jeudi 17 décembre 2020

Nouvelle-Calédonie : nickel et pillage colonial

Qui sème le vent capitaliste…

 


En Nouvelle-Calédonie, la colère a explosé à propos de la reprise d’une société de traitement du nickel, dont l’actuel propriétaire, Vale, veut se séparer. Des manifestants kanaks ont dressé des barrages et bloqué l’accès à cette usine, dénonçant à juste titre les tractations faites dans le dos de la population et des travailleurs du secteur.

         Les multinationales de ce secteur, aidées par l’État français, n’hésitent pas à faire du chantage à l’emploi pour imposer leurs conditions dans l’exploitation de cette richesse. Elles récoltent ce qu’elles ont semé.


 

LREM Argenteuil : la députée d’Argenteuil-Bezons, Fiona Lazaar, nouvelle étape dans un itinéraire politicien

 

« Nouveaux démocrates » et vieilles recettes politiciennes

 

En avaler en tout consentement

C’est à la presse que la députée d’Argenteuil-Bezons a annoncé sa démission de son parti LREM. Elle y épanche son amertume et ses désaccords que les habitants de la circonscription, qui n’en avaient jamais entendu parler, découvrent à cette occasion. Comme ils auraient sans doute aimé les entendre au fil du temps, sur la loi dite « sécurité et liberté » et sur celle sur le « séparatisme ». Elle affirme aujourd’hui que l’on n’a rien fait pour les quartiers populaires… Belle découverte… Etc.

         Dans les réseaux des promoteurs d’En marche, elle s’est retrouvée députée en 2017. Ce n’est pas une tare d’être novice face à une configuration où les députés, pour l’essentiel, sont les faire-valoir d’un gouvernement avec celui qui le préside, lequel n’est lui-même que le serviteur d’une classe sociale, la bourgeoisie. Mais novice, mieux vaut l’être un temps seulement, et y avoir réfléchi, avant.

         À l’approche des prochaines élections législatives de 2022, devant un verdict électoral qui risque d’être calamiteux, avec le risque de ne pas être réélus, à l’instar de la députée locale, on en verra de plus en plus prendre leur distance avec une politique qu’ils ont cautionnée pendant des années, en échange pour certains de quelques postes honorifiques mais bien rémunérés. Que de petites et misérables manœuvres politiciennes en perspective !

         Si Fiona Lazaar était vraiment cohérente avec ce qu’elle proclame, elle aurait pu tout simplement démissionner. Elle ne l’a pas fait.

         Par ailleurs, maintenant que ses attaches avec ses ex-amis se trouvent aujourd’hui quelque peu délités, j’aimerais bien qu’elle donne enfin aux habitants d’Argenteuil une réponse à la question que je lui posais en septembre 2017 sur son positionnement sur le maintien de la salle Jean Vilar, question à laquelle elle n’a jamais répondu. Maintenant qu’elle affirme être une « nouvelle démocrate », peut-être le fera-t-elle.

         Donc, je lui repose aujourd’hui à nouveau la question. Elle qui vient de rappeler, certes pas de notre point de vue, les dangers la division de la population des quartiers, que pense-t-elle du fait de détruire un lieu de mélange et de liens ?

         Si elle répondait à cette question, nous pourrions peut-être commencer à prendre au sérieux sa rupture avec un parti et une politique qu’elle a soutenu sans faillir jusqu’à aujourd’hui et dont elle a bénéficié d’un certain nombre de fonctions.

         Et puis, la vraie politique est ailleurs. Celle que l’on commence dans la réflexion et dans les livres, pour comprendre quelles sont aujourd’hui les nécessités de l’heure, une réflexion sérieuse qui doit précéder l’engagement et l’action. Certes c’est loin des places et des honneurs. Mais c’est cela qui donne un sens à une vie, un engagement sans surprise que l’on ne regrette pas. DM

Argenteuil, emploi, recrutement, une nouvelles initiative qui ne peut qu’être marginale

 

Non aux licenciements, partage du travail entre tous, embauche massive dans les services publics, la voie de l’efficacité

 


Lors du dernier conseil, la municipalité a fait voter une nouvelle mesure pour faciliter l’emploi, appelée de manière grandiloquente et avec l’accent «clef jobs city ». Il s’agit d’installer sur le parvis de la gare du Val d’Argenteuil un conteneur où les demandeurs d’emplois pourront y rencontrer des entrepreneurs et des entreprises d’intérim à la recherche de recrutements.

         Tout cela ne mange pas de pain, même si cela ne peut être que marginal dans le combat pour l’emploi de tous, avec une dépense de 120 000 euros pour la Ville tout de même. Le coût de l’affaire n’est pas négligeable et s’ajoute aux initiatives communales sur le sujet. Justement, chacun aimerait connaître le bilan de ces initiatives qui s’ajoutent à celles de Pôle emploi.

         Les temps qui viennent vont être marqués par une hausse importante du chômage.

         Pour notre part, nous faisons davantage confiance aux luttes des travailleurs pour le réduire. En luttant déjà contre les licenciements, et en imposant la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Que le Capital prenne sur ses profits accumulés.

         Il faudrait aussi contraindre l'État pour embaucher les centaines et les centaines de milliers d’agents qui manquent dans les services publics utiles à la population. Et à ce niveau-là, la municipalité d’Argenteuil qui fait donc des effets de manche sur le sujet pourrait donner l’exemple, en embauchant pour les postes nécessaires dans les services. Dans la transparence bien sûr, et en comptant sur les travailleurs actuels qui, eux, connaissent sans conteneur là où il manque du personnel. DM