Devant la
hausse des prix : augmentation des salaires et des pensions !
29 Septembre 2021
Plus 12,6 % d’augmentation pour
le tarif régulé du gaz au 1er octobre, plus 20 % sur le prix moyen
de l’essence depuis un an, augmentation en cours du prix du pain et des pâtes :
la flambée des prix frappe les classes populaires.
Craignant que ces hausses
spectaculaires ne provoquent la colère de dizaines de milliers de ménages en
difficulté, le gouvernement a promis pour décembre un versement supplémentaire
de 100 euros du chèque énergie. Ce chèque soulagera un tout petit peu les six
millions de personnes qui peuvent en bénéficier. Mais il reste dérisoire devant
les hausses des factures de gaz et d’électricité. Il est d’abord destiné à
montrer que Macron se préoccupe du pouvoir d’achat à quelques mois de la
présidentielle. Surtout, ce chèque payé par la collectivité est une façon
d’esquiver le problème réel : le refus du patronat d’augmenter les
salaires.
Depuis des années, les salaires
sont bloqués. Ils sont même à la baisse, car dans de multiples secteurs, les
emplois retrouvés sont moins qualifiés et moins bien payés que ceux perdus.
Dans l’hôtellerie et la restauration, confrontées à une pénurie de main-d’œuvre
depuis la sortie des confinements, patronat et gouvernement sont obligés d’en
convenir : les salaires sont trop faibles pour des conditions de travail
difficiles et des horaires à rallonge. En guise de réponse, Macron vient
d’inventer la défiscalisation des pourboires payés par carte bleue, ce qui ne
concernera probablement pas beaucoup de serveurs ! Revenir à la
rémunération des serveurs au pourboire et faire prendre en charge une partie de
leur salaire par des exonérations d’impôts, les patrons de la restauration ont
aussitôt applaudi.
Avec ce gadget sorti du chapeau,
Macron est dans la droite ligne de tous les gouvernements qui multiplient
depuis des décennies les baisses de la TVA, d’autres impôts ou des cotisations.
C’est aussi le discours tenu par de nombreux prétendants à l’Élysée. Pour
Marine Le Pen, « augmenter les salaires, c’est faire peser une charge
sur des entreprises ». Comme les autres, elle propose de baisser les
cotisations sociales ou encore de supprimer une partie de la TVA ou des taxes
sur l’énergie. Valérie Pécresse, comme Dupont-Aignan, souhaite une augmentation
des salaires net de 10 %, mais en baissant d’autant les « charges
salariales », autrement dit en vidant un peu plus les caisses de retraite
ou de l’assurance maladie.
Devant l’inflation qui revient en
force, quelles que soient ses causes, spéculations, désorganisation du marché,
pénuries, qu’elle soit conjoncturelle ou durable, la seule réponse acceptable pour
les travailleurs est une augmentation des salaires et des pensions. Ces
augmentations doivent entièrement être financées par le patronat, en lui
imposant de les prélever sur ses bénéfices. Pour augmenter les retraites et les
autres pensions, il faut augmenter les cotisations patronales et leurs impôts,
pas les baisser. Les travailleurs ne font pas la manche. Ils ne veulent pas des
bons d’achat ou des chèques énergie. Eux qui font fonctionner toute la société
doivent pouvoir vivre dignement de leur travail et donc de leurs salaires qui
doivent être indexés sur le coût réel de la vie.
Xavier
LACHAU (Lutte ouvrière n°2774)
Les
permanences des jours à venir :
-aujourd’hui
samedi 2 octobre, de 10 h. à 10 h30, marché des Côteaux ;
puis, de
11 h à midi au marché de la Colonie ;
-au
Val-Sud, de 11h.30 à midi devant Auchan ;
-de 11 h.
à midi, centre commercial de la cité Joliot-Curie ;
-16h. à
16h.30 devant l’Intermarché du centre ;
-dimanche
3 octobre marché Héloïse, de 10 h.30 à 11 h.30 ;
-mercredi
6 octobre, de 11 h à 11h.30 marché des Champioux.
Nathalie Arthaud dans les médias :
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Nos
prochains rendez-vous :
Le
samedi 9 octobre, à 15 heures, salle de la Mutualité à Paris, avec notre
camarade Nathalie ARTHAUD, porte-parole et candidate.
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