lundi 23 novembre 2020

Bonnes lectures du confinement 2. Vingt-troisième jour.« Rudik, l’autre Nouréev », de Philippe Grimbert, Livre de poche

 

Un livre pour ceux qui aiment la danse « classique », mais pas seulement. Un livre centré sur les dernières années de la vie d'un Rudolf Nouréev malade. Rudik, un virtuose, mais également une personnalité extrêmement complexe.

         Très déprimé, il consulte un psychanalyste à la mode. Mais avec le danseur-étoile, rien n’est simple...

      Un univers fascinant. Une écriture magistrale, un très bon moment de lecture. DM


         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

dimanche 22 novembre 2020

Police : les violences seront cachées. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière…

 Police : les violences seront cachées

18 Novembre 2020

La nouvelle loi, dite de « sécurité globale », discutée en ce moment à l’Assemblée nationale contient dans son article 24 une disposition menaçant d’un an de prison et de 45 000 euros d’amende ceux qui diffuseraient des images de policiers ou de gendarmes en intervention.

 


Bien que la députée macroniste corapporteure de la loi prétende qu’« il n’est en aucun cas question d’empêcher les journalistes de travailler, ou de porter atteinte au droit d’information des citoyens », c’est évidemment une tentative d’intimidation de ceux qui dénoncent les brutalités policières, vidéos à l’appui.

L’article 24 prend prétexte d’éventuelles atteintes à l’« intégrité physique ou psychique » des policiers pour punir la diffusion de telles vidéos. On comprend bien qu’un policier violent, croyant que son uniforme le met à l’abri de toute poursuite et pourtant pris sur le fait, car filmé par un téléphone portable, doit être au minimum déstabilisé psychiquement. C’est donc lui qui sera protégé par la loi et non sa victime, ce que dénoncent des syndicats de journalistes, la Ligue des droits de l’Homme, jusqu’au haut-commissariat aux Droits de l’homme de l’ONU, etc.

Ces dernières années, la police a été irritée que des débordements de ses membres ne restent pas confinés dans les enquêtes de la Police des polices. Des vidéos circulant sur Internet rompent de plus en plus ce huis clos où on lave, parfois avec complaisance, son linge bleu en famille.

Avec une loi de ce type, il n’est pas certain que la population aurait pu savoir que des CRS avaient frappé de nombreuses fois des gilets jaunes réfugiés dans un fast-food pour échapper à une charge ; ou bien que la mort du livreur Cédric Chouviat n’était pas accidentelle, mais provoquée par une strangulation policière ; ou bien encore que le garde du corps présidentiel Benalla fêtait le 1er Mai en rudoyant manifestants et passants.

Cette loi fait partie de l’opération de séduction entamée par Macron et son ministre de l’Intérieur Darmanin en direction des policiers. Il est symbolique qu’un de ses deux co­rapporteurs soit le député LREM Fauvergue, commissaire de police à la retraite et ancien chef du Raid.

La loi prévoit d’augmenter les pouvoirs des polices municipales, de faire appel aux sociétés privées de sécurité pour des tâches de surveillance, ainsi que de généraliser l’usage de caméras portées par des drones pour contrôler l’espace public, notamment lors des manifestations.

Parallèlement, un Livre blanc sur la sécurité, rédigé par des hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, plaide pour le triplement des crédits affectés aux missions sécurité de l’État d’ici 2030.

Le gouvernement déploie tous les moyens pour se faire bien voir de sa police et pour s’attirer les bonnes grâces de ceux qui, dans l’électorat, ne voient la solution des dysfonctionnements de la société qu’au travers du prisme sécuritaire. Il faut dire que, sur ce créneau, il y a de la concurrence du côté de la droite et de l’extrême droite, et même d’une partie de la gauche.

Quant à savoir si un peu plus de matraque résoudra les problèmes sociaux qui s’aggravent avec la crise, le simple fait de recourir à une trente-deuxième loi sur la délinquance en trente ans devrait faire douter de l’utilité de ce type de mesure.

                                                   Lucien DÉTROIT (Lutte ouvrière n°2729)

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM

Droits démocratiques : restrictions des libertés ! diffusion d’images de policiers : venez donc en discuter au commissariat

 

Insécurité globale… pour les journalistes

 

Les journalistes ont eu un avant-goût de la loi dite de sécurité globale, lors de leur manifestation contre la limitation du droit de filmer ou de diffuser des images de policiers.

Deux d’entre eux ont été placés en garde à vue à l’issue du rassemblement devant l’Assemblée nationale, dont un pendant douze heures.

Ce fait qui a choqué s’ajoutant aux réactions à des propos provocateurs du ministre de l’Intérieur Darmanin, a obligé le gouvernement à réécrire l’article contesté de la loi en ajoutant une nuance toute formelle qui garantirait « la liberté de la presse ». Mais on constate que la police n’a pas besoin de loi pour empêcher les journalistes de diffuser des images de leurs exactions.

SNCF Paris Saint-Lazare : pas le virus Covid 19, mais l’épidémie… des réductions d’effectifs

 SNCF Paris Saint-Lazare : les conséquences du sous-effectif

18 Novembre 2020

Dans le secteur SNCF de Paris Saint-Lazare, le trafic des trains de banlieue et des trains de Normandie a été drastiquement réduit entre le 5 et le 15 novembre. On est passé à deux trains sur trois en heures de pointe et un sur trois en heures creuses.

On pourrait voir là une adaptation à la baisse de moitié de la fréquentation des transports en commun, liée à la mise en place du télétravail dans de nombreuses entreprises. Mais le choix est malvenu quand on sait qu’il est recommandé de limiter les contacts physiques, la concentration d’un grand nombre de personnes dans des endroits clos, comme les gares ou les trains bondés. La réduction de moitié du service implique le maintien de la même concentration de voyageurs par rame, ce qui d’un point de vue sanitaire est déjà une inanité.

Mais, en fait, cette réduction du service n’était même pas une adaptation à la diminution de la fréquentation ! L’origine était un problème d’effectif au poste d’aiguillage principal de la gare Saint-Lazare, indispensable pour près de 500 000 voyageurs par jour en semaine.

Comme de nombreux autres services de la SNCF, ce poste d’aiguillage fonctionne avec un effectif tendu, qui permet de faire l’affaire en temps normal mais qui devient un sous-effectif avec le début de l’hiver et la pandémie. Beaucoup d’employés sont absents pour maladie, test positif au Covid-19, cas contact ou à risque. À tel point que les effectifs n’ont plus suffi pour assurer le plan de transport normal. Au lieu d’assurer le service qu’elle est censée fournir, la direction de la SNCF a donc choisi de réduire le plan de transport.

Au passage, elle n’a pas oublié son portefeuille, car les conducteurs qui ne pouvaient pas faire leur journée de travail du fait de sa propre incurie, n’ont pas reçu leur salaire. C’est l’État qui a finalement compensé avec le chômage partiel, financé par les impôts de l’ensemble des travailleurs.

Comme dans les hôpitaux ou l’éducation nationale, le manque de personnel rend les transports publics inaptes à répondre aux exigences du quotidien, notamment en période de crise sanitaire. Les économies réalisées sur le dos des travailleurs pour engraisser les grands actionnaires à coup de subventions ont pour conséquences de mauvais services et de mauvaises conditions de travail pour les travailleurs de ces secteurs.

                                        Correspondant LO (Lutte ouvrière n°2729)

Argenteuil – une ville, des quartiers, le quartier d’Orgemont, un petit air d’ailleurs qu’affectionne tout particulièrement la municipalité (au moins pour un quartier dans le quartier) …

 

Réinventer ? À voir… et dans TOUS les quartiers

 


Il est tout de même dommage que dans son dossier « réinventer la vie de quartier » de la dernière livraison de Ma Ville, la municipalité se soit focalisée sur une seule partie de ce quartier d’Orgemont, et pour parler de… confiture.

         Si elle voulait faire preuve d’une attention particulière pour le véritable quartier d’Orgemont, celui de la Colonie, elle pouvait écrire tout de même quelque chose sur le second quartier de ce quartier, un quartier séparé du cœur d’Argenteuil, et qui regroupe, autour de la cité Joliot-Curie, le quartier Balmont, celui des « Cités-jardins » et la marge de Jolival.

         L’occasion était belle pour elle, de revenir sur les problèmes habituels de cet espace complètement périphérique : la faiblesse des services utiles à la population, et ceux qui sont liés à la crise épidémique actuelle : les limitations imposées à la présence de commerçants pourtant indispensables à la vie des habitants, et la montée de la pauvreté dans les milieux populaires très modestes de ce quartier.

       


 

Une « Colonie » ancienne de la première extension urbaine

         La municipalité préfère donc s’intéresser à la confiture estampillée « Argenteuil » vendue au Marché de la Colonie.

         La renaissance de ce marché est certes une très bonne chose, d’abord grâce à l’œuvre de quelques habitants obstinés du quartier qui l’on fait renaître. Il a bénéficié du soutien de la municipalité, et c’est tant mieux. (Nous aimerions simplement qu’il en soit de même pour les marchés populaires de la Ville).

C’est vrai  que ses produits de qualité, plus chers en conséquence, s’adressent aux milieux plus aisés du quartier Orgemont-La Colonie, un quartier également peuplé pour l’essentiel d’habitants qui appartiennent aussi au monde du travail. La bourgeoise n’habite pas Argenteuil.

 

La municipalité n’a pas d’idée ?

 


Comme celui des Châtaigniers, mais même davantage, le parc de la butte d’Orgemont, aujourd’hui aménagé en partie, est un lieu de promenade exceptionnel avec sa vue unique sur toute la cuvette parisienne.

         Il jouxte le vieux moulin d’Orgemont et ses dépendances.

         Et voilà que ces derniers sont à vendre.

      Il n’y aurait pas là un beau projet communal pour ce site également exceptionnel ?

         3 millions 5, ou moins, c’est une somme.

         Mais finalement guère plus importante que le coût de l’Atrium ! DM

Bonnes lectures du Confinement 2. Chronique des pauvres amants, de Vasco Pratolini, Albin Michel

  


Il faut aller défricher dans les vieux livres, un peu oubliés mais qui méritent d’être sortis de l’armoire et lus. Comme cette « Chronique des pauvres amants » écrit par Vasco Pratolini dans les années 1950 sur un bout de sa ville, Florence.

         Quand ils sont bien faits, les livres sur le voisinage sont importants, car celui-ci est au cœur de la vie sociale, en particulier des plus modestes qui, hier comme aujourd’hui, vivent souvent dans une proximité dont on n’échappe pas, pour le pire mais aussi pour le meilleur.

         Et le pire est fort lorsque le pays d’Italie est aux mains des Chemises noires qui au mi-temps des années 1920 installent leur pouvoir. Gare à ceux qui ne l’acceptent pas, dans le face à face avec d’autres au sein même du quartier qui les servent.

         Et le meilleur, c’est la solidarité et la conscience, dans ce quartier, dans cette rue, d’appartenir à une sorte de famille élargie qui aide dans les temps troubles, malgré les divisions, les vieilles histoires, et les trahisons.

         Passionnant et qui sonne très juste. DM

 

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395