dimanche 19 janvier 2020

SNCF : Jean-Pierre Farandou, la direction, et leur guerre du communiqué


La faute à qui ? A qui ? A qui ? C’est la faute à Macron ! C’est la faute à Philippe ! C’est la faute à leur clique !


                                                                        



Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, a déclaré que le coût de la grève contre la réforme des retraites s'élevait à près d'un milliard d'euros. La faute à qui, sinon à Macron, Philippe et sa clique ?  Et d’annoncer que la compagnie lancerait un plan d’économie pour « rattraper le manque à gagner », un plan qu'elle avait déjà annoncé il y a trois mois ! Cette opération d’intimidation a donc fait long feu, car son objectif réel dans cette déclaration est de retourner une opinion publique qui soutient encore largement les grévistes malgré quarante jours de propagande effrénée du gouvernement flanqué de ses nombreux sbires des médias.

Moyen-Orient : Macron poursuit la guerre


Pour l’impérialisme, des milliards avec nos sous



À l’occasion de ses « vœux aux armées », Macron vient d’annoncer devant un parterre de galonnés le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale dans le cadre de la coalition internationale anti-Daesh à l'œuvre au Moyen-Orient. Pour maintenir l’ordre impérialiste et les intérêts des grandes entreprises à coups de bombardements et de soutien aux dictatures alliées dans la région, l’État français ne compte pas ses sous. Ce Charles de Gaulle a été rénové il y a un an pour un milliard d’euros. Et les mêmes viendront nous dire qu’il faut nous serrer la ceinture ! Refusons de marcher au pas : pas un euro pour leurs sales guerres.

L’éducation mérite des moyens à la hauteur.


Les enfants ne sont pas des cobayes.




Une prise de position de la FCPE-95, pour information

L’éducation mérite des moyens à la hauteur. Nos enfants ne sont pas des cobayes.

Depuis l’annonce de la réforme du lycée, la date de Janvier 2020 est dans les têtes de tout le monde : c’est le moment de vérité, l’organisation de la première session des dites E3C pour les élèves de Première.
Depuis le début, parfois seule, la fcpe95 a investi du temps et de l’énergie pour expliquer la réforme du lycée aux parents d’élèves dans le Val d’Oise. Depuis le début, la fcpe95 dénonce la précipitation et l’impréparation du ministère dans la mise en œuvre de cette réforme. La fcpe95 avait demandé, à minima, un moratoire d’un an, pour laisser le temps que les choses soient correctement organisées. Nous n’avons pas été écoutés, le ministère est resté sourd à nos évidences.
Janvier 2020 : nous y sommes, rien n’est vraiment prêt, ni les établissements, ni les professeurs, ni surtout les élèves. Et la réforme du lycée, qui promettait plus de contrôle continu et moins de bachotage, s’est transformée pour les élèves en bachotage permanent.
Les promesses faites pour accompagner cette réforme n’ont pas été tenues par le ministère : les professeurs absents ne sont toujours pas suffisamment remplacés, ce qui est bien plus grave quand les premières épreuves du bac se déroulent au bout de 4 mois de cours. Les heures d’orientation n’ont pas été délivrées, par manque de personnel, et la désorganisation liée aux menaces et attaques contre les centres d’orientation (CIO). Les classes sont surchargées, les locaux sont surchargés, les emplois du temps sont des gruyères, les nouveaux programmes sont trop nouveaux, trop lourds, les dossiers d’aide pour les jeunes à besoin particulier ne sont pas tous prêts, les AESH ne sont pas tous nommés, etc.
La réalité est que le gouvernement a supprimé l’an dernier plus de 2000 postes dans le second degré. La réforme du lycée n’avait rien à voir avec les besoins des élèves : c’était, pour le ministère, sa façon de gérer et mettre en œuvre la baisse des moyens. Pour l’année qui vient, non seulement les 2000 postes ne reviennent pas, mais le gouvernement a annoncé en décembre vouloir en supprimer 440 de plus ! Alors que les effectifs élèves continuent d’augmenter !
Les attaques du gouvernement contre notre niveau de vie, nos écoles, nos hôpitaux, tous les services publics utiles à la population, et bien sur nos retraites, doivent cesser.
La fcpe95 invite ses adhérents à prendre contact avec les enseignants, en particulier ceux qui se mobilisent en ce moment, pour échanger sur la situation actuelle et voir ce qu’ils souhaitent faire en commun. Et comme toujours, la fcpe95 se tient à disposition des adhérents du Val d’Oise.

                                  Pour le bureau, Philippe Renou, vice-président fcpe95

Argenteuil, chronique des élections municipales de mars 2020


Certes, mais elle dit quoi à Castaner ?



Suite à ce qu’elle présente comme une « agression verbale » d’une de ses militantes, la candidate officielle de Macron sur la Ville propose apparemment (nous n’avons rien reçu) à tous les candidats un code de « bonne conduite » en vue des prochaines élections municipales.
         Nous n’avons pas besoin de charte pour réprouver toute agression verbale et encore plus physique. Que chacun défende par ailleurs ce qu’il a à dire aux habitants durant cette campagne. Nous n’avons pas besoin de règlements qui ne riment à rien, d’autant plus que si nous avons à parler, pour notre part, c’est avec la population, et avec personne d’autre, sauf bien sûr avec ceux que nous rencontrons fraternellement dans les cortèges contre la réforme Macron, ou localement contre le projet désastreux Cap Héloïse.
         Mais puisque cette dame parle d’agressions, que pense-t-elle des très nombreuses violences policières qui ont émaillé les manifestations depuis novembre 2017 ? Violences qui n’ont rien eu de « verbales » !
         Sur ce plan, elle peut toujours joindre Castaner et lui dire ce qu’elle pense de « l’éthique » en la matière. DM

samedi 18 janvier 2020

Nathalie Arthaud à la Manifestation du jeudi 16 janvier à Paris, interview

Louvre, Léonard de Vinci et la grève


Un grand moment de lutte de classe… et de solitude


Nous avions réservé en octobre pour l’exposition Léonard de Vinci au Louvre. C’était pour hier matin à 9 heures 30. Arrivés à 9 heures, nous avions bien vu qu’il y avait quelque chose d’inhabituel. Le Louvre était bloqué complètement, pour la première fois depuis le début du mouvement pour le retrait de la réforme Macron.
         C’est la première fois que nous avons côtoyé un public aussi hostile. S’il y avait des personnes solidaires du mouvement, elles étaient bien silencieuses (cela dit, des reportages en montraient hier au soir). Le ton était hargneux contre les grévistes. S’ils l’avaient pu, certains, hors d’eux, les auraient frappés avec joie.
         Cela m’a rappelé mes lectures à propos de la Commune de Paris, lorsque les Communards enchaînés se firent injuriés sur la route de Versailles et reçurent du monde bourgeois les coups d’ombrelle et des crachats que le mouvement des travailleurs prenant le pouvoir avait tellement inquiétés.
         Ce public de vieux, je ne les caractériserais pas d’anciens, réactionnaire, consomme la culture comme les vins fins, pour elle-même. Que les travailleurs se battent et mettent un instant un obstacle sur leur route, on le voit devenir enragé.
         Pour le gros de ces gens-là, que savent-ils de la retraite des travailleurs. Leur retraite, c’est non seulement celle de leur situation de dominants, leurs actions et leurs immeubles.
         Prolétaires, nous n’avons pas l’occasion de côtoyer ce monde. C’était une première, et donc un certain moment de solitude.
         Après avoir assuré les grévistes de notre soutien, nous sommes repartis vers Saint-Lazare.
         Léonard nous pardonnera. Ses tableaux et ses croquis, ce sera pour une autre vie. Mais comme le disait un jeune interrogé : "Les œuvres de Léonard seront toujours là, mais la culture... ". DM

Macron-Ghosn, une solidarité de classe. Macron verse une larme sur Ghosn


« Selon que vous serez puissant ou misérable… »



Dans le cadre de ses vœux à la presse, Macron a affirmé avoir protesté à plusieurs reprises auprès du Premier ministre japonais contre les conditions de détention et d'interrogatoire de Carlos Ghosn. On ne l’a pas entendu en revanche protester contre les effroyables conditions de détention pour lesquelles l’État français a été plusieurs fois condamné par l’Union européenne. « Selon que vous serez puissant ou misérable… » écrivait La Fontaine il y a 400 ans.
A ce camp des « puissants » qui continue aujourd’hui à se serrer les coudes, dans une solidarité de classe qui soude entre eux les riches, doit s’opposer la solidarité et l’unité du monde u travail.

Toyota-Onnaing : l’autre face du miracle Toyota


Une exploitation féroce des ouvriers



Un nouveau véhicule à Onnaing ! 400 CDI en plus ! Magnifique ! Pourtant le bilan publié de Toyota-Onnaing est déficitaire ? Et l’annonce n’a pas été accueillie par des applaudissements dans les ateliers !
C’est que le « miracle » Toyota repose sur une exploitation féroce des ouvriers. Un véhicule toutes les 57 secondes ça veut dire de violentes tendinites après trois mois de travail, le dos cassé, l’épuisement chaque jour.
C’est aussi des salaires au rabais, inférieurs au chômage touché en Belgique. Et le licenciement de travailleurs usés après 10 ans de travail…
En mettant artificiellement l'usine en déficit, les actionnaires de Toyota se sucrent aussi en évitant l’impôt sur les bénéfices et la prime de participation due aux travailleurs.
Et cerise sur le gâteau, Toyota s’est ainsi payé une publicité gratuite dans la presse et à la télévision !