Chaque jour jusque fin août, je vous propose
une référence de mes bonnes lectures d’un an, depuis les grands vacances 2020,
et celles que je découvrirai lors de mes lectures du présent été. Bonnes
lectures donc, et à demain. DM
Même avec de l’orage, il pleut toujours où c’est mouillé
Un roman pour lecteur avide, pour
les marathoniens des nuits insomniaques. 718 pages ! Mais comme c’est un
bon roman, on n’a de cesse de tourner les pages. Cela m’a évoqué les romans
d’un très grand romancier états-unien du XXème siècle, Sinclair Lewis, qui fut
très à l’aise pour écrire sur les bourgeois et les petits-bourgeois, un monde
qu’il connaissait bien. Il en va de même avec Seth Greenland. Nous voilà, pour
nous, dans un drôle de monde. Un quinquagénaire d’une lignée récente de
parvenus. Un milliardaire pour qui, pour lui en tout cas, tout va pour le
mieux. Il a en outre toujours une justification pour expliquer ses mauvais
choix. Mais voilà que le fonctionnement social n’est pas si simple…
Avec
la participation d’un certain nombre de personnages bien caractérisés, pour le
meilleur et pour le pire, mais surtout pour le pire, une intrigue bien menée.
Un éclairage sur des milieux que nous ne connaissons pas mais que la
littérature nous permet justement d’imaginer, en l’occurrence avec finesse.
Bien
évidemment, tout cela nous agace profondément. Ce n’est vraiment pas notre
monde, un monde où ceux qui font fonctionner la société sont totalement
absents.
Un
des thèmes du roman est le basket et le monde de la NBA, le top du top du basket, un sport
qui a une place éminente aux États-Unis, et c’est très intéressant.
Le
titre états-unien était « The Hazzards of good fortune » soit selon
le traducteur internet « Les aléas de la bonne fortune ». J’aurais
préféré ce dernier qui me semble plus juste.
Pour
conclure, un très bon roman qui nous entraîne dans un long moment de détente
paisible. La preuve, les 718 pages ont été rapidement avalées. Au fait, un
conseil de lecture de la librairie La cédille, à Lamballe, Côte d’Armor.