vendredi 27 novembre 2020

Bonnes lectures du confinement, vingt-septième jour. Comme un empire dans un empire, d’Alice Zéniter, Flammarion

 


Oui, je l’avoue, j’ai un faible pour Alice Zéniter depuis le premier livre que j’ai lu d’elle, Sombre dimanche. Et puis son si remarquable l’art de perdre…

         Pas de souci, Alice Zéniter sait mener sa barque romanesque.

         Cela se vérifie une nouvelle fois dans son dernier roman, Comme un empire dans un empire.

         Certes, ses personnages ne me sont pas spécialement sympathiques, de l’attaché parlementaire d’un député PS que l’on aurait vraiment envie de secouer, à ce trentenaire qui a dit tchao à la Ville pour rester dans son espace rural loin d’elle. Et puis, il y a cette hackeuse qui ne sait plus trop où elle en est et qui n’a pas forcément mesuré les risques encourus.

         Mais que cela me plaise ou pas, le roman nous fait approcher ce monde des chausse-trappe de l’informatique que je ne connaissais pas, comme bien des lecteurs.

         Et puis, ces personnages de trentenaires sont une fraction de la jeunesse d’aujourd’hui. Nous les espérions entraînés par bien d’autres espérances, de mon point de vue, mais ils sont comme ils sont, et je le répète, ils existent et c’est bien vu dans le roman.

         Peut-être que demain, Alice Zeniter nous parlera de ceux-là, qui existent aussi, plus porteurs d’espoir, et qui méritent amplement que l’on parle également d’eux. DM

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

jeudi 26 novembre 2020

Sécurité globale : une loi scandaleuse. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière à paraître

 

Sécurité globale : une loi scandaleuse

25 Novembre 2020

De nombreux manifestants, jusqu’à 10 000 personnes à Paris, ont protesté samedi 21 novembre contre l’article 24 de la loi dite Sécurité globale, votée la veille à l’Assemblée nationale.

 


Cet article prévoit de punir d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait de diffuser des images d’un policier ou d’un militaire « dans le but manifeste qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique ». Il a été voté à 146 voix pour et 24 contre, avec les voix de la droite et de l’extrême droite.

Dès la présentation du projet de loi, les syndicats de journalistes et la Ligue des droits de l’homme se sont élevés contre cette limitation de la liberté de la presse et du droit de tout un chacun de filmer les violences policières. Les policiers en revanche n’ont même pas attendu qu’elle soit votée pour l’appliquer à leur façon.

Ainsi, mardi 14 novembre, un premier rassemblement a eu lieu à Paris, près de l’Assemblée nationale. Quand des manifestants ont refusé de se disperser, les policiers ont répliqué en utilisant un canon à eau et des gaz lacrymogènes et, refusant d’être filmés, ils ont fini par arrêter deux journalistes, dont l’un de France 3, et par les retenir vingt heures en garde à vue.

Face aux protestations des journalistes, Darmanin, le ministre de l’Intérieur, a de nouveau volé au secours des policiers. Le ministre a déclaré que, si les journalistes couvraient des manifestations, ils devaient « se rapprocher des autorités » afin de « se signaler, pour être protégés par les forces de l’ordre », provoquant un tollé dans le monde du journalisme et dans le monde politique. Même le conseil des droits de l’homme de l’ONU a estimé que la loi de Sécurité globale comportait des atteintes importantes aux libertés fondamentales.

Pour tenir compte du mécontentement qui s’exprimait, y compris parmi les députés de la majorité gouvernementale, il a été rajouté dans l’article 24 qu’il ne devrait pas créer un « préjudice au droit d’informer ». Cela ne change rien à l’esprit du texte, qui permettra de s’en prendre plus facilement aux journalistes et, plus largement, à tous ceux qui voudraient rendre compte des violences policières. Ce sont des vidéo-amateurs qui ont dénoncé le meurtre de Cédric Chouviat, les violences de Benalla ou de bien d’autres. Et c’est ce contrôle par les images que ne supportent pas les policiers qui veulent pouvoir exercer leur violence en toute impunité.

Les manifestations qui se sont produites à l’annonce de cette loi montrent que beaucoup, dans le pays, n’ont pas l’intention de se laisser intimider ainsi. Il est à souhaiter qu’elles continuent. Lutte ouvrière affirme sa solidarité avec tous ceux qui manifesteront dans les jours qui viennent pour protester contre cette loi scandaleuse.

                                                     Aline URBAIN (Lutte ouvrière n°2730)

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM

Licenciements, fermeture d’usines, PPG-Bezons, un premier rassemblement

 

208 travailleurs en colère, ce serait une sacrée force

Nous nous sommes retrouvés devant l’entreprise PPG de Bezons. Une heure d’information syndicale avait été prévue à l’entrée de l’entreprise. Une partie notable des 208 travailleurs y ont participé, en particulier pour écouter un avocat.

         Aujourd’hui, les travailleurs sont toujours sous le coup de l’annonce inopinée de la fermeture de l’usine de Bezons de PPG, leader dans la production de peinture, qui n’a pas de problèmes de marchés, mais qui veut simplement augmenter ses profits par la fermeture d’un site, les travailleurs des autres usines subissant à leur corps défendant le maintien de la production globale.

         À 208 travailleurs en colère, les travailleurs de PPG pourraient être une force très importante pour ne pas être les larrons d’une telle politique cynique.

         Et dans les circonstances actuelles de la crise aggravée et des annonces quotidiennes de nombre de licenciements, il n’est pas dit que la colère ne gagne pas vite le monde du travail. Les travailleurs de PPG pourraient alors joindre leur force. Dans ces conditions, face à la colère, les sombres calculs des propriétaires de PPG auraient alors toutes les raisons de risquer de faire chou blanc.

         En tout cas, le combat est devant nous. DM

 

Ils craignent les travailleurs

 


Il y avait trois voitures de police pour un rassemblement dans le cadre d’une heure d’information syndicales ! Mais que craignent les autorités pour avoir envoyé ces effectifs disproportionnés non loin de PPG.

         Un coup de colère des travailleurs ?

         Lorsque des milliers et des milliers de travailleurs entreront dans la lutte pour leur vie, alors oui, la bourgeoisie et ses serviteurs auront tout à craindre.