mercredi 3 mars 2021

Chlordécone aux Antilles : non à l'impunité !

 

La population se mobilise

 



Samedi, des milliers de manifestants ont défilé à Fort-de-France, en Martinique, contre la menace de prescription dans le dossier du chlordécone.

         La toxicité et la persistance de cet insecticide dans l'environnement étaient connues depuis les années 1960. Mais il est resté autorisé et massivement utilisé entre 1972 et 1993 dans les bananeraies des Antilles, empoisonnant les sols mais aussi les ouvriers agricoles et 90 % de la population adulte, possiblement en lien avec des taux record de cancer de la prostate.

         Il serait scandaleux que les criminels, les grands planteurs, tous ceux qui s'enrichissent de la banane et l'État qui les a laissés faire, échappent au procès.

 

Achetez Lutte ouvrière (1,2 euro).

         Lors de nos permanences :

-la prochaine : ce mercredi 3 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

         Chez les marchands de presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

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Argenteuil : le syndrome du Malodor est de retour

 

Chasse aux pauvres ! Les cœurs de pierre


 

 

 

Grâce à un post de Sandra Ryadi sur la page Facebook « Tu sais que tu viens d’Argenteuil », chacun a pu apprendre un acte municipal qui rappelle un bien mauvais souvenir. Avant 2008, sous le premier mandat de Georges Mothron, l’affaire du Malodor avait éclaté et fait la Une des médias nationaux. Aujourd’hui, la municipalité n’a pas employé un « répulsif anti SDF » (ces simples mots sont déjà tout un programme d’horreur), mais a réalisé la construction d’un mur de parpaings pour clore une cavité sous le centre culturel du bas de l’avenue Gabriel Péri, une cavité qui n’a jamais été entretenue et qui n’intéressait personne depuis 50 ans !

         Sauf qu’elle était devenue le refuge d’un ou de plusieurs « Sans domicile fixe » qui pouvaient ainsi s’y abriter.

         Quel intérêt la municipalité avait-elle d’édifier un tel mur dont le coût représente une somme notable ?

         Oui, mais pour certains, il faut cacher ces pauvres dont la vie offense leur confort et qui sont, d’année en année, toujours plus nombreux sur la Ville.

         Honte aux responsables.

         En attendant, que ceux qui ont du cœur élèvent la voix. Ils sont nombreux sur Argenteuil. Qu’ils se rassemblent pour le faire. Quant à nos bien-pensants et à ceux qui se croient « winners », qu’ils se rappellent que les misères de la vie n’arrivent pas qu’aux autres, et que, de la vie bourgeoise, aisée, très « respectable », à la chute et à la déchéance, il peut n’y avoir qu’un pas.

         Que les membres de la majorité municipale réfléchissent bien à cela. DM

Tests salivaires : un effet d'annonce du gouvernement, sans qu’il ait trop réfléchi à l’application

 

Beaucoup de salive… et de bricolage

 Le magasin favori de Blanquer

Le gouvernement a annoncé il y a quelques semaines vouloir dépister les enfants des écoles par des tests salivaires en cette rentrée d’après vacances d’hiver.

         En pratique, personne ne sait encore comment ces tests seront réalisés. Les enseignants du Val d'Oise se sont inquiétés de devoir se transformer en infirmiers comme certains de leurs collègues l'ont fait pour les départements qui sont rentrés une semaine plus tôt.

         La direction académique du Val d’Oise vient de démentir, tout en ne disant pas comment ces tests seront effectués. Pour elle, "aucune manipulation ne sera demandée aux enseignants". Si la procédure n'est pas encore finalisée, il semble qu'une ville ait été choisie pour tester... la procédure.

         L'inspection académique s'est engagée à prévenir ensuite les enseignants et les parents sur la façon dont les tests salivaires se dérouleront. Encore heureux ! Il est vrai que les précédentes fois, tout le monde apprenait les nouveautés... par les médias.

         Aujourd’hui, Blanquer parle d’embaucher 1700 « médiateurs étudiants » …

         Bref, encore des annonces qui se transforment vite en nouveau bricolage, ce qui dénotent une nouvelle fois un manque de planification, et surtout de sérieux, de la part de l’État.