jeudi 19 novembre 2020

Violences contre les femmes : la crise aggrave les tares de cette société

 

Un monde encore plus dur pour les femmes

 


Le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’il avait recensé 142 310 victimes de violences conjugales, d’agressions sexuelles ou de viols en 2019, des femmes dans l’immense majorité des cas. Ce chiffre, sans doute très en deçà de la réalité, est de nouveau en augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente, de même que le nombre de féminicides. Et avec le confinement, ses huis-clos, les difficultés supplémentaires dans les familles et la dépendance financière des femmes, cela s’empire.

Le monde d'après est de plus en plus dur. Encore plus dur pour les femmes.

 

Argenteuil, malgré le Covid, la Maison des Femmes vit

La Maison des Femmes d’Argenteuil reste ouverte pour accueillir et suivre les femmes victimes de violences. Elle est fermée le mercredi. Le maintien de cet accueil indispensable aux femmes victimes pendant ce deuxième confinement est vraiment une très bonne chose. Les femmes qui souhaitent la rejoindre peuvent sortir sans attestation pour y venir.

Les permanences juridiques et psychologiques avec le CIDFF continuent. Bravo aux agentes, la travailleuse sociale et l’agente d’accueil et d’orientation, qui font un excellent travail d’accompagnement et de suivi. DM

 

Numéros suivants d’aide et d’écoute :

17 services de police

116006 le numéro national d’aides aux victimes

3919 pour les violences conjugales

0800 05 95 95 Collectif féministe contre le viol

119 pour l’enfance en danger

3977 pour une personne vulnérable ou âgée

19 novembre, santé publique : les « toilettes » et l’eau, un problème encore pour des milliards d’habitant

 

Une journée mondiale et puis s’en va

 


La Journée mondiale des toilettes (JMT) est un événement annuel célébré le 19 novembre. Il s’agit d’attirer l'attention sur la crise mondiale de cette question pour une part notable de l’Humanité.

                  Il a été estimé en 2015 que 2,4 milliards de personnes (environ 1 personne sur 3) n'ont pas accès à un assainissement amélioré, et un peu moins de 1 milliard continue à déféquer en plein air. L'assainissement devrait être une réalité pour tous à notre époque, tout comme le droit à l'eau. Le manque d'accès à l'assainissement a un impact sur la santé, la dignité et la sécurité.

La propagation de nombreuses maladies via une eau non traitée a provoqué la mort de plus de 526.000 enfants de moins de 5 ans à cause de diarrhée liée à l'eau, l'assainissement et l'hygiène, rien qu'en 2015, soit près de 1 400 décès d'enfants par jour ou 1 enfant mort par minute.

         Pour résoudre cette question, on ne peut compter que pour une part infime ni sur l’action des grands organismes internationaux dépendants plus ou moins de l’ONU ni sur des fondations privées de grandes entreprises.

 

Voir le documentaire « Toilettes sans tabou », pour une révolution assise et planétaire : «

https://www.arte.tv/fr/videos/083908-000-A/toilettes-sans-tabou/

 

Argenteuil, Vespasien reviens !

 


Toilettes publiques gratuites à Épernay

Bien évidemment, dans cette brève locale, c’est de tout autre chose dont il s’agit, et à un tout autre niveau.

         Si en temps normal, lorsque l’on est dans le centre d’Argenteuil, loin de chez soi, et que l’on a un besoin pressant, ce n’est déjà pas facile de trouver un lieu idoine, avec l’épidémie et la fermeture des toilettes de Côté Seine, cela devient impossible. Une seule toilette, et payante, près de la gare d’Argenteuil !

         Dans de très nombreuses villes de province, il existe encore des vespasiennes bien utiles, et très bien entretenues.

         Alors, pourquoi pas à Argenteuil ? DM

Bonnes lectures du Confinement 2. Dix-neuvième jour. « Les nuits d’été » de Thomas Flahaut, aux éditions de l’Olivier


 

C’est étonnant que plusieurs romans qui m’aient bien plu ces derniers temps concernent l’Est du pays, une région, c’est vrai, particulièrement touché depuis un demi-siècle par la Crise que le monde ouvrier a chèrement payée. Parmi ces romans, je rappelle l’excellentissime livre de Nicola Mathieu, « Leurs enfants après eux ».

         Dans cette veine, il y a aussi le roman de Thomas Flahaut, aux éditions de l’Olivier, « Les nuits d’été ».

         Cette fois, ce texte évoque la difficile des frontaliers, ces migrants « français » qui en l’occurrence vont ici travailler en Suisse.

         Là encore une belle histoire où il est question du travail, d’une usine qui ferme, de générations qui ne vivent pas la même chose, et de jeunes qui se cherchent dans un contexte difficile, dans des espérances diverses, avec le décor prégnant de cette crise dont je parlais.

 

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395