L’État n’a pas mis les moyens nécessaires, de nombreux foyers sont
là
Nous
ne pouvons à ce sujet que reprendre l’essentiel de l’intervention d’un
représentant des parents d’élèves de la FCPE dont nous partageons totalement le
contenu.
« …L’Etat montre son
désintérêt des enfants. Nous avons l’impression de nous répéter, mais ce n’est
pas grave, ce qui est grave, c’est l’état des toilettes dans la plupart des
établissement scolaires, l’état des salles de classes parfois, le manque
d’infirmières, le manque d’AESH, le manque de conseillers, le manque d’adultes.
Avec l’épidémie de Covid, nous
voyons encore plus directement l’écart entre les discours et promesses d’une
part, la réalité d’autre part. Disons le tout net, les protocoles sanitaires ne
sont pas respectés. Et ce n’est pas la faute des élèves ou des familles, même
si les discours officiels cherchent à rejeter leur responsabilité sur ceux-là.
Dans le second degré, il manque
des dizaines de milliers de postes d’enseignants qui auraient permis de réduire
le nombre d’élèves par classe, d’éviter les nombreux trous dans les emplois du
temps des élèves, de multiplier les demi-groupes, d’assurer le remplacement
quasi immédiat des professeurs absents, d’éviter de disperser des enseignants
sur plusieurs établissements.
Il manque aussi des surveillants
partout, en particulier sur le temps de la cantine. La pluie et le froid sont
là, les files d’attente pour la cantine sont un moment compliqué, il faut
impérativement rajouter des surveillants maintenant.
Il manque des personnels non
enseignants, car le protocole sanitaire exige des tâches supplémentaires, et le
personnel en poste ne peut à la fois faire son travail habituel et ces tâches
en plus.
Il manque des locaux, dans le
premier degré et les collèges, mais surtout dans les lycées du Val d’Oise.
Il y a des millions de chômeurs
en France, dont beaucoup de jeunes travailleurs précaires qui ont tout perdu
depuis le début de l’épidémie, donc ce n’est pas un problème de disponibilité
des personnes. L’Etat sait trouver des dizaines et centaines de milliards
d’euros, régulièrement, donc ce n’est pas un problème financier.
Ce qui est terrible, c’est que
rien de ce que nous disons n’est nouveau. Nous l’avions déjà dit juste avant le
déconfinement. Mais l’Etat, dans ce domaine, n’a rien fait. En 5 mois, il n’a
pas plus fait pour l’école publique qu’il n’a fait pour la santé publique. Il a
même continué la saignée.
Il est vrai que, pour la plupart,
les hauts fonctionnaires, les ministres, les grands patrons, ne mettent pas
leurs enfants dans les écoles publiques. Ils les mettent dans ce qui est le
principal séparatisme du pays : l’école privée… »
Dans
les prochains jours, nous illustrerons ces propos par des situations
particulières. DM