyen de satisfaire les besoins présents et futurs de l’humanité.

                                                                                               Nathalie Arthaud

 

Les permanences des jours à venir :

-aujourd'hui mercredi 3 novembre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.

 

Nathalie Arthaud dans les médias :

Regardez toutes les vidéos sur le site lutte-ouvriere.org

 

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                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Attention : mes 5 articles du jour apparaissent parfois sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Police, Zineb Redouane, déni de justice

 

Ce jour-là, la police a tué

 


 

Le directeur de la police nationale a refusé toute sanction administrative, même pas la convocation d'un conseil de discipline, à l'encontre des CRS incriminés dans la mort de Zineb Redouane en décembre 2018 à Marseille. Cette femme de 80 ans avait été touchée par un tir de grenade lacrymogène alors qu'elle fermait ses volets au moment où passait une manifestation des Gilets jaunes.

Les auteurs du tir sont seulement convoqués à un stage pour « rappeler les consignes en vigueur sur l'emploi des moyens de défense ». On se demande bien en quoi il fallait aux policiers se défendre contre cette vieille dame.

Avec ce déni de justice, la hiérarchie policière affirme que la mort de Zineb Redouane n'a aucune importance pour elle.

Conseils départementaux anti-ouvriers. Face aux hypocrites, des « gestionnaires » contre les travailleurs non-vaccinés

 

C'est la mise à la rue des travailleurs non vaccinés qui est inacceptable !

 

 


Le conseil départemental de la Haute Vienne fait partie des 16 qui refusent de financer le RSA que le gouvernement vient de décider d'octroyer aux travailleurs suspendus et privés de salaire pour non -vaccination. Il y a un an déjà, le président socialiste s'alarmait d'une augmentation importante du nombre de bénéficiaires du RSA que le département peinait à financer en l'absence de compensation suffisante de l'Etat et c'est ce qui motive son refus aujourd'hui.

Cette polémique sur le RSA vise à pointer du doigt encore une fois les travailleurs méfiants vis à vis du vaccin et sert de diversion dans une période où les attaques anti-ouvrière se renforcent !

Ce n'est pas d'un RSA de misère dont ont besoin les travailleurs suspendus : ces travailleurs doivent conserver ou retrouver leurs emplois et le salaire qui va avec, un point c'est tout , en particulier dans les services de santé où le manque de personnel est dramatique.