lundi 15 juin 2020
dimanche 14 juin 2020
PSA Hordain comme ailleurs : la logique des patrons et la nôtre
Il n’y a pas de concurrence entre les
travailleurs de différents statuts, de différentes nationalités !
La direction de l'usine PSA à
Hordain, dans le Nord, a annoncé son intention de faire venir des salariés
polonais sur le site pour relancer l'équipe de nuit, alors même qu'elle a
renvoyé des centaines d'intérimaires au début du confinement. PSA cherche ainsi
à faire pression sur tous les travailleurs, en jouant sur la concurrence entre
salariés européens et en cherchant à imposer une flexibilité plus grande à
l'échelle de l’Europe.
Plus
que jamais, les travailleurs ne doivent pas se laisser duper par de telles
manœuvres. « Prolétaires de tous les pays, unissons-nous ! »
écrivait Karl Marx. Un slogan qui, plus de 150 plus tard, reste d’une brûlante
actualité.
Libellés :
internationalisme,
PSA
HLM : de moins en moins « social »
Vous avez dit « social » ?
Souvent un terme bien inadéquat…
Une enquête à propos de
l’attribution des logements HLM souligne que plus on est pauvre, moins on a de
chances d’obtenir un logement social. C’est que les bailleurs sociaux ne
veulent pas prendre le risque de loyers impayés et ont donc tendance à écarter
les plus précaires de l’accès à leurs logements. En plus, le nombre de logements
sociaux est toujours insuffisant comparé aux besoins, et quand il s’en libère,
c’est généralement avec des loyers qui, même dits modérés, restent encore bien
trop chers pour beaucoup.
Depuis
des décennies, les gouvernements consacrent de moins en moins d’argent au
logement social, plongeant certains organismes HLM dans des difficultés
financières sans nom, tandis que d’autres se comportent comme des propriétaires
avides de rentabilité. Les victimes en sont les centaines de milliers de foyers
qui sont condamnés à vivre dans des logements inadéquats, et souvent
insalubres, quand ce n’est pas dans la rue.
Libellés :
logement
Esclavage, colonisation, accumulation capitaliste… Renverser les statues… ou les exploiteurs d'aujourd'hui !
Rétablir surtout la vérité sur ce qui a conduit aux exploiteurs
d’aujourd’hui
Statue de
Colbert devant l'Assemblée nationale
En Angleterre, les manifestants
du mouvement contre le racisme et les violences policières se sont attaqués aux
symboles de la période coloniale et esclavagiste. Après avoir jeté dans la
Tamise la statue d'un esclavagiste négrier célèbre, ils veulent maintenant s'en
prendre à celle de Cecil Rhodes, ministre colonial du Cap en Afrique du sud et
défenseur de la suprématie anglo-saxonne, qui trône encore devant une université
britannique.
En
France, des associations dénoncent le rôle de Colbert, ministre de Louis XIV et
instigateur du Code noir qui a donné une base juridique à l’esclavage.
Elles demandent en particulier le déboulonnage de la statue de Colbert située
devant l’Assemblée nationale.
Dénoncer
ces symboles et rétablir la vérité sur le rôle de ces hommes d’État permet de
mieux comprendre comment et sur quelle base s’est construite la société dans
laquelle nous vivons avec ses injustices et ses oppressions. Mais pour la
mettre à bas, ce sont les exploiteurs d’aujourd’hui et leurs représentants
politiques qu’il faudra renverser !
Libellés :
capitalisme,
colonisation,
esclavage,
histoire
Quartiers populaires : des habitants de Saint-Gratien (95) se rebiffent contre une véritable provocation
Ne pas se laisser faire, voilà la voie à suivre
200 personnes,
la plupart du quartier des Raguenets se sont rassemblées hier matin devant la
mairie de Saint-Gratien pour exiger le rétablissement du stade de football
synthétique de ce quartier populaire, stade en passe d’être liquidé par la
municipalité sous prétexte que son existence la dérangeait.
Un
slogan repris par les manifestants était « La racaille ce n’est pas nous ». Effectivement, ce sont des
drôles de mœurs de procéder en douce, sans aucune concertation, et en supprimant
un équipement essentiel notamment pour les jeunes, dans ce quartier où la vie
n’est pas toujours facile et où il manque bien des équipements. Une véritable
provocation !
Ce
qui était notable lors du rassemblement c’était la diversité des personnes
rassemblées, jeunes mais aussi plus anciens, de toutes origines, mais réunis
car vivant la même vie d’un quartier populaire, et en l’occurrence, scandalisés
par la décision municipale.
Saint-Gratien
fait partie de ces communes coupées en deux. Une grande cité populaire d’un
côté, et des quartiers pavillonnaires, très aisés pour certains.
La
façon dont la municipalité a opéré a bien mis en évidence deux mondes face à
face. En tout cas, la réaction des habitants des Raguenets est extrêmement
salutaire et indique la voie à suivre partout.
Manifestations contre le racisme et les violences policières : un rassemblement très réussi hier à Paris
Court compte-rendu d’un participant
« De nombreuses manifestations ont eu lieu hier à travers le pays pour
protester contre le racisme et les violences policières. Avec la
valse-hésitation du préfet de police de Paris, la manifestation parisienne qui
devait se diriger vers Opéra n’a pu finalement le faire.
La manifestation était très jeune,
dense et très dynamique. Nous sommes donc restés à République. Il y avait une
très belle ambiance, et 15 000 personnes (d'après la police ! ).
Il y avait donc beaucoup de jeunes non
organisés, venus avec des amis et avec des pancartes, avec les slogans
suivants, qui revenaient beaucoup : "pas de justice, pas de paix.",
"vérité pour Adama", "Police partout, justice nulle part."
Une pancarte qui citait Angela Davis
nous a particulièrement touchés : "pour détruire les racines du racisme,
il faut détruire le capitalisme." !
Il y a eu très peu d'affrontements avec
la police, mais une confrontation avec un groupe d'extrême-droite, qui a
déroulé une pancarte pour "honorer la mémoire des victimes du racisme
anti-blanc" (on se demande bien de quelles victimes réelles ils parlent ?)
sur le toit de l'un des immeubles place de la République. Ils ont évidemment
été hués par toute la foule, aux cris de "tout le monde déteste les fascistes
! " et leur banderole a été arrachée deux fois. D'abord par des voisins de
l'immeuble, assez âgés, en colère et solidaires de la manifestation. Ensuite
par des jeunes qui sont carrément montés sur l'immeuble pour arracher la
banderole, sous les vivats de la foule ! »
Libellés :
racisme,
violences policières
samedi 13 juin 2020
Medef : le patronat ne veut pas de freins. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière
Medef :
le patronat ne veut pas de freins
10 Juin 2020
Un deuxième dispositif
d’indemnisation d’activité partielle, déjà envisagé par le patronat et les
syndicats le 4 juin, fait l’objet de nouvelles discussions. D’ores et déjà la
ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a annoncé qu’il serait en vigueur pendant
un à deux ans, mis en place par des accords collectifs d’entreprise ou de
branche, et qu’il comporterait une indemnisation comme le précédent dispositif
de chômage partiel.
L’indemnisation viendrait-elle de
l’État, de l’Unedic ? En tout cas, elle ne viendra pas du patronat. Dès
avant la première réunion, le Medef avait mis sur la table les revendications
des patrons récapitulées en détail dans le Journal du dimanche du 8
juin.
Le principe de base est simple :
à l’État de lever tous les freins, demande le Medef : les freins
sanitaires qui brident encore trop certaines activités dans l’hôtellerie ou le
bâtiment par exemple ; ceux qui, en limitant la réouverture des écoles,
gênent la reprise du travail par les parents ; ceux qui réduisent la
circulation des personnes et des marchandises en encadrant trop l’utilisation
des moyens des transports.
Quant aux investissements, là
aussi, il faudrait les dynamiser. Mettant en avant les petites et moyennes
entreprises, le patronat plaide pour qu’elles soient autorisées à ne rembourser
les prêts garantis par l’État qu’au bout de dix à vingt ans, que leurs
cotisations soient allégées pendant trente-six mois, voire supprimées en cas de
baisse d’activité supérieure à 50 % par rapport à 2019. Et l’État devrait
aussi remettre sur la table les commandes publiques !
Avec cette feuille de route bien
carrée, dont le gouvernement a déjà largement anticipé la réalisation en
distribuant des milliards aux grosses sociétés, compagnies aériennes, industrie
automobile, sans parler du paiement du chômage partiel, la voie est tracée vers
un nouveau projet, paraît-il pour sauver l’emploi.
Présenter un plan social
drastique, faire du chantage comme Ryanair – baisse du travail et du salaire,
ou la porte –, cela présente toujours des risques de conflit. Garder sous la
main des salariés travaillant à temps et salaire partiels, mais dont la charge
de travail ne sera pas obligatoirement réduite dans la même proportion, voilà
qui conviendra aux patrons et encore plus s’ils ont l’accord des syndicats.
Quant à leur engagement, en
contrepartie, de ne pas licencier, on peut gager qu’il durera moins que celui
de l’État à les subventionner.
Libellés :
Crise 2020,
medef
Inscription à :
Articles (Atom)








