jeudi 24 décembre 2020

Argenteuil, vacances de noël : un grand vide pour les enfants et les jeunes

 

Cette maman est amère, à juste titre

 



Argenteuil, ville de  115 000 habitants tout de même !

Circulant sur le pont d’Argenteuil, notre amie Valérie a bien vu le panneau qui indiquait l’organisation d’animations durant les fêtes. Mais question animations pour les enfants, on ne peut pas dire que cette annonce corresponde à la réalité dans la Ville, et surtout d’animations organisées par celle-ci. Les services Jeunesse et Sports organisent bien quelques rendez-vous sportifs, mais ils ne peuvent rassembler qu’un tout petit nombre d’enfants et de jeunes.

         La municipalité est occupée et inquiète à ce point, ce qui explique le vide des animations ?

         Cette amie avait participé cette année à la présentation du programme 2020-2021 du Figuier blanc dont les conditions, ce soir-là, l’avaient en revanche vraiment inquiétée. Cela s’exprime dans son commentaire : « un petit goûter pour les enfants d'Argenteuil dans les parcs de la ville par exemple ce n'était pas plus catastrophique que le cocktail de l'ouverture de la programmation des spectacles sans aucune mesure-barrière ».

         Les enfants vivent depuis des mois un moment bien particulier. Pour un grand nombre d’entre eux, les grandes vacances ont été gâchées cette année. Après un trimestre très difficile dans les écoles avec le protocole contre l’épidémie, un premier trimestre déjà difficile habituellement, ces enfants ont du mal à récupérer.

         Avec un coup minime, des animations auraient été possibles effectivement en utilisant les parcs de la Ville, en particulier dans le parc des Berges, ou les salles Jean Vilar et de l’Atrium.

         Certes en faisant appel sans doute aux bénévoles et aux associations. Au minimum, il devait être possible d’offrir des chocolats chauds et des viennoiseries, en respectant les règles sanitaires !

Qu’on juge de la déroute de ces « fêtes 2020 »à Argenteuil, en comparant à partir des affiches ci-dessus glanées sur internet. DM

Argenteuil, comprendre la Ville, entre passé, présent, futur, la nécessité d’une approche « politique ». Discussion (2)

 

Le sujet de Saint-Hilaire de Riez, un sujet très révélateur

 


Ce qui m’a fait revenir sur le thème du passé d’Argenteuil et sur la nécessité de le mettre en relation avec la « politique » c’est l’invitation du site « Si Argenteuil m’était conté » de se prononcer, en répondant en particulier par « oui »ou par « non », à la question de la vente de la colonie historique d’Argenteuil, celle de Saint-Hilaire de Riez.

         Comment répondre à cette question, sans une approche « politique », sur la base de celle que j’ai définie hier.

         À propos de la question de Saint-Hilaire, il faut avoir cinq points de référence.

         -Un projet conçu par le Parti Communiste Français après sa victoire aux élections municipales de 1935.

         -Les difficultés financières de la Ville dans les années 1995 qui l’amena à choisir de se débarrasser de la plupart de ses colonies de vacances.

         -Une droite locale qui a cultivé son pré carré pendant des décennies face à la politique d’une municipalité « ouvrière », ce qui l’amena à rejeter bien des éléments après sa victoire aux Municipales de 2001.

         -La petite tentative de Philippe Doucet dans les années 2010 de réactiver Saint-Hilaire.

         Je n’analyserai pas en détail chacun de ces éléments qui amènent à une véritable réflexion politique, loin de toute polémique partisane, en restant seulement sur le plan d'une volonté de comprendre les évolutions et leurs conséquences sur la commune. Mais lorsque l’on veut conter la Ville on ne peut pas se contenter de raconter, l’explication est nécessaire.

         Pour ma part, je réponds sans difficulté à la question de la pérennité de Saint-Hilaire. Oui, il faut la conserver, et il faudrait y envoyer à nouveau des enfants et des adolescents de la Ville. J’y réponds sur la base d’une analyse « politique ».

         Dans les jours qui viennent, j’écrirai à nouveau un texte sur la montée de la violence dans les quartiers et les villes populaires.

         Pour l’expliquer, l’éducation à la vie collective opérée par la communauté est essentielle. Au-delà du fait que les jeunes ont besoin de changer d’air, les vacances collectives, rassemblant dans un même lieu des centaines et des centaines de « colons », encadrés, se mélangeant, socialement si possible, mais mélangeant déjà tous les quartiers d'Argenteuil, jouèrent un rôle fondamental. Saint-Hilaire de Riez en fut un exemple-type. 

          Je le répète, on ne peut pas seulement « conter ». Il faut en même temps ou ensuite, expliquer pour comprendre. DM

mercredi 23 décembre 2020

RATP : future mise en concurrence des lignes de bus en Ile de France. Une question grosse de dangers, à réfléchir dès maintenant. Une correspondance dans le dernier numéro de Lutte ouvrière

 RATP : public, privé, ne nous laissons pas diviser

16 Décembre 2020

Les travailleurs de la RATP étaient appelés à faire grève par la quasi-totalité des organisations syndicales le 17 décembre. Cet appel touchait particulièrement les conducteurs de bus concernés par le projet de décret dit CST (cadre social territorialisé).

Ce décret vise à modifier les conditions de travail et les salaires dans le cadre de la future mise en concurrence des lignes de bus de Paris et de banlieue. L’ouverture annoncée du réseau bus de la RATP, comme celle du réseau SNCF puis du métro, comporte une attaque massive contre les travailleurs de ces secteurs comme de tous les secteurs du transport routier et ferroviaire. Pour parvenir à leurs fins, les patrons du public et du privé tentent de diviser les travailleurs.

L’ouverture à la concurrence va toucher en premier le secteur bus de la RATP. 19 000 travailleurs des dépôts de bus se retrouveraient dans diverses filiales de droit privé, avec des conditions dégradées.

La note s’annonce lourde, avec une forte hausse du temps de conduite pour les conducteurs de bus, des horaires plus flexibles, des compensations perdues et, pour les mainteneurs, administratifs et encadrants, des horaires et repos inconnus. Tous les salariés seraient intégrés à la grille salariale de la filiale, avec un salaire généralement inférieur compensé par une prime, ce qui signifie aucune augmentation pendant longtemps et un possible transfert tous les cinq ans d’une société de transport à une autre. Tout cela se traduirait aussi par une baisse importante des effectifs.

Depuis des années la politique de la direction de la RATP consiste, au nom du développement du groupe, à bloquer les salaires, à supprimer des postes dans bien des secteurs, à consacrer une partie des bénéfices à des prises de participation dans des réseaux de province et à l’étranger. Et c’est sans gêne qu’elle tient un discours visant à amarrer les travailleurs à la défense de l’entreprise, voire du service public, face à la concurrence.

Parmi les organisations syndicales, les positions sur cette ouverture à la concurrence varient. Certains la refusent au nom de la défense du monopole RATP sur ses lignes. D’autres se limitent à exiger une convention collective commune d’un niveau plus élevé pour les diverses entreprises du secteur mises en concurrence, pour contrecarrer le dumping social lié au choix du transporteur le moins cher.

En fait, alors que l’État cherche à réduire ses dépenses dans le domaine des services à la population, des capitaux privés cherchent à s’y placer en bénéficiant de sa protection, par exemple dans le cadre de délégations de service public dans le domaine du transport de voyageurs. Mais, naturellement, les investisseurs privés veulent être sûrs de s’y retrouver financièrement.

Pour l’instant, les gros du secteur restent liés à l’État, propriétaire de la RATP. Keolis a pour actionnaire principal la SNCF à 70 %, les 30 % restants revenant à un fonds de pension, la Caisse de dépôt et placement du Québec. Quant à Transdev, son actionnaire principal est la Caisse des dépôts et consignations qui en possède 66 %, le reste appartenant au groupe capitaliste Rethmann.

Derrière le projet d’ouverture à la concurrence, il y a celui de dégrader les conditions de travail et d’accroître l’exploitation, afin que le secteur des transports de voyageurs devienne suffisamment rentable pour attirer des capitalistes privés. Les travailleurs n’ont pas à se faire d’illusions sur le rôle de l’État. Ce n’est pas lui qui les mettra à l’abri de la rapacité patronale. Pour s’opposer à cette offensive, ils ne peuvent compter que sur leurs propres forces.

                                                Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2733)

 

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de la première page sur « articles plus anciens). DM

Six banques condamnées pour surfacturation sur le dos de commerçants

 

Racket bancaire

 


Six banques viennent d’être condamnées à 2,8 millions d’euros d’amende pour avoir surfacturé illégalement certains paiements par carte bancaire. Dans ce cas, les victimes de l’arnaque étaient les commerçants.

Mais ce n’est que la partie immergée de l’iceberg des frais imposés par les banques à leurs clients, notamment les plus pauvres. Et cela, en toute légalité.