mercredi 18 novembre 2020

-ATOS, Bezons, Les Clayes-sous-Bois : complément d’enquête… sur un drame

 

Et le principe de précaution ?

 

                                       Merci Wikipédia

Il y a quelques jours, Le Parisien rapportait les interrogations de la CGT du site Atos de Bezons sur la mort en peu de temps de trois travailleurs de Bezons décédés des suites d’une tumeur au cerveau. L’émission de France 2 du journaliste Jacques Cardoze vient de donner de très nombreux éléments complémentaires dans le magazine « complément d’enquête » de France 2 qui portait cette fois  sur : la « 5G : l’onde d’un doute ». mais finalement plus que sur l’avenir de cette 5 G et des débats qui l’entourent (alors que les décisions sont déjà prises), sur les conséquences sanitaires des ondes électromagnétiques émises par les machines informatiques et par les téléphones portables.

         Le reportage portait principalement sur l’autre centre ATOS de la région parisienne, aux Clayes-sous-Bois, dans les Yvelines où dernièrement 7  travailleurs du site sont morts du même mal, de la même tumeur cancéreuse du cerveau.

         7 décès sur 1000 salariés ! Soit près de 1% des effectifs ! Alors que le même cancer au sein de la population française ne représente qu’un pourcentage infime !

         Il y a vraiment de quoi s’inquiéter, et les  propos laborieux de responsables de l’entreprise ou de l’opérateur de télécommunication participant au petit débat qui a suivi l’enquête, parlent d’eux-mêmes, et il n’y a pas photo.

         Là encore, à suivre donc. Et en attendant, à voir et à revoir cette excellente émission :

https://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/complement-d-enquete/

Bonnes lectures du confinement 2. Dix-huitième jour. Avant que j’oublie, d’Anne Pauly, Verdier


Carrières-sous-Poissy, j’y passe de temps en temps, sur la départementale, après avoir dépassé le site de PSA-Poissy… Rien d’extraordinaire. Un pavillon. Un pavillon de la « moyenne ». Un père qui meurt, un pavillon que l’on doit vider…

         Ce père, a priori, pas un père dont on rêvait, avec une vie qui s’est quelque peu déglinguée, comme on en connaît bien des exemples.

         Mais qui était-il vraiment ce père devenu veuf ? Quels furent ses rêves ? Ses espérances d’hier lorsque l’on débarque dans la vie ?

         Débarrasser une maison, c’est débarrasser des vies. Mais c’est retrouver des traces. Il suffit de les suivre… Si l’on veut, si l’on prend le temps.

         Oui, qui était-il vraiment ce père ? Avant qu’elle n’oublie, voilà que cette disparition aide sa fille à le trouver, justement pour ne pas l’oublier. DM

 

         À Argenteuil, la librairie Le Presse-papier n’échappe pas au confinement (le point presse en revanche continue de fonctionner). En revanche, l’achat de « livres à emporter » est possible.

         À l’étage librairie, on demande un livre, et on vous l’apporte. On peut aussi téléphoner pour commander au :

0139619395

mardi 17 novembre 2020

Éditorial des bulletins Lutte ouvrière du lundi 16 novembre 2020

 Pandémie : non à la triple peine pour les travailleurs !

Au nom de la guerre sanitaire, le gouvernement impose de lourds sacrifices à la population. En encadrant tous les aspects de la vie sociale, il restreint les contacts familiaux, il interdit, de fait, les moments de convivialité et fait pleuvoir les amendes, 90 000 sur ces 15 derniers jours.

À côté de cela, il faut aller travailler, quand bien même les métros et les bus sont bondés et que nombre d’entreprises sont devenues des clusters.

À l’usine Toyota d’Onnaing, au moins 101 ouvriers ont été contaminés au mois d’octobre, conduisant l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France à classer l’usine comme cluster Covid. La direction a refusé de reconnaitre ce classement par l’ARS, en expliquant avoir ses propres règles pour définir un cluster ! Après avoir tenté de culpabiliser les ouvriers, la direction leur a demandé de venir travailler des samedis et dimanches supplémentaires, ainsi que la nuit du 11 novembre, à 1500 par équipe. Mais, attention, elle a réactivé le plan Vigipirate, avec vigiles aux portes, comme s’ils pouvaient empêcher l’entrée du virus !

Tous les médias ont dénoncé la fête qui a réuni 300 personnes dans un pavillon de Joinville-le-Pont samedi dernier. Mais qui parlera de ces usines qui sont de véritables nids à Covid et qui attestent de l’irresponsabilité patronale ?

Dans de nombreuses entreprises, le fossé entre le protocole sanitaire affiché et la réalité du travail n’a cessé de se creuser depuis juin. À l’usine Renault de Flins, des dizaines de cas sont recensés chaque semaine par les travailleurs. Comment s’en étonner ? Sur les lignes de montage, la distanciation physique n’est pas respectée parce que les opérations nécessitent de travailler à plusieurs, en même temps ou successivement, dans chaque voiture. Mais y-a-t-il plus de personnel pour désinfecter les postes ? Les cadences ont-elles baissé pour gérer au mieux la situation ? Y a-t-il plus de pauses pour soulager les ouvriers forcés de porter le masque ? Bien sûr que non !

Alors que le gouvernement répète qu’il faut s’isoler quand on est positif et se faire tester lorsque l’on est cas contact, combien de directeurs d’usine minimisent ou cachent les cas avérés de Covid pour que les postes soient tenus, malgré le sous-effectif permanent ? Combien font pression sur les salariés vulnérables, voire même sur ceux qui ont été testés positifs, pour qu’ils ne se mettent pas en arrêt ? Aujourd'hui la loi autorise les tests rapides dans les infirmeries de la médecine du travail, pour des salariés volontaires et sous couvert d'anonymat. Combien d’entreprises s’en sont saisis ?

Dans les bureaux, des salariés qui pourraient et voudraient être en télétravail sont priés d’être présents. Qu’a fait la ministre du travail ? Elle a répété que « le télétravail n’était pas une option », en se contentant de froncer les sourcils.

Les leçons de morale sanitaire, les contraintes, contrôles et amendes s’arrêtent aux portes des entreprises. À l’intérieur, c’est le règne du patronat et le seul protocole qui fait loi est celui des profits. Toute mesure sanitaire susceptible de ralentir les cadences et la production est rejetée.

La dictature patronale est un vecteur important de la propagation du virus, le gouvernement et les autorités sanitaires le savent bien mais ils n’y feront rien. Fidèle à lui-même, Macron gère la crise sanitaire en fonction des intérêts du grand patronat, et seulement du plus grand. En fermant les commerces dits « non-essentiels », il montre qu’il est prêt à sacrifier des dizaines de milliers de commerçants sur l’autel des profits des plus gros. Et les plus gros n’ont pas fini d’en profiter !

La grande distribution, une des grandes gagnantes du premier confinement et sans doute du second, met 100 000 salariés au chômage partiel, au prétexte de quelques rayons fermés. C’est coup double ! Elle fera trimer davantage ses employés lorsqu’ils seront présents et, en plus, elle fait payer une partie de leur salaire par l’État. Rien que pour Casino, c’est une économie de 6 millions !

La grande distribution est le symbole du grand patronat, des financiers, de la grande bourgeoisie, qui profitent du Covid pour accroître leur rentabilité en licenciant, en supprimant des emplois et en augmentant la charge de travail. Pour le grand patronat, c’est le beurre et l’argent du beurre. Pour les travailleurs, entre la peur pour leur santé et pour leur emploi et leur salaire, c’est la triple peine !

Incapables de gérer efficacement cette crise, le gouvernement et le grand patronat s’en servent pour nous faire marcher au pas. Prendre au sérieux l’épidémie, ne pas se laisser embobiner par les thèses complotistes, ne signifie ni se taire ni faire confiance. C’est, au contraire, exprimer la conscience d’avoir à lutter tout à la fois contre le coronavirus et contre la cupidité capitaliste.

 

Avec la nouvelle interface de Blogspot, malgré mes paramètres, mes 5 articles du jour apparaissent sur deux pages voire sur trois pages. Pour lire les 5 articles, cliquez en bas de page sur « articles plus anciens). DM

Argenteuil, quartiers populaires, un rassemblement de soutien devant l’école La Croix-Duny du Val-Sud

 

Reconstruire les réseaux de réflexion et d’action au sein des quartiers populaires

 


Une camarade du quartier et moi-même étions ce matin au rassemblement initié par des parents des jeunes élèves de la maternelle La Croix-Duny. Cette initiative fait suite au départ de feu criminel qui a mis hors de service une partie de l’école, malgré l’engagement de tous ceux qui le 11 novembre ont remis une partie des locaux en état en une journée.

         Au-delà de la solidarité marquée par des parents, par des membres de la municipalité, et par des représentants de partis de gauche et par nous-mêmes, ce rassemblement a donné l’occasion à des parents d’exprimer leur grande inquiétude sur l’avenir. « Nous avons touché le fond » a déclaré un représentant de ces derniers. Pour ces parents, la question de la sécurité est celle qui doit être réglée en priorité. Effectivement, comment peut-on être rassuré lorsque des imbéciles sont capables de s’en prendre à une école ? Cela s’est produit de nuit, mais pourquoi cela ne serait-il pas possible de jour ? Voilà ce que les parents avaient envie de dire. Ils réclament des mesures de protection de l’école…

         Ces revendications sont effectivement légitimes. Apparemment, ce n’est pas nouveau qu’elles soient posées.

         Par ailleurs, il faut encore attendre ce soir pour que l’analyse de l’air soit connue. C’est tout de même étonnant que le fonctionnement de l’école a repris avant la vérification qu’il n’y avait aucune particule dangereuse dans l’air !

         Depuis une semaine, l’école vit dans le provisoire, avec trois classes à utiliser en moins…

         À suivre donc de très près, par les parents, les atsems, les enseignants, par tous. DM

 

Mesures sanitaires, oui ! Aboyer non !

Hier également, les parents d’élèves pour abonder la coopérative de cette école durement touchée organisait une vente de goûter à 16 heures 30 devant l’école élémentaire. Les représentants politiques du matin étaient absents. Nous étions là.

         Plusieurs éléments de la police municipale étaient présents. Pas de souci. Mais il a fallu que l’un d’entre eux rappelle d’une façon extrêmement peu amène à la personne qui tenait l’une des tables les consignes sanitaires.

         Les parents qui ont pris les initiatives d’hier matin et de l’après-midi montrent la voie. C’est par les réseaux de solidarité aussi, que les quartiers populaires remonteront la pente. Voilà ce que tous les agents territoriaux, police municipale comprise, devraient les aider à faire. DM