dimanche 16 février 2020

Fonction publique : une rupture conventionnelle porte ouverte à toutes les pressions


Un plan social déguisé ?



Un arrêté du Journal Officiel vient de signifier la mise en place de la rupture conventionnelle dans la Fonction Publique, comme cela existe pour le privé.
Elle est présentée comme un progrès par le gouvernement au prétexte qu’elle permettrait aux salariés du public de partir avec un tout petit pécule et leur permettraient de toucher des indemnités chômage.
Mais c’est bien plus encore un moyen pour l’État de se débarrasser, à peu de frais, de nombreux salariés. Et c’est la porte ouverte aux pressions pour pousser vers la sortie des fonctionnaires dont l’État voudrait se débarrasser, à la fois ceux qui, usés par le travail, ne sont plus assez productifs et ceux qui contestent trop.

Argenteuil : il faut des conseillers municipaux Lutte ouvrière pour « Faire entendre le camp des travailleurs » !


Des militants aux côtés des travailleurs et de la population !



Des conseillers municipaux « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » seraient aux côté des travailleurs et des habitants dans leurs combats légitimes. Certes, comme militants, il n’est pas nécessaire de bénéficier de ce mandat pour mener ces combats. Depuis des décennies, nous le démontrons de multiples façons à Argenteuil, et il n’est pas besoin de le rappeler ici.
         Mais ce mandat de conseiller et de conseillère municipale nous offrirait quelques moyens supplémentaires pour nous faire entendre, et ce n’est pas négligeable. Les médias sont davantage sensibles à l’annonce de « fonctions électives » particulières. Il est possible de prendre la parole lors des conseils municipaux. Parfois, il l’est également d’obtenir des soutiens pour les luttes en cours.
         Nous l’avons démontré lorsque nous eûmes des élus à Argenteuil de 2008 à 2014. Nos interventions furent multiples pour affirmer les intérêts collectifs. Nous réclamâmes avec succès que la municipalité octroie par deux fois des soutiens financiers substantiels aux grévistes…


         Aidons en conséquence à ce qu’il y ait des conseillers municipaux de la liste « Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs à l’issue des élections municipales de mars prochain. Dominique MARIETTE

Argenteuil, élections municipales de mars 2020, en réponse au journal le Parisien sur les finances


Les finances municipales : aux habitants d’y regarder de très près !


Le journal Le Parisien-95 prépare un tableau comparatif sur les engagements des différentes listes d’Argenteuil si elles l’emportaient en mars prochain lors des élections municipales. La question était : quelles seraient en quelques phrases vos trois premières mesures si vous l’emportiez ?
         Pour poursuivre, voilà ce que j’ai répondu à propos des finances locales :

Proposition 1 : Rétablissement de l'abattement de 20% supprimé en douce en 2013.

Proposition 2 : Réduction au strict minimum de toutes les études et appels à des entreprises conseils, avec l'ouverture de tous les livres de compte communaux.

Proposition 3 : Suppression de toutes les indemnités d'élus, lorsque leur situation de retraité n'exige pas de telles indemnités. Si les exigences de la vie municipale nécessitent pour les élus salariés des absences non rémunérées, versement d'une indemnité compensatrice.

Bien évidemment, il y aurait bien des choses à ajouter. En particulier, une municipalité ouvrière en appellerait aux habitants pour contrôler les finances locales. Elle développerait une véritable publicité des actes de la commune…


Argenteuil – 2014-2020 : archives de six années : attaques contre la MJC


Que la MJC d’Argenteuil soit dans le collimateur de la municipalité ne date pas du mandat actuel de Georges Mothron. Ainsi son prédécesseur n’a jamais répondu sérieusement aux questions du conseil d’administration de cette structure. Georges Mothron a seulement franchi un pas supplémentaire en réduisant davantage les moyens de la MJC, en particulier en rognant d’une manière drastique sur ses locaux.

MJC d'Argenteuil : les attaques qu'elle subit méritent riposte et mobilisation

16.01.15.

« Quand j’entends le mot « culture », je sors mon marteau-piqueur. »


Rue des Gobelins à Argenteuil, une banderole municipale « fleurit » la palissade devant la Maison des Jeunes et de la Culture : « Argenteuil investit pour la jeunesse ».
         Que cette municipalité utilise le terme « investit » sans que cela lui pose de problème est bien révélateur de gens qui ont été à l’école de la défense d’un capitalisme et d’un profit où il importe que l’on « investisse » dans les coquillettes ou les chars d’assaut du moment que les objectifs sont atteints.
Mais surtout, derrière cette annonce surtout ridicule, il y a l’opération de liquidation de la MJC d’Argenteuil qui vient de commencer.





samedi 15 février 2020

Mont-blanc face ouvrière contre Mont-blanc-Macron


Drapeaux rouges en vallée blanche



Près de 400 manifestants CGT-FO-SUD, venus des deux départements de Savoie ont défilé ce jeudi 13 février à Saint-Gervais-Mont Blanc. Ils n’entendaient pas laisser Macron faire tranquillement son « show-écolo » dans la vallée sans lui faire le comité d’accueil qu’il mérite et venir crier leur refus de l’actuelle réforme des retraites. Dans les prises de parole, un militant cheminot du Fayet a aussi vigoureusement dénoncé le cynisme des politiciens au service du grand capital qui osent parler du respect de l’environnement alors qu’ils n’ont pas cessé de démanteler le fret SNCF, de favoriser non seulement les transports par camions mais aussi celui des voyageurs par autocars !
La vallée de l’Arve subit aujourd’hui, à certaines périodes, une pollution atmosphérique supérieure à la région parisienne … alors que jusqu’au années 1950 elle était un des principaux lieux d’implantation des sanatoriums où les malades de la tuberculose venaient essayer de retrouver la santé par l’air pur des montagnes ! L’urgence est vraiment d’en finir avec ce système destructeur : le capitalisme !

Santé sans moyens nécessaires, la mobilisation continue


Pas question d’accepter la démolition de l’hôpital public



Hier vendredi, la journée a été un nouveau moment de grève et de manifestations dans les hôpitaux publics. Syndicats et collectifs de médecins continuent de dénoncer les conditions de travail harassantes engendrées par le manque de personnels et les salaires trop bas qui encouragent la « fuite des personnels ».
Après 11 mois de mobilisations, la ministre de la Santé n’a lâché que quelques vagues promesses de revalorisation pour quelques catégories de soignants, une augmentation des tarifs et… beaucoup de palabres. Mais sur le fond de sa politique d’économies sur le dos de la Santé publique, rien ne change. Aussi la colère persiste, déjà 600 médecins hospitaliers font la grève des tâches administratives et ce mouvement s’étend.
Les personnels qui se battent contre cette démolition de la Santé choisissent la bonne voie, la seule pour se faire entendre.

Étudiants mobilisés : des nouvelles de l’Université Paris 1


Le gouvernement nous prend pour des crabes. Attention aux pinces !

Correspondance

Avant-hier jeudi, il y a eu une nasse policière au centre Pierre Mendes France de Tolbiac, qui a duré de 14h à 19h, pour empêcher tout départ de manifestation. Il était prévu qu'un cortège parte de Tolbiac pour aller à la Sorbonne. Les enseignants présents ont été sommés d'expliquer le contenu de leur cours pour pouvoir rentrer (une collègue a dû longuement expliquer ce qu'était l'épistémologie aux CRS qui l'interrogeaient brutalement). Cette nasse était à l'initiative de la Préfecture et non de la présidence de l’université qui n'a plus du tout la main sur ce qui se passe.



Hier vendredi, il y a eu l'Assemblée Générale du Département de philosophie de Paris 1 qui s'est tenue à 14h. Elle a voté la grève reconductible à partir de la rentrée, lundi 24 janvier, pour préparer l'arrêt total de toutes les universités du pays prévue pour le jeudi 05 mars. Par ailleurs, Frédérique Vidal a déjà reculé sur une partie du contenu de sa fameuse loi LPPR, "inégalitaire et darwinienne" : le statut des maîtres de conférence serait gardé, et surtout elle abandonne l'idée d'une recherche financée par "projet", à l'anglo-saxonne. Néanmoins, il reste le fond : elle a annoncé une réforme "comptable", c'est-à-dire que l'objectif de faire des économies sur la fac est conservé. D'où la mobilisation qui s'annonce. C'est une bonne nouvelle.

Argenteuil, soutenez notre liste « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs »


Une liste conduite par Dominique MARIETTE et Valérie SUAREZ



Notre liste est définitivement enregistrée. Elle sera conduite par Dominique MARIETTE, enseignant retraitée, et par Valérie SUAREZ, employée, une habitante d’un quartier populaire de la Ville, mère de deux enfants, confrontée comme des milliers d’autres femmes d’Argenteuil aux difficultés du travail, aux salaires insuffisants, et aux conséquences du recul des services publics utiles à la population, et en premier lieu à celui du service public d’éducation.
         Nous y reviendrons, mais dès maintenant, faisons entendre dans cette campagne le camp des travailleurs, à travers les multiples échanges que nous initierons. Et préparons plus que jamais notre grande fête du 29 février prochain à l’espace Jean Vilar qui sera un peu la fête de notre liste.


Une commune dirigée par des révolutionnaires pourrait être un solide point d’appui


« Il n’est pas possible, à l’échelle d’une seule commune, de changer réellement la vie des travailleurs, car dans notre société le pouvoir appartient aux capitalistes et à l’État. Mais une commune dirigée par des révolutionnaires pourrait être un point d’appui pour organiser les combats : contre des licenciements, pour appuyer les grèves, contre des expulsions locatives, pour la réquisition de logements vides. Avec les travailleurs, elle combattrait les marchands de sommeil ou encore les coupures d’électricité pour factures impayées. Elle mettrait des locaux, des moyens matériels, des aides juridiques au service de ceux qui luttent, sans respecter ni une prétendue neutralité ni la légalité imposée par l’État. Elle ferait tout pour instaurer dans la commune une forme de démocratie ouvrière, en associant à ses décisions les travailleurs, leurs syndicats et leurs associations. Cela provoquerait immanquablement un bras de fer avec les autorités. Seule la mobilisation des travailleurs de la commune, qu’ils soient français ou étrangers, pourrait imposer les décisions favorables aux classes populaires » (dépliant de campagne n°1)