vendredi 10 janvier 2020
Ghosn ou l’argent-roi
À chacun ses héros. Le capitalisme corrompu en a un (parmi d’autres)
Carlos Ghosn a tenu une
conférence de presse à Beyrouth devant 150 journalistes venus d'un peu partout.
Maintenant qu'il est planqué, au Liban, il ne s'est pas privé de faire son show
en affirmant qu'il est innocent de tout ce dont on l'accuse.
Cet homme
qui n'a eu aucun scrupule à se gaver grâce à l'exploitation renforcée de
dizaines de milliers de salariés de Renault et de Nissan, qui n'a aucun regret
d'avoir licencié en masse pour pouvoir, en retour, bénéficier de mirobolants
salaires, jusqu'à 13 millions d'euros en 2017, sans compter les à-côtés
fastueux, ni les trucages fiscaux, plastronne. Il a pu ainsi disposer des
moyens pour affréter deux avions privés pour traverser la planète
clandestinement en direction d'une de ses nombreuses résidences de luxe. Et il
ose crier à la persécution et se présente comme une victime. Les affairistes et
les bourgeois ont trouvé en lui leur héros, ce capitaine d'industrie bien
représentatif d'un système corrompu.
Derrière
l'indécence du personnage, il y a la réalité de ce monde où tout s'achète.
Libellés :
Bourgeoisie,
serviteurs de la bourgeoisie
États-Unis, Iran : assassinat d’un général, missiles iraniens,
Une réaction dissymétrique
Le pouvoir iranien a fait tirer
la nuit dernière des missiles contre deux bases américaines en Irak. Les dégâts
exacts ne sont pas encore connus, mais ne semblent pas inquiéter Trump, ni
l'armée américaine.
Le régime
iranien se devait de réagir après l'assassinat par un drone américain de son
principal général, sans avoir les moyens militaires des USA. En 1988 - en
pleine guerre Iran-Irak - ce même régime n'avait pas riposté après qu'un bateau
de guerre américain avait abattu un avion de ligne iranien tuant 290 passagers.
Au
Moyen-Orient, c'est l'impérialisme américain qui est l'envahisseur, un
envahisseur qui génère un immense chaos, auquel s'ajoutent les décisions d'un
Trump, comme cet assassinat programmé du général iranien Soleimani, qui risque
de provoquer une escalade incontrôlée.
Libellés :
Etats-Unis,
impérialisme,
Iran
Argenteuil, puis à Paris, une journée de grève, de mobilisation, de manifestation
Tous ensemble, un seul camp, le camp des travailleurs
La
réunion a été l’occasion de faire un point sur la situation, d’affirmer que
nous avions encore d’immenses marges à conquérir pour développer le mouvement.
C’est le sens des initiatives d’aujourd’hui et de la manifestation de demain
samedi, de Nation à la République (rendez-vous
Argenteuil, au guiche à billets de la gare centrale, à 12 h15). L’heure est
à continuer à discuter, à mettre dans le coup de nombreux salariés de la
localité qui ne sont pas encore entrés dans l’action. La grève a été reconduite pour aujourd'hui.
De
nouvelles banderoles ont été réalisées. (On les verra bientôt en photo)
L’après-midi, nous étions à
Paris, de la République à Saint-Augustin. Une participation totale au minimum comparable
à celle des manifestations des 5 et 17 décembre dernier. Mais une ambiance
toute autre, bien plus vivante et déterminée, en particulier dans l’immense
cortège de tête des grévistes.
Tout
cela est bon pour le moral. Maintenant, la lutte continue. Plus que jamais. DM
jeudi 9 janvier 2020
En manifestation, en grève, la lutte contre la réforme Macron continue
Manifestations contre la "réforme" des
retraites
Aujourd’hui
Place de la République à Paris
À 13h30
Direction
place Saint-Augustin (à côté de St-Lazare)
Retraites
: un compromis pour éteindre la mobilisation ?
07 Janvier 2020
En prélude au nouveau round de
négociations avec les directions syndicales à partir de mardi 7 janvier, le
gouvernement et ses portevoix médiatiques se sont répandus en déclarations,
articles et autres éditoriaux appelant à sortir du « blocage ».
Interrogé à la radio lundi 6
janvier, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a assuré que le compromis
n’avait jamais été aussi proche. Le même jour, dans les colonnes du Parisien,
le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, s’en prenait à ceux,
parmi les syndicalistes et les politiques, qu’il accuse d’« hystériser le
débat ».
Après plus d’un mois de
mobilisation et de grève reconduite, en particulier par les cheminots et les
travailleurs de la RATP, le gouvernement est donc à la manœuvre pour vanter la
« voix de la raison ». Et après que des grévistes, notamment les
machinistes, les danseurs et les musiciens de l’Opéra, ont refusé la
« clause du grand-père », en affirmant leur refus d’être la génération
qui sacrifierait les suivantes, il présente de nouveaux enrobages pour tenter
de faire passer son infecte cuisine. La proposition faite par Richard Ferrand
de rendre temporaire le malus, en cas de départ en retraite avant l’âge pivot
de 64 ans, en fait partie. Sur le modèle de ce qui existe déjà pour la
complémentaire Agirc-Arrco, un travailleur décidant de partir en retraite à
l’âge légal subirait une décote pendant une période limitée. Tout un programme
puisque, dans le cas de l’Agirc-Arrco, le malus consiste à retirer 10 % du
montant de la pension pendant trois ans, tandis qu’un bonus de 10 % n’est
attribué, lui, que pendant un an aux salariés qui partent à 64 ans !
Une potion bien amère, aussitôt
qualifiée « de très bonne proposition » par Le Maire, qui a
ajouté : « Tout ce qui permet de sortir du conflit est bon. »
Il a donc manifesté le même enthousiasme pour la proposition du dirigeant de la
CFDT, Laurent Berger, appelant à mettre en place une « conférence de
financement » censée travailler sur l’équilibre financier du futur régime
de retraite.
Ces déclarations croisées entre
gens « raisonnables » aboutiront sans doute à des propositions
présentées comme la seule issue possible au conflit. Mais Ferrand peut toujours
prétendre « qu’on n’est pas dans une guerre de tranchée », la
réforme des retraites fait bel et bien partie de la guerre que le gouvernement
mène aux travailleurs, afin de faire sur leur dos les économies que les
capitalistes estiment nécessaires au maintien de leurs profits.
Les grévistes l’ont bien compris,
eux qui se sont engagés dans une bataille qui va au-delà de leur corporation,
en exigeant le retrait total d’une réforme condamnant tous les salariés à finir
en vieux travailleurs appauvris.
Nadia
CANTALE (Lutte ouvrière n°2684)
Appel
de Lutte ouvrière
Lutte ouvrière appelle à
participer aux manifestations organisées partout dans le pays. Pour que le
gouvernement abandonne son projet, il faut que le monde du travail mette toutes
ses forces dans la balance. À la SNCF et à la RATP, des travailleurs sont en
grève reconductible depuis le 5 décembre. Ils font preuve d’une combativité
qu’il faut saluer. Mais, surtout, il ne faut pas les laisser seuls. Il faut des
grèves dans d’autres secteurs et des manifestations de masse. L’issue de la
lutte dépendra de l’importance de la mobilisation dans les jours et les
semaines à venir. Dès jeudi 9, nous pouvons montrer que nous refusons toujours
cette réforme. Soyons nombreux en grève. Soyons nombreux dans la rue, le 9 et,
de nouveau, samedi 11, pour dire notre colère !
A Paris le rendez-vous de la
manifestation est à 13h30 Place de la République.
Samedi 11
janvier
13 heures
30
Place de
la Nation
En
direction de République
Libellés :
5 décembre et ses suites,
agenda militant
Éducation : rien n’est fait pour stopper la dégradation
Une réalité dont la politique gouvernementale est responsable
L'administration de l'Éducation
nationale a reconnu que la responsabilité du suicide de Christine Renon,
directrice d'école à Pantin en Seine-Saint-Denis, en septembre, était
« imputable au service ».
En
clair : tout ce que cette femme avait dénoncé dans sa lettre d'adieu -
dégradation des conditions de travail, manque de moyens, surcharge de travail -
est une réalité dont la politique gouvernementale est responsable. Les
enseignants et les parents d'élèves le savent depuis longtemps.
L'État
reconnait sa faute, pour cette fois. Quant à mettre les moyens nécessaires pour
changer profondément les conditions d'éducation de la jeunesse, il n'en est pas
question...
Libellés :
éducation
Police : mortelle bavure et mensonges officiels
Comme après chaque bavure, ils commencent à mentir…
Le 3 janvier à Paris, quatre
policiers ont arrêté un père de famille pour une banale utilisation de
téléphone en circulant à scooter, qui a abouti à sa mort.
Comme
après chaque bavure, les autorités ont commencé par mentir pour couvrir les policiers.
Elles ont d'abord prétendu que la victime était violente, insistant sur les
douleurs au genou d'un policier ! Le parquet de Paris a parlé de malaise
cardiaque, alors que la cause de la mort est l'asphyxie dû à l'écrasement de
son larynx.
Grâce à
des vidéos de ce tragique événement, les mensonges des autorités ont pu être
prouvés. Espérons que sa famille puisse obtenir justice face à ce qu'il faut
bien qualifier de crime.
Libellés :
violences policières
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