jeudi 13 février 2020

Argenteuil, mandat 2014-2020, deux rivaux au langage pas fin

Une de nos photos préférées

Le maire actuel et son prédécesseur ont une caractéristique commune au-delà de ce qui les oppose. Ils partagent le goût de plaisanteries à l’emporte-pièce, très lourdes, voire insupportables comme l’exemple ci-dessous que nous avions relevé en 2014 le démontre.

16.10.2014.

G Mothron, P Doucet : citations Express bien révélatrices

Déplacé et révoltant

L’hebdomadaire l’Express consacre un supplément plutôt intéressant sur le « combat de chefs » qui marque Argenteuil depuis des mois. Il cite en passant les deux adversaires en des termes bien révélateurs de ces gens qui pratiquent sans doute un humour noir totalement déplacé et révoltant.

Georges Mothron, à propos de la hausse des impôts locaux qu'il assume totalement mais qui est en train d’angoisser nombre d’habitants. Lors de la dernière fête des vendanges :

« Buvez pour oublier vos impôts, mais pas trop ! »

Philippe Doucet pour exprimer sa combativité et sa pugnacité :

« Je suis comme les Israéliens, si on me balance une roquette, je réponds. »

Sans commentaire.

Éducation nationale : les DHG à la baisse. Un article de notre hebdomadaire Lutte ouvrière de cette semaine


Éducation nationale : dotation horreur globale

12 Février 2020

Dans beaucoup de collèges et de lycées, les dotations horaires globales (DHG), c’est-à-dire les heures d’enseignement octroyées par le ministère pour chaque établissement, prévues pour la rentrée 2020 sont en baisse.



Ces pertes d’heures attisent la colère des enseignants, déjà largement écœurés par la dégradation incessante des conditions d’enseignement.
C’est la conséquence des 440 suppressions de postes dans le second degré annoncées par le ministère en décembre dernier. Blanquer avait tenté de camoufler ces pertes derrière un prétendu rééquilibrage, puisque 440 postes seront ouverts dans les écoles primaires pour les dédoublements de classes.
Mais le résultat est là : il manque des milliers d’heures dans les collèges et les lycées, alors qu’on attend 22 000 élèves en plus. Cela se traduira par des postes supprimés et donc des classes qui disparaîtront, avec à la clef des effectifs en hausse. Il est à craindre qu’on atteigne les 30 élèves par classe en collège et plus de 35 en lycée.
Le ministère continue à expliquer que tout va bien, puisque d’après lui, avec les heures supplémentaires, « les moyens ainsi délégués dans les collèges et les lycées permettent de répondre aux besoins des établissements, tout en améliorant la rémunération des professeurs ». Mensonges sur mensonges !
Dire que les heures supplémentaires améliorent la rémunération des enseignants, c’est bien une escroquerie apprise dans les officines des patrons, qui consiste à faire croire que payer plus ceux qui font plus d’heures est un cadeau ! Les heures supplémentaires ne compensent jamais les salaires bloqués depuis des lustres. Mais, en plus, elles contribuent grandement à la dégradation des conditions d’enseignement. Les heures supplémentaires n’empêchent pas les classes surchargées et, surtout, elles aboutissent à une présence réduite des adultes dans les établissements et donc à des situations plus dangereuses qui pénalisent tout le monde. Pour le ministère, c’est un moyen de faire des économies en sacrifiant l’éducation de millions de jeunes.
En outre, le ministère s’attaque aux systèmes mis en place en faveur des élèves les plus en difficulté. Dans certains collèges, il existe des sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA). Ces classes ont des effectifs réduits, pour faciliter la prise en charge de ces élèves ayant des graves difficultés d’apprentissage. La nouveauté 2020 consistera à fermer les classes SEGPA de 6e, afin d’économiser ces heures d’enseignement. Mais Blanquer ne s’arrête pas là : les élèves présentant un handicap sont aussi visés. Les classes qui les accueillent vont voir leur effectif encore augmenté. Derrière un discours huilé sur l’inclusion des élèves handicapés se cache une basse recherche d’économies.
Mais les enseignants et les autres salariés de l’Éducation nationale qui travaillent dans les établissements ne veulent pas laisser passer cette nouvelle attaque. Dans beaucoup de régions, ils ont réagi. Après la réforme des retraites, la réforme du lycée, la baisse des DHG est encore une façon pour le gouvernement de récupérer des milliards. Face à leur logique désastreuse, la seule logique à poursuivre est celle de la lutte.

                                              Marion AJAR (Lutte ouvrière n°2689)

Renault : actionnaires et PDG, milliards et millions


Plus haut que Ghosn !

 
Sûr, il faut payer le coiffeur !

La presse patronale vient de révéler que le futur directeur général de Renault, Luca De Meo, touchera un salaire annuel de 1,3 million d’euros de base, et qui pourra monter jusqu’à 5,85 millions. Cela ferait 16 027 euros par jour, samedi et dimanche compris !
Un salaire encore plus élevé que celui de Ghosn. Après la pitoyable saga de ce dernier, l’impudence des dirigeants de Renault n’a vraiment pas de limite

mercredi 12 février 2020

Quartiers populaires, cirque parlementaire, réquisitions des logements vides…Nathalie ARTHAUD sur LCI avant-hier

Éducation : l’école ne suffit pas à supprimer les inégalités


Un constat accablant



Selon le ministère du Travail, il y avait en 2018, 963 000 jeunes qui n’ont pas fait d’études, qui sont sans emploi, sans formation, sur les 7,5 millions de jeunes entre 16 et 25 ans. Soit près d’un jeune sur 7 !
Et parmi ces jeunes que la société laisse sur le bas-côté, les enfants d’ouvriers et d’employés sont surreprésentés.
Voilà qui relativise les discours sur l’école de la République ascenseur social et l’égalité des chances.

Ghosn : navet en préparation


Lascar de série B



Carlos Gohsn le fuyard vient d’embaucher un agent artistique pour envisager de mettre en film son histoire. Et c’est l’ancien patron de la Walt Disney Company qui fait le boulot, excusez du peu !
Si, après  avoir supprimé des milliers d’emplois, avoir usé et abusé de la précarité, avoir été pris la main dans le pot de confiture et s’être enfui du Japon dans des jets privés pour rejoindre une de ses luxueuses villas au Liban… les cinéastes arrivent à faire du lascar un héros positif, ça méritera un Oscar de la flagornerie.

Élections municipales à Argenteuil. Chronique : celui qui se prenait pour un roi


Un jour est-il tombé dans le panneau ?

Quand il passe devant un panneau, il dit « c’est à moi ». Devant un autre, il répète : « c’est à moi ». Et ainsi de suite devant tous les panneaux d’affichage de la Ville. Son espoir est qu’aucune autre affiche d’un quelconque de ses concurrents ne fasse de l’ombre à son portrait en trois exemplaires sur chaque mur de la Ville.
         C’est à moi. C’est à moi. C’est à moi. Je suis le roi, ou, tout du moins, j’espère le redevenir, le roitelet d’Argenteuil !
         Une métaphore de ce qui s’est passé de 2008 à 2014, et de que ce monsieur qui n’aime pas que les autres s’expriment rêve de recommencer après mars 2020.
         Son ami Lamdaoui s’est fait connaître par l’aphorisme « une poignée de main serrée, une voix ». Son concurrent principal lui, c’est plutôt : « un mètre de trottoir, une voix ». Lui, ce ne serait pas « une affiche, une voix » ?
         Tous perdants.
         Pour que nous nous trompions, il y a quelque avoinée à l’encontre de ses colleurs qui s’impose.

Argenteuil, mandats 2014-2020 : impôts locaux à Argenteuil : le bal des amnésiques


Le bal des amnésiques

Le 30.9.2014

Sur les panneaux d’affichage et dans les boîtes à lettres de la Ville, la bataille de papier entre l’ancien et le nouveau maire continue sur le thème des impôts locaux et des tarifs municipaux.
         Du côté du PS, c’est l’amnésie totale sur sa décision de février 2013 de supprimer un abattement de 20 % sur les impôts locaux payés par les Argenteuillais. Aucun rappel, aucune explication, aucune autocritique. Cette suppression fait pourtant peser une lourde épée de Damoclès sur le budget de très nombreux habitants. Mais comme la perte de mémoire n’est pas totale dans ce camp, on y insiste en revanche sur les hausses opérées par le camp d’en face des tarifs municipaux.
         En face, du côté de la municipalité, sur ce dernier point, le silence est total. Il l’est tout autant sur le fait qu’elle aurait pu sans problème dès avril, d’une façon ou d’une autre, annuler la mesure sur l’« abattement » en question, ou en contrer les effets. Elle est ainsi totalement amnésique sur sa promesse électorale de baisser les impôts dès son élection.
         Pendant ce temps, la population d’Argenteuil, elle qui n’a pas perdu le sens des réalités, paie, et risque de payer encore bien davantage, loin des contorsions de ces messieurs pour éviter de dire la vérité.