mercredi 3 mars 2021

Sarkozy se prend le kärcher en boomerang

 

Un certain monsieur Bismuth…

La politique est l'art de prévoir disait Machiavel

Sarkozy vient d'être condamné à trois ans de prison, dont un ferme. Il est accusé d'avoir conclu un pacte avec son propre avocat et un magistrat pour lui soutirer des informations sur une autre affaire judiciaire dans laquelle il était mis en cause. Cela en dit long sur leur conception et leur utilisation de la justice.

         Les sarkozystes et assimilés, une grande partie de la droite, ont immédiatement dénoncé la sévérité du jugement. Ils avaient plutôt pour habitude de taxer la justice de laxisme et de réclamer une « tolérance zéro » pour les délinquants. Pour tout ce petit monde, les rigueurs de la loi ne devraient s'appliquer qu'aux manants des classes populaires.

« Le jeune parti communiste : du combat pour créer un parti révolutionnaire au stalinisme » (8) : 1921-1924 : la lutte pour transformer le parti

Comme vous le savez, nous n’avons pas pu tenir le Cercle Léon Trotsky qui devait aborder, un siècle après le Congrès de Tours de décembre 1920, la naissance du parti communiste en France. Le texte de cet exposé est néanmoins disponible sur notre site lutte-ouvrière.org. Nous vous le proposons à partir d’aujourd’hui en feuilleton sur notre blog « lo argenteuil »

 

Le jeune parti communiste : du combat pour créer un parti révolutionnaire au stalinisme

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1921-1924: la lutte pour transformer le parti

Les réticences de Monatte avaient un fondement: le nouveau Parti communiste ressemblait encore trop à la vieille SFIO. L’Humanité, sous la direction de Marcel Cachin, faisait trop peu de place à la vie quotidienne des ouvriers, aux luttes dans les entreprises et à la vie des syndicats. À la tête du parti, les avocats, journalistes, parlementaires restaient liés à la petite bourgeoisie. Ils étaient parfois membres des loges franc-maçonnes, ces organisations, mi-sectes mi-réseaux sociaux dans lesquelles se côtoyaient les notables. Plusieurs d’entre eux éditaient des journaux dans lesquels ils critiquaient sans vergogne les décisions de l’Internationale. Les interventions des députés communistes à l’Assemblée étaient rarement soumises à la direction du parti et ne se démarquaient pas toujours de celles des socialistes. Le combat pour transformer le Parti communiste en un véritable parti révolutionnaire restait à mener.

Mais le jeune Parti communiste n’était plus la vieille SFIO. Il avait des forces vives. Des dizaines de milliers de ses membres étaient des ouvriers exploités depuis l’adolescence, des fils de paysans venus trouver un emploi en ville, de jeunes adhérents parfois de 17 ou 18 ans, ayant perdu un grand frère au front, révoltés contre la société, contre les marchands de canons, prêts à affronter la police, à risquer leur emploi pour fait de grève ou la prison pour complot ou rébellion. Il comptait un grand nombre d’instituteurs et d’employés, hommes ou femmes, tout aussi déterminés. De nombreuses femmes, travailleuses ou intellectuelles, avaient rejoint le parti et plusieurs étaient à sa direction. Il fallait donner une direction révolutionnaire à ce jeune parti.

 

La Une de L’Humanité du 4 janvier 1922

(Demain : 1921-1924 : la lutte pour transformer le parti, Les interventions de Trotsky et des dirigeants de l’IC )

mardi 2 mars 2021

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière d’entreprise du lundi 1er mars 2021

 Le capitalisme, un obstacle pour combattre Efficacement le virus

1er mars 2021

 Et voici que l’épidémie flambe à nouveau et, avec elle, de nouvelles restrictions. Les habitants de Nice et Dunkerque sont désormais soumis, en plus du couvre-feu, au confinement du week-end. Et une vingtaine de départements sont dans le collimateur.

Macron refuse, paraît-il, de prononcer le mot « confinement ». Il tente de sauver la face en prenant des mesures par ville et par département. Mais il est bel et bien en train de reconfiner le pays, et cela signe l’échec de sa politique.

Le gouvernement se défend en expliquant que les autres pays ne s’en sortent pas mieux. C’est vrai, mais il serait plus exact de dire que Macron fait aussi mal que les autres.

Les dirigeants de la planète ont pour point commun de gérer la crise sanitaire de la seule façon qu’ils connaissent: du point de vue de la bourgeoisie, en respectant scrupuleusement le cadre capitaliste. Cette gestion est non seulement contraire aux intérêts des travailleurs mais elle est également inefficace au regard de la lutte contre le virus.

Pour la population, ce sont les restrictions sur la vie personnelle, les interdits et les sanctions avec comme seul horizon : « Va bosser coûte que coûte puis reste enfermé chez toi ». Pour les capitalistes et le grand patronat, c’est un minimum de contraintes et de perturbations car les affaires doivent continuer et rapporter.

Résultat : le gouvernement traque le virus pendant les heures de loisirs, mais il le laisse courir dans les entreprises où les protocoles sanitaires sont impossibles à tenir, vu les rythmes imposés et les contraintes des postes. À cela s’ajoutent des transports en commun bondés et des établissements scolaires sans véritables moyens de lutter contre les contaminations.

Le plus lourd de conséquences est ce qui se passe au niveau de la vaccination. Les laboratoires pharmaceutiques détiennent la clé de la situation. Cherchent-ils à unir leurs efforts pour accélérer la fabrication ? Partagent-ils leurs connaissances en se communiquant les brevets ? Non ! Chaque laboratoire veut vendre son vaccin et encaisser les profits. Mais pour investir dans les chaînes de fabrication de façon à produire les doses commandées et payées, ils ne sont pas pressés, comme on le voit avec les retards de livraison d’AstraZeneca !

La situation exigerait de mettre en commun le savoir et les moyens de production, mais la concurrence et la propriété privée l’interdisent. Il faudrait de la coopération et de la planification, mais les labos imposent l’opacité et le secret commercial.

Nous vivons dans une société qui place la propriété capitaliste, les lois du marché et le profit au-dessus de tout. Les capitalistes sont incapables de répondre à une « mobilisation générale », que ce soit contre une pandémie ou contre tout autre chose. Ils ne savent se mobiliser que s’il y a des bénéfices à en retirer.

Les politiciens au service d’une telle organisation sociale ne peuvent qu’être impuissants. Pour masquer cette inefficacité et l’incohérence de sa politique, le gouvernement de Macron se défausse sur la population. Depuis que l’épidémie fait rage, la responsabilité de la situation est toujours rejetée sur les comportements individuels et le prétendu manque de civisme.

C’est une vieille ficelle du pouvoir. Tout est toujours de la faute de la population : les rixes mortelles entre bandes de jeunes ? C’est la faute des parents ! Le chômage de masse ? C’est la faute des chômeurs ! La pollution ? C’est la faute des consommateurs… Alors même que nous vivons sous le diktat du grand capital et de la loi du profit !

Le gouvernement et les médias à sa botte ont voulu faire croire, pendant des semaines, que le problème était la réticence d’une fraction de la population à se faire vacciner. Aujourd'hui, ils nous baladent avec le passeport vaccinal, alors que ceux qui veulent se faire vacciner ne le peuvent pas.  

Accabler la population pour ne pas assumer leurs responsabilités : voilà la politique des dirigeants. Eh bien, qu’ils ne s’étonnent pas de ne pas avoir la confiance des classes populaires !

Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas de preuve à donner de leur implication dans la lutte contre l’épidémie. Ce sont eux qui font tourner la société en dépit du virus.

Le personnel hospitalier donne tout ce qu’il peut dans le combat, alors même qu’il subit toujours les restrictions budgétaires. On peut en dire autant des auxiliaires de vie, du personnel des Ehpad ou encore des chercheurs qui ont découvert les vaccins. Ces efforts collectifs sont gâchés par l’organisation capitaliste de la société : tout comme du virus, il faut s’en débarrasser !

 

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         Lors de nos permanences :

-la prochaine : mercredi 3 mars, de 11h. à 11 h.20 au marché des Champioux ;

         Chez les marchands de presse :

                   -au Val d’Argenteuil-nord, bureau de tabac de la « dalle » ;

                   -librairie « Le presse papier », avenue Gabriel Péri.

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Argenteuil, propagation de l’épidémie, travail et irresponsabilité hiérarchique, un des cœurs du problème

Nous ne pouvons accepter que cela soit « marche ou crève » aux dépens de tous !

 


Certains médias auront beau faire pour diriger l’origine de la situation actuelle de l’épidémie vers l’irresponsabilité de la population, deux faits sont incontestables pour expliquer la propagation de l’épidémie : le rôle de l’École et celui des contacts en entreprise.

         Pour l’École, nous y reviendrons avec la reprise des cours dans l’Académie. Pour les entreprises, nous avons évoqué ce qui s’est passé à l’usine Dassault d’Argenteuil où un « cluster » s’est déclaré ces derniers jours, avec une vingtaine de salariés positifs. Mais c’est vrai aussi ailleurs. Et la Ville d’Argenteuil en donne un exemple que paie l’ensemble de la population.

         Si le gouvernement a recommandé une nouvelle fois l’extension du télétravail et fait les gros yeux, il n’impose rien. Cela fait des mois que nombre d’employés territoriaux demandent l’extension du télétravail réservé à la hiérarchie. Rien n’y fait jusqu’à présent. 

         Un autre aspect de la négligence municipale, et c’est peu de le dire, est la gestion des contacts lors de l’apparition de cas positifs.

         Exemple, dans la résidence Jean-Baillet du quartier du Val-sud de la Ville, des résidents ont été testés positifs. Mais les aides à domicile qui y font des heures ont dû continuer à y venir.  La chaîne de contamination a pu ainsi se poursuivre. D’autant plus que comme elles ont d’autres personnes chez qui elles travaillent, une troisième étape de contamination s’est mise en place…

         Ces faits révèlent un manque de sérieux, et surtout une volonté de continuer à « produire » au maximum, quoi qu’il en coûte.

         Cette situation générale doit cesser. Et si les hiérarchies sont irresponsables, il revient aux travailleurs qui sont aux premières loges du Covid de l’imposer. DM

 

Argenteuil, de Claude Monet à Georges Mothron

 

Attention à destruction d’un paysage patrimonial

 


De Claude Monet, 1872. Le paysage n’a jusqu’à aujourd’hui guère changé

La municipalité a annoncé la fermeture du boulevard Héloïse jusqu’à juin pour travaux. Bonjour la circulation dans le centre d’Argenteuil.

         Elle ne donne pas beaucoup d’explication sur la nature et l’objectif de ces travaux. Quant à la concertation, c’est zéro. À l’image de son absence à propos des travaux d’aménagements d’une partie de la promenade de l’Île qu’elle a inaugurée il y a quelques mois, et qui ne sont pas une réussite.

         Ces travaux ont-ils un rapport avec le projet municipal Cap Héloïse ? Si c’était le cas, au-delà du fait que la réalisation est loin d’être acquise, ce serait un énième cadeau aux promoteurs. Ces derniers font leurs petites affaires, et les collectivités assurent leur possibilité et les aménagements… avec l’argent public bien sûr.

         La question qui nous intéresse ici est la suivante. Si la municipalité engage des travaux en profondeur sur ce boulevard, nous espérons qu’elle a pensé aux travaux préalables de recherche archéologiques. Si c’est un oubli, nous lui rappelons aimablement leur nécessité.

         Le bras de Seine qui séparait la berge, son bourg, et cette « île » a été comblé au début du XIXème siècle. Les matériaux de comblement doivent offrir une riche panoplie de détritus divers qui ont un intérêt archéologique et historique évident.

         Nos lanternes attendent d’être éclairées sur le sujet. DM