vendredi 26 juin 2020

Libye : un chaos dont la France est responsable


À bas l'impérialisme français !



Macron s'est plaint ces derniers jours de l'intervention turque en Libye pour contrer le chef de guerre Haftar, que la France avait soutenu en lui envoyant armes et conseillers militaires.
         Le président français dénonce l'ingérence en Libye. Il s'offusque que la marine turque ait affronté une frégate française. Mais que faisait donc la marine française dans les eaux libyennes, si ce n'est de l'ingérence ?
         La vérité, c'est que ce sont les dirigeants français qui ont plongé le pays dans le chaos en 2011, notamment en organisant l'élimination du dictateur Kadhafi. Cette intervention qui convoitait, entre autres, les hydrocarbures libyens, a plongé la population dans une décennie de guerre et de désolation.

         À bas l'impérialisme français !

Argenteuil – élections municipales second tour : dans tous les cas, les lendemains seront difficiles


Il faut développer notre courant politique communiste et révolutionnire !



Le second tour des élections municipales aura lieu ce dimanche à Argenteuil. Les travailleurs ne pourront pas voter pour notre courant politique, ouvrier, communiste, révolutionnaire.
         Trois listes restent en lice sur Argenteuil.
         Celle du maire actuel et ancien député, Gorges Mothron : une liste de la droite locale, actrice depuis six ans d’une action « service minimum », indifférente aux travailleurs, qui a porté un certain nombre de mauvais coups contre les agents territoriaux. Partisane de la liquidation de la salle Jean Vilar. Sa tête de file fut un député silencieux mais totalement dévoué aux gouvernements des possédants, de Chirac à Sarkozy. 

         Celle de son prédécesseur et ancien député également, Philippe Doucet : un roi d’Argenteuil pendant six ans, pour le bon ou le pire au niveau de l’action locale. Une position de marchepied vers le rêve d’un poste ministériel.  Recula chaque fois que les travailleurs municipaux montrèrent les dents. À l’initiative du projet englobant la démolition de la salle Jean Vilar. Défenseur inconditionnel de la loi El Khomry contre les travailleurs, porte-parole de Valls, électeur de Macron.
         La dernière dont la tête de liste, Omar Slaouti n’a été ni maire ni député. Ce dernier a été militant de la LCR puis du NPA. S’oppose à la démolition de Jean Vilar. C’est la liste de ce qui reste de la gauche traditionnelle sur Argenteuil, comprenant des militants associatifs et politiques des organisations de cette gauche gouvernementale aujourd’hui bien faible à Argenteuil après des décennies d'alternance et de recul de ses organisations.

         La commune est l’échelon de la plus grande proximité avec la population. On ne peut qu’avoir les plus grandes craintes sur la situation locale aux lendemains du second tour, alors que les municipalités des grandes villes populaires vont se trouver confrontées à de très graves difficultés.

         Pour notre part, il nous reste à continuer notre combat pour recréer les réseaux d’une présence militante des idées communistes et révolutionnaires dans les entreprises de la localité et les quartiers populaires, présence essentielle pour résister aux mauvais coups qui nous attendent, à l’échelle générale comme à l’échelle locale, et pour abattre demain le capitalisme.

                                                                         Dominique MARIETTE

Argenteuil, information municipale et confinement : retour sur un fiasco


Une vacuité de l’action municipale de 98 jours



Le numéro du mensuel municipal « Ma Ville » est actuellement distribué sur la localité. Il l’est à la veille du second tour des élections. Il mérite de ce fait de figurer dans les dépenses électorales de la liste du maire actuel…
         Le périodique donne effectivement un panorama mérité d’une fraction de tous ceux qui localement ont tenté de surmonter une situation inédite pour tous les habitants, faite d’inquiétude, d’incertitude, en tout cas, d’une remise en question des habitudes et de l’équilibre de chacun. Encore une fois merci au personnel des hôpitaux et des Ehpad, au personnel municipal, aux bénévoles d’associations, aux commerçants, mais aussi aux particuliers non cités, aux militants, qui ont tenté de répondre aux besoins de leurs voisins, de leurs proches, et de maintenir le lien si important face aux problèmes de ce type de période. Sans que leur engagement ne réponde à une sollicitation collective de la municipalité !
         Alors s’il y a beaucoup de remerciements à faire, aucun ne peut être porté à la municipalité.
         Comme nous n’avons eu de cesse de le répéter, elle n’a fait que le service minimum.
         Ce numéro de « Ma Ville » en est la preuve. Et si l’on reprend la question posée à Georges Mothron : « 98 jours séparent le précédent numéro sorti le jour du confinement : qu’est-ce que cela vous inspire ?», voilà ce que cela nous inspire : on peut dire qu’en 98 jours, les habitants d’Argenteuil auraient bien aimé trouver dans leur boîte à lettres un hebdomadaire du « confinement » qu’il était alors totalement possible de réaliser et de distribuer. DM

Lutte ouvrière, elle, n’attend pas pour préparer sa « fête des retrouvailles », les 26 et 27 septembre, parc de Bellevue à Presles. Carte achetée actuellement : 10 euros ! C’est un bon de soutien, on l’achète dès maintenant. Pour toute commande : auprès des Militants de Lutte ouvrière, ou de moi-même : MDommarie@aol.com

jeudi 25 juin 2020

Municipales : un second tour sans enjeu pour le monde du travail. Un article de notre hebdomadaire à paraître


Municipales : un second tour sans enjeu pour le monde du travail

24 Juin 2020

Avant le second tour des municipales, les sondages se montraient unanimes pour pronostiquer une poussée des Verts, qui prolongerait celle, limitée, des scrutins précédents.
Mais, si cela se confirme, elle témoignera moins d’une adhésion croissante d’une partie de l’électorat aux thèmes de l’écologie politique, que d’un rejet électoral persistant des partis de la droite et de la gauche gouvernementale qui, depuis qu’ils se relaient au gouvernement, ont amplement eu le temps de se discréditer.
Si le macronisme a bénéficié de cette situation à la présidentielle, il lui a fallu encore moins de temps pour suivre le même chemin, comme les résultats des municipales vont sans doute le souligner. Les Verts pourraient, par défaut, en profiter pour améliorer leurs scores, voire gagner certaines grandes villes ou y intégrer la majorité municipale : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Lille... Cela, qu’ils conduisent des collectifs rassemblant certains partis de gauche, tel l’Archipel citoyen à Toulouse, ou qu’ils se présentent contre ces mêmes partis, comme à Lille où Martine Aubry a de ce fait reçu le soutien de la droite. Sans que la liste des combines et combinaisons électorales soit close, il y a aussi les cas où les Verts ont fait cause commune avec des politiciens qu’ils dénoncent par ailleurs. À Paris, ils ont rallié entre les deux tours la liste d’Anne Hidalgo, afin de s’assurer quelques places de notables supplémentaires.
C’est que, même repeint en vert, le monde politicien d’après a des couleurs aussi peu ragoûtantes que celui d’avant.
Cela peut faire sourire ou grincer des dents de voir Rachida Dati, maire de droite du très bourgeois 7e arrondissement de Paris, promettre dans Le Parisien du 23 juin : « Je peux changer la vie des Parisiens. » Il est peu probable que cette réactionnaire affichée crée quelque illusion, en tout cas dans les milieux populaires. Mais, même si les Verts l’emportent dans certaines villes, qu’est-ce que cela changera ? Il y aura peut-être plus de pistes cyclables, et un peu plus d’arbres là où les municipalités sortantes n’avaient disposé que des pots de fleurs. Dans les cantines scolaires, il y aura aussi peut-être plus de menus végétariens ou assimilés.
Est-ce que cela changera quoi que ce soit même à la lutte contre le réchauffement climatique, dont les Verts et d’autres ont fait leur drapeau ? De leur part, c’est au mieux un vœu pieux, quand on s’interdit par avance de s’en prendre à un système où une poignée de capitalistes décident de tout en fonction de leurs seuls intérêts, non pas dans une municipalité, mais à l’échelle de pays entiers et de la planète.
Et qui peut croire que, quelle que soit leur couleur, les majorités nouvelles ou reconduites dans telle ou telle commune pourront remédier aux maux qui s’abattent sur le monde du travail, aux effets de la crise du capitalisme, à l’explosion des licenciements et de la misère dans les milieux populaires depuis la crise sanitaire ? Le voudraient-elles, que ces municipalités n’en auraient de toute façon pas les moyens.
Les résultats des municipales pèseront sans doute, à l’échelle locale et nationale, dans les petites et les grandes manœuvres des appareils des écuries politiciennes qui préparent leurs poulains et pouliches pour les régionales et la présidentielle à venir. Pour tout ce petit monde, ces élections représentent un enjeu. Mais en aucun cas pour le monde des travailleurs.

                                                             Pierre LAFFITTE (Lutte ouvrière n°2708)

Altice, NJJ, LVMH, Médias : les actionnaires à l’offensive pour toujours plus de profit


C’est par la grève que les salariés peuvent se défendre



Nous avons évoqué la semaine passée comment le groupe LVMH veut supprimer des postes de journalistes en liquidant en Ile de France les éditions départementales du journal Le Parisien.
         Les rachats et restructurations, qui font bien peser une menace sur l'emploi des salariés, touchent tous les secteurs, dont celui des médias.
         Le groupe Altice (propriétaire de SFR) du milliardaire Drahi, dont la filiale media contrôle BFM et RMC, prévoit d'y supprimer plus de 500 postes, notamment ceux de journalistes sportifs. La suspension des compétitions et des rentrées publicitaires sert de prétexte à cette coupe claire.
         Le groupe NJJ (propriétaire de Free) du milliardaire Niel est, lui, en passe de s'approprier plusieurs journaux hippiques.
         Dans un cas comme dans l'autre, c'est par la grève chez Altice et NJJ que les salariés mobilisent leur force collective pour défendre leur gagne-pain et s'opposer aux appétits de ces capitalistes.

Aéroports de Paris : suppressions d’emplois aujourd’hui pour privatiser demain


Offrir un ADP tout clinquant et encore davantage profitable



La privatisation d'ADP (Aéroports de Paris) avait été adoptée par l'Assemblée en 2019 dans la loi PACTE. La ministre des Transports et de la transition écologique, interrogée sur la question, a affirmé que cette privatisation n'était pas d'actualité...
         Cela ne signifie pas que le gouvernement ait changé de religion en la matière ni veuille se mettre en travers des appétits de Vinci Airports, un des leaders mondiaux du secteur. C'est affaire de circonstance : la gestion d'aéroport semble plus incertaine dans la tourmente actuelle liée à la crise sanitaire, à la baisse du trafic aérien et à l'hécatombe prévisible parmi les compagnies du secteur.
         Romanet, le PDG d'ADP nommé à ce poste par le gouvernement il y a un an pour conduire la privatisation, déplore aujourd'hui la perte de la moitié de son chiffre d'affaires et vient d'annoncer des réductions d'effectifs.
         En attendant que les capitalistes décident de faire main basse sur l'affaire quand elle sera redevenue lucrative, l'État se charge de faire payer la note aux travailleurs, en se réservant la possibilité de trancher dans les effectifs

Argenteuil, élections municipales : quand tous les moyens sont bons


Des méthodes indignes

La campagne pour les élections municipales s’achève dans l’indifférence générale, bien loin des préoccupations du monde du travail. Mais, alors que trois candidats restent en lice à Argenteuil pour le second tour de dimanche, les manœuvres continuent. Un nouveau tract nauséabond (ou la copie du précédent) montre qu’un des camps est prêt à tout pour tenter de grappiller quelques suffrages.
         Il renouvelle son opération de l’avant premier-tour, s’adressant à une communauté religieuse de la Ville et mettant en cause le maire actuel Georges Mothron dans des termes diffamatoires. Ce tract vient à la suite de l’affiche calomnieuse circulant depuis plusieurs semaines et faisant l’amalgame entre Omar Slaouti et Georges Mothron.
         Alors que cette affiche n’était pas signée, le nouveau tract en question l’est d’une association inconnue au bataillon, créée pour la circonstance.
         Pour ceux qui s’interrogeraient encore sur l’origine de ces manipulations, parmi les noms des trois candidats du deuxième tour de l’élection municipale d’Argenteuil, deux viennent d’être cités. Il manque seulement celui de l’ancien maire, Philippe Doucet, ex-député, ex-porte-parole de Valls, ex-partisan de l’élection de Macron.
         Certes, ces méthodes ne sont pas nouvelles. D’élection en élection, elles se développent simplement toujours davantage à Argenteuil.
        Le pouvoir municipal est dérisoire comparé aux autres échelons du pouvoir de l’État. Il offre cependant, dans les grandes villes, la possibilité pour le vainqueur d’aider à sa carrière. Il offre également de multiples possibilités de postes et de petits avantages pour un cercle étroit d’amis. Tout cela incite apparemment, très loin des préoccupations de la population, à utiliser des méthodes peu ragoûtantes. DM

Fête de Lutte ouvrière de septembre : de belles retrouvailles en vue…


Samedi 26 et dimanche 27 septembre à Presles (Val-d’Oise) : Fête de Lutte ouvrière de la région parisienne

24 Juin 2020

Le confinement n’a pas permis que la 50e fête de Lutte ouvrière ait lieu comme prévu, les 30, 31 mai et 1er juin. Mais ce n’était que partie remise, même si l’organisation de cette fête restera soumise aux autorisations sanitaires.
En effet, les 26 et 27 septembre, on pourra faire la fête, voir des spectacles, discuter devant une exposition ou un bon petit plat. On pourra aussi assister à des débats avec des militants, notamment de l’automobile, de la SNCF, de la santé, acteurs des luttes actuelles, et participer aux meetings que Nathalie Arthaud tiendra au cours de ces deux jours.
L’intensification des attaques du patronat et du gouvernement contre l’ensemble de la classe ouvrière rend nécessaire de rendre les coups. La fête de Lutte ouvrière doit être l’occasion de se rencontrer et de débattre des voies et moyens pour que le monde du travail puisse s’organiser pour reprendre le dessus.
                       Carte d’entrée : 10 euros pour les deux jours

  • auprès de nos militants : à Argenteuil, 0699499864 et MDommarie@aol.com
  • sur le site de la fête : https ://fete.lutte-ouvriere.org  (par carte bancaire)
  • par courrier : (chèque à l’ordre de Lutte ouvrière, adressé à Lutte ouvrière, BP 20029 – 93501 Pantin Cedex).